L’élection présidentielle de 2011 au Cameroun

À un an de l’élection présidentielle au Cameroun, nombreux sont ceux qui parlent déjà du départ du président Paul Biya. Depuis quelque temps, les médias, Internet en particulier, sont devenus des terrains de matraquage pour des futurs candidats qui n’osent pas se déclarer officiellement. Certains camerounais, notamment ceux de la diaspora vivant en Occident, viennent régulièrement exprimer sur la toile, leur point de vue sur la politique menée par Paul Biya. Il s’agit souvent de textes qui ressemblent étrangement à des programmes électoraux, appelant « la génération Biya » à laisser le pouvoir au profit de la nouvelle génération en tentant d’instrumentaliser la jeunesse à leur profit.

Ces personnes invoquent généralement l’argument de l’âge en se cachant derrière l’adage populaire qui est : « On est jeune de 7 à 77 ans ». Paul Biya, qui a fêté ses 77 ans cette année, a donc naturellement quitté cette tranche de la jeunesse, entrant ainsi dans le cercle de ceux qu’elles surnomment les « patriarches ». De ce fait, elles invitent le président à se démettre de ses responsabilités au sommet de l’État et à se retirer dans son village de Mvomeka pour un repos amplement mérité. De plus, un homme de son âge a selon ces gens, humainement besoin de prendre sa retraite, ne serait-ce que pour préserver sa santé qui peut se révéler fragile.

Toute cette argumentation autour de son âge n’est pas valable. La « vieillesse » n’est pas synonyme d’incapacité à gouverner ou de maladie. François Mitterrand, le célèbre président français qui est resté au pouvoir pendant 14 ans, n’avait-il pas 79 ans lorsqu’il a fini son mandat en 1995? Et Jacques Chirac qui a gouverné la France pendant 12 années, n’avait-il pas 75 ans à la fin du sien? On peut encore citer plusieurs exemples qui vont dans ce sens.

Par ailleurs, comment peut-on appeler un président à quitter le pouvoir à un an de la fin de son mandat et former un gouvernement de transition sans raison valable? A-t-il une maladie incurable qui l’empêche d’exercer pleinement sa fonction? Si tel était le cas, seul Paul Biya ou le peuple camerounais dans sa majorité, a le pouvoir de décider ou de formuler ce type de demande. En effet, le chef de l’État peut décider par lui-même s’il désire abandonner le pouvoir avant la fin de son mandat ou ne pas se représenter à la prochaine élection. Toutes ces personnes, sous prétexte qu’elles font partie de l’Opposition ou de la Diaspora, s’octroient le pouvoir de décider pour lui. Si elles sont réellement intéressées à voir le président Paul Biya partir, pourquoi ne pas le faire de manière démocratique, en présentant leur candidature en 2011? Ainsi, elles sont sûres de le voir quitter le pouvoir, en laissant les Camerounais décider grâce aux urnes. Pourquoi ne peuvent-elles pas attendre un an? Un an, ce n’est pas si long; à moins que ces personnes aient peur de Paul Biya, le candidat? Pourquoi ne présentent-elles pas directement leur candidature ou leur programme électoral au lieu de leur diatribe envoyée ça et là sur internet?

Il est également souvent reproché à Paul Biya, le système de mandat illimité et plus précisément d’être resté trop longtemps au pouvoir. Le système camerounais est différent de celui des États-Unis où le président est élu pour seulement deux mandats. En somme, la Constitution camerounaise autorise Paul Biya à briguer autant de mandats qu’il désire tant que le peuple camerounais continue à voter pour lui. Il n’est pas si anormal qu’un président reste aussi longtemps au pouvoir. Là encore, on peut citer le cas français avec Jacques Chirac qui après 12 ans de pouvoir avait brigué un troisième mandat qu’il a perdu.

Par ailleurs, Paul Biya a été réélu parce qu’il représentait une valeur. Même s’il est du Rdpc, des sympathisants de l’opposition ont voté pour lui parce qu’ils en avaient assez de cette indécision politique, de luttes internes des forces du changement incapables de soutenir à l’élection présidentielle un candidat unique. On peut donc en déduire que c’est son leadership qui lui permet de se maintenir au sommet de l’État.

21 réflexions au sujet de « L’élection présidentielle de 2011 au Cameroun »

  1. Cher(e)s ami(e)s,

    C’est avec joie et fierté que nous vous annonçons la parution du deuxième livre du Dr. Pierre-Marie Metangmo !

    A l’occasion des élections présidentielles camerounaises de 2011, Dr. Pierre-Marie Metangmo a souhaité soulever une question essentielle, enjeu principal d’un tel évènement politique : « Peut-on sauver le Cameroun?».

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  4. Je suis désolé de vous le dire, votre article est un ramassi de propagande qui vous a toujours été inculquée. Vous refuser de voir les choses en face et d’avancer sereinement. Vous faites partis de ceux la qui privilégient leur intérêt personnel au détriment d’une avancée sociale équitable et actuellement vitale. Rédiger un article comme le vôtre qui vante la déchéance d’un système qui chaque jour qui passe enfonce encore plus le peuple camerounais. Je trouve que vous manquez de conscience professionnelle et de conscience tout court. Les jeunes font des études de plus en plus poussées ce n’est pas pour suivre la meute et voir le chef de cette meute s’obstiné à une tâche qui a révélée son incapacité volontaire ou non. 77 ans, dans les pays démocratiques l’âge maximal de départ à la retraite est de 70 ans, encore dans ces pays l’économie est avancée, le débat politique est public, les conditions sociales sont suffisantes. Un pays comme le cameroun ou le seul exploit de ses dirigeant depuis un quart de siècle a été de surrendetter un pays riche en matières premières qui dont les bénéfices servent à renflouer les économies occidentales et satisfaire des intérêts personnels égoïstes. Alors oui je suis camerounais, oui j’aime la terre qui m’a vu naitre, alors réfléssissez des conséquences que peut avoir ce type de document, ne réfléchissez pas à comment attirer les faveurs de certains et éventuellement les quelques billets qui vont avec, réfléchissez à ce qui arrivera quand vont enfants et descendants ne énéficieront plus du statut de privilégié que vous aurez eu et voulu leur transmettre, ils feront désormais partis de la masse qui pleure en silence et donc vous aurez scellé le sort.
    Un Camerounais de coeur.

  5. Tout d’abord bonjour à tous,
    Je saisi cette occasion pour m’adresser particulièrement à l’auteur de ce texte sur les camerounais de la diaspora. Selon moi, et en accord avec ce que la majorité du peuple camerounais pense ( tu me diras comment sais tu cela mais l’évidence n’a pas besoin d’être démontrée)que la génération de l’actuel président a fait trop d’erreurs, trop de mauvais choix et quelle n’a pas été à l’écoute des ses attentes la preuve lorsque le président Biya lance un nouveau mandat quels changements souhaite t’il apporter?? aucun il n’en parle même pas.Je me souviens de cette histoire de grandes ambitions mais si on fait un bilan de tout ça aujourd’hui qu’est ce qu’on obtient?? rien.Tout ça n’est que de la mascarade; comment peut on espérer battre un quelqu’un démocratiquement dans un pays maître de la corruption et du faux??
    c’est tout simplement impossible.
    Beaucoup comme moi sont choqués de lire des messages pareil, nous ne voulons plus de Biya, nous voulons du changement mais qui vote?? c’est là toute la question. Je pense qu’aujourd’hui la nouvelle génération doit prendre le relais ce n’est pas une question de capacité c’est une question de génération à chaque génération son savoir faire la génération de Biya n’a pas su s’adapter à la nouvelle génération. Il est temps pour nous de prendre
    la relève nous avons des idées, nous parlons de choses réelles sur du papier et sur le terrain en utilisant de vrais moyens légaux, nous n’imaginons pas comme la génération Biya des choses qui ne peuvent être atteintes (l’exemple des grandes ambitions). Ils sont nombreux ces ingénieurs, ces économistes, ces politiciens jeunes de leur état qui désirent faire bouger les choses mais à qui tout est refusé.

    UNE SEULE CHOSE:NOUS VOULONS VOUS VOIR PARTIR.

  6. bonjour alors juste pour remercié le président PAUL BIYA pour tout ce qu’il a fait pour notre beau pays le CAMEROUN alos que DIEU lui donne longue vie et je m’adresse ensuite aux camerounais de la diaspora de s’occupé de leurs problème et nous laissé en paix car ils sont lon là-bas en europe et comment nous qui sont ici au cameroun ne ce sont pas pleins de nos c’est eux qui vont le faire à notre qu’ils excuses notre vie et nous laisse tranquille avec notre PAUL BIYA .
    Mr BIYA on conte sur vous pour plus de grandes ambitions .

  7. hum! interessant l’article, sauf qu’il est tout sauf imaprtial, je dirais meme qu’il est carrement du rdpc! bref je m’attendais à ca qu’on mette l’accent sur l’opposition fantome ou quelque chos dans le genre! mais non, au contraire on justifie combien Paul BIYA a le droit de se représenter n-fois. un président qui passe plus de temps « dehors » qu’au pays? qu’en bien meme, les retombées sont ou? la mortalité dans les hopitaux plus qu’élevée, l’accès à la discothète virtuelle (internet) encore un luxe, la téléphonie plus qu’un luxe (prendre exemple sr le Sénégal), bref tellement de chantiers…après 28 ans de pouvoir? euh pardon, de reigne? sincèrement, ce n’est que Dieu qui nous protège, car on a tout sauf un président.

  8. Amis Camerounais,

    Certe comme il est dit souvent indirectement l’âge peut-être un handicap pour un nouveau mandat présidentiel, il est honteux de se cacher derrière ce type d’arguments pour tenter d’exister politiquement. Le Président Biya autant qu’on le sache est en forme est Préside avec sagesse la destinée du pays, celà ne veut pas dire que des candidats valeureux ne doivent pas aller vers la plus noble des missions, l’ELECTION. Monsieur Biya doit aller jusqu’au terme de son mandat et s’il décidait de se présenter à la candidature il sera soumis au verdict des urnes comme tous les autres.

    Je souhaite pour ma part qu’il ne prenne pas le risque d’un nouveau suffrage, mais qu’il se pose en père aimant de la Nation pouvant éclairer par son expérience le futur élu quel qu’il soit!

    Noble tâche, qui lui donnera une dimension mondiale est fera de lui l’exemple à suivre dans le monde Africain.

    Un fidèl ami du Cameroun

    Louis BOULAD

  9. BIYA DOIT PARTIR !… IL DOIT PARTIR ! / ( APPEL DU 15 JUIN 2011)
    Par Ngouo WOUNGLY-MASSAGA Commandant Kissamba,
    Vétéran de l’UPC et de l’ALNK , tout dernier survivant des leaders de la lutte
    pour la Réunification et l’Indépendance du Kamerun.
    Kamerunaises, Kamerunais,
    Chers Compatriotes !
    (1).- UNE MANŒUVRE MALSAINE.
    En réaction sournoise à notre Appel à la mobilisation populaire contre son régime, Appel du 30 Mai 2011 qui annonçait aussi la mise en chantier, à cette fin, d’une Section Kamerunaise du Mouvement Démocratique Africain MDA), le Président Paul Biya tente de duper notre peuple à propos de la prochaine élection présidentielle. Il fait savoir qu’il va se présenter en 2011, mais pour ne rester au pouvoir que pendant un an ou deux, et passer la main à l’actuel Secrétaire Général du RDPC, M. René Sadi…
    L’annonce – en ballon d’essai qu’on peut toujours démentir – de sa candidature et du choix de son successeur montre que l’homme est conscient du fait que le peuple kamerunais dans son écrasante majorité ne veut plus de lui. D’où sa manœuvre ci-dessus, qui repose à la fois sur la forfaiture et sur un double déni démocratique (contre son propre parti et contre le peuple kamerunais), et dont nous dénoncerons plus loin la criante incongruité politique et surtout juridique.
    (2) .- PAUL BIYA LA FORFAITURE ?
    Le Président Ahidjo, pour choisir son Premier Ministre comme son successeur, s’appuyait sur une disposition explicite de la Constitution. Le Président Biya, quant à lui, a toujours estimé que c’est la Loi Fondamentale qui doit s’adapter à ses choix : si donc celle-ci n’a pas prévu que le Secrétaire Général du parti au pouvoir puisse succéder au Président de la République, qu’à cela ne tienne, il procédera , le moment venu, comme d’habitude et ad libitum aux manipulations constitutionnelles qui lui paraîtront nécessaires et à toutes les nominations ad hoc. Il n’y a que les flagorneurs de service pour voir en l’actuel Chef de l’Etat un légaliste scrupuleux.
    La forfaiture et le double déni démocratique sur lesquels repose la manœuvre ci-dessus du Président Biya ne peuvent pas être occultés par sa promesse de ne rester au pouvoir que peu de temps.. au grand dam, soit dit en passant, de tout ce dont la propagande officielle et ses griots en transes nous rebattent les oreilles : du tintamarre de mensonges sur le «le Cameroun des grandes ambitions », aux annonces ronflantes sur les « grands projets structurants » , en passant par la glorification tapageuse de Paul Biya « l’homme de l’avenir », et sans oublier le flot de vaine démagogie en direction de la jeunesse en attente notamment de l’effectivité du recrutement de vingt-cinq mille diplômés…
    Il y a même lieu de penser que cette forfaiture et ce double déni démocratique ont fait ressortir le caractère dangereux et inacceptable d’une manœuvre qui ne laisse aucun doute aux Kamerunais politiquement conscients sur l’origine de la promotion de Sadi, promotion qui ne peut venir, comme celle de Paul Biya lui-même au temps d’Ahmadou Ahidjo, que des plus sombres officines du néocolonialisme français, malgré le discours fallacieux sur la diversification de nos relations et notre dialogue « d’égal à égal » avec les grands pays émergents…
    Bref, si le Président Biya estime que René Sadi est le meilleur choix pour lui succéder, pourquoi ne l’a-t-il pas fait investir par le Rdpc pour l’élection présidentielle de 2011 ? Pourquoi a –t-il choisi de coopter Sadi en bâillonnant le Rdpc, pour l’imposer un an ou deux ans plus tard au pays tout entier sans élections ?

    (3).- UNE CANDIDATURE DE BIYA EN 2011 DESORMAIS JURIDIQUEMENT ET POLITIQUEMENT INACCEPTABLE
    Primo : M.Paul Biya reconnaît en fait qu’il n’est plus en mesure d’exercer la plénitude d’un mandat présidentiel. Cette raison suffit à elle seule pour le rejet de la candidature de l’intéressé.
    Secundo : M. Paul Biya fait savoir qu’il se présente à l’élection présidentielle (après avoir exercé cette haute charge pendant près de trente ans) comme facilitateur de l’accession à la Présidence de la République d’une autre compatriote, sans élections. Démarche hautement dépréciative du mandant présidentiel et se situant dans la prolongation du « déni démocratique néocolonial ». Deuxième raison justifiant à elle seule le rejet d’une éventuelle candidature de l’intéressé.
    Tertio : Si au plan juridique, le constat d’une complicité Biya–Sadi dans leurs projets ne peut qu’entrainer le rejet de la candidature de Biya en 2011, au plan politique, la mise en évidence d’une collusion commune avec une puissance étrangère pourrait mener les deux comparses à un procès pour haute trahison nationale sous un régime d’indépendance réelle dont nous donnerons plus loin une très brève et très simple définition.

    (4)LECRIME DU « DENI DEMOCRATIQUE NEOCOLONIAL»FONDEMENTS & REALITE HISTORIQUE AU KAMERUN
    a) Les travaux des la IVème Session de l’Assemblée Générale de l’O.N.U. de Février 1959 sur le problème kamerunais portaient sur la question de savoir s’il fallait organiser des élections avant la proclamation de l’Indépendance et la levée de la Tutelle, ou après la proclamation de l’Indépendance.
    Dans le premier cas, les nationalistes kamerunais allaient s’affronter aux élections avec les partis et groupes liés à l’administration coloniale ; et ils avaient toutes les chances d’accéder au pouvoir comme les nationalistes togolais qui, dans des conditions semblables, avaient triomphé avec le parti de Sylvanus Olympio , beaucoup moins puissant nationalement et internationalement que l’Upc de Ruben Um Nyobe et Félix Roland Moumié .
    Dans le second cas, ce sont les très minoritaires partis et groupes fantoches, déjà installés au pouvoir sans élections, qui allaient organiser les élections avec l’appui de la France (alors championne du monde des élections truquées outremer dites « à l’Algériennes ») ; naturellement, des élections à leur convenance, qui allaient leur permettre de consolider après coup leur pouvoir illégitime. C’est ainsi qu’Ahidjo fut installé au pouvoir par la France. Celle-ci n’avait eu aucun mal à obtenir des USA (qui contrôlaient alors une forte majorité des membres de cette institution) que l’Assemblée Générale de l’ONU votât contre l’organisation des élections avant la proclamation de l’Indépendance et la levée de la tutelle. La France avait brandi l’argument de la « menace communiste » que l’UPC était injustement accusée de représenter en Afrique, en cette période de « guerre froide ».
    b) Jusqu’à sa démission en 1982, Ahidjo n’organisa que des élections frauduleuses, reconduisant son régime avec des scores fleuve de l’ordre de 90%, grâce au bourrage des urnes et à des techniques de fraude toujours plus variées et plus perfectionnées.
    L’accession au pouvoir de Paul Biya en 1982, nouveau président coopté par Ahidjo, se fit sans élections, à charge pour le nouveau venu aux commandes des institutions néocoloniales de consolider ensuite son pouvoir par des élections frauduleuses successives, avec le soutien discret des mêmes maîtres et des mêmes réseaux. Tel est le mécanisme de base du déni démocratique néocolonial contre le peuple.

    (5).- LE VRAI PROBLEME
    Le minimum démocratique dans un pays se définit par le libre choix par ses citoyens de leurs principaux dirigeants. C’est aussi à la même aune que se mesure le minimum de véritable indépendance nationale. A partir de là on peut donc commencer à parler d’indépendance réelle..
    Or, excusez mon impertinence, ce n’est pas le peuple kamerunais qui a porté Ahidjo au pouvoir, c’est la France…Et il a mis un quart de siècle. Ce n’est pas non plus le peuple kamerunais qui a porté Biya au pouvoir, c’est Aujoulat ou la France.Et il a mis trente ans.
    Quand donc ce Paul Biya, par une manoeuvre stupéfiante d’audace, ignore le peuple souverain, et bâillonne son propre parti, pour chercher à s’assurer le droit régalien de désigner et de mettre son successeur à la tête de l’Etat, peut-on douter qu’il s’accroche à la logique criminelle du déni démocratique néocolonial contre le peuple kamerunais et veut entraîner la nation, pour des décennies, dans un piège mortel ?
    On sert déjà discrètement aux imbéciles et aux naïfs l’explication selon laquelle le choix René sadique de Paul Biya s’expliquerait par le fait que ce fils de l’Est a toujours été de tous les voyages présidentiels : faut-il exclure qu’il l’ait été précisément en agent de l’Etranger, en surveillant d’autres au besoin ? Des compatriotes sentent sans doute vibrer déjà la fibre régionaliste ou tribaliste qui obscurcit souvent la conscience patriotique et brouille la lucidité politique des Kamerunais. « Assia ! ». Le problème n’est pas du tout celui de l’individu de l’Est, « Mua ma Ta », du Nord, du Sud ou de l’Ouest, le vrai problème est celui-ci :
    JUSQU’A QUAND, CHERS COMPATRIOTES, JUSQU’A QUAND ACCEPTERONS NOUS QUE NOTRE PEUPLE NE SOIT PAS LIBRE DE CHOISIR SES PRINCIPAUX DIRIGEANTS, NE SERAIT-CE QUE SON PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ?
    Le moment est venu de sortir notre pays du déni démocratique néocolonial qui veut continuer à étouffer notre peuple. Pour cela, nous croyons sincèrement qu’il faut coupler le boycott de l’élection-piège visant non seulement à reconduire Paul Biya, mais aussi à ouvrir la voie à l’installation à terme d’un nouveau dirigeant malsain à la tête du pays, coupler ce boycott ferme avec une large mobilisation populaire pour faire partir le dictateur. C’est une question de salut national.
    Paul Biya ne peut plus apporter au pays que le malheur. IL DOIT PARTIR !…

    Ngouo Woungly-Massaga, dit Cdt Kissamba,
    ( dit Mundele, dit Mang, dit Reloj, dit C.K. Nutsugah, dit Souyris, dit Henri Ducotet, dit El Hadj Yero, dit L’O.S., dit Commandant GAMA , benjamin et tout dernier survivant des leaders de la lutte pour la Réunification et l’Indépendance du Kamerun). CONTACT : 78 87 71 26 — 22 17 97 27 [email protected] —Vous êtes autorisés, et même invités à multiplier et à diffuser cet Appel intensément et à nous faire part de vos propositions et suggestions. Courage et Confiance ! Go !

  10. je suis désole pour celui qui a écrit cet article il cite miterand et chirac sans préciser que à la fin de leur mandat,ils ont relativement le même age que m.bya qui veut encore un autre mandat pour finir à quel age?. de grâce

  11. salut biensur que notre pays est dirigé par un individu mais comprené que ce pays nous appartient et chaque camerounais doit apporter sa touche pour la construction de ce cher et beau pays qui est le cameroun.pour les jeunes qui son au pays et meme ceux de l’exterieur,le président BIYA est encore capable de dirigé le cameroun.n’oublier pas les projets structurants et l’émergence à l’horizon 2035.Avec BIYA on peut aller plus loin encore

  12. Le monde est entrain de changer devant nos yeux . L’Afrique , potentiellement riche et surtout sa jeunesse bien formée aspirent au changement . Au moment où chaque pays a besoin de tous enfants là où ils se trouvent pour relever le défi de la mondialisation , le Cameroun regarde ailleurs et se met pratiquement en lutte contre ses propres enfants de la dispora . Jusques-à quand ?

  13. mes frères il ne faut pas que nous tombons dans le piégé des occidentaux
    nous allons tous faire pour que le président de notre pays ne soit pas choisis par les français surtout
    et pour cela mes frères nous devons massivement allez voter
    et choisir le bon candidat pour notre pays ceci est pour nous bien a tous
    pour moi comme les français et les américains ne veulent de m biya nous allons lui votez pour relever un défis au blancs pour leur dire que ce qui ont fait en cot ivoire ne pourras pas arrivez au Cameroun
    merci et a bientôt

  14. l’Afrique a besoin des baobab et le baobab est un arbre de longue durée et le sage est assimilable à ca comme Mitterrand et Chirac la jalousie aveugle qu’inculque l’occident de voir que c’est le Cameroun qui détient le sage au pouvoir dérange et nous alors nous avons décide de le faire voir à travers ce qu’ils veulent nous imposer à leur manière que nous sommes capable de le porter plus haut encore à travers ces urnes ce 9 Septembre 2011 et vous verrez que c’est çà que nous voulons
    cessez de diaboliser il y aura tout pour les camerounais un peut comme au tant du feu Ahijo au Cameroun on ira dans les écoles pour chercher les travailleurs et il sera arranger la rupture qu’à causée de la crise des années 1987- 1994 car c’est cette tranche de camerounais qui soufrent avec au moins son cap dans la poche, par ce que les blancs ont boycottés le discours du président je ne vous apprends rien vous le savez Mais malgré tout il a passé le temps à instruire les projets structurants qui sont entrain de prendre corps a partir de cette année 2011 exemple lom pangar en Novembre 2011allez et regardez PAUL BIYA c’est un nationaliste de la trempe de UM NYOBE qui a inspiré les Gabonais «  » aujourd’hui le Gabon d’abord » » le sous sol n’est pas bradé ca ne coutait rien pour le faire il est serein et méthodique le Cameroun avance donnez votre contribution et la partition sera multipliée par 235 manières de voir qui nous peut en ce moment ?

  15. je souhaite longue vie à son exelence mr paule biya pour qu’il continue à bien gérer notre pays,et qu’il pense aussi à nous les élèves.
    actuelement je suis en classe de première espagnol, au lycée de kékem.

  16. je ne pense pas qu’il soit encore necessaire de proceder aux elections presidentielles au Cameroun,la democratie et le referendum ayant fait place à une dictature qui profite uniquement au RDPC.NOUS

  17. LA democratie veritable n’existant pas au Cameroun et comme dans la plupart des pays africains,je ne pense plus qu’il faille embeter le peuple AVEC des meetings vidés de sens ,avec des slogans creux,avec de vaines promesses.il va donc falloir au president PAUL BIYA DE changer le RDPC(rassemblement democratique du peuple camerounais) en :REGROUPEMENT DICTATORIAL D’UNE POIGNEE DE CANCRES.Le president PAUL BIYA est sans coeur ,car il sait que son peuple et ne fait rien pour lui.pour ne pas dire que c’est lui et son gouvernement qui font souffrir le peuple.MAIS UN JOUR ET CE N’EST PLUS LOIN DIEU VENGERA LE PAUVRE ET LES CRIMINELS PECHEURS SERONT JETES DANS LE FEU.BIYA Rachète toi avant qu’il ne soit trop rard.nous sommes au courant de toutes vos magouilles avec la FRANCE.

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