« La Déclaration de Yaoundé » : la foi dans le devenir de l’Afrique

Le 18 et 19 mai dernier a eu lieu à Yaoundé dans le cadre de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun, «Africa 21», une conférence internationale initiée par le président camerounais, Paul Biya. Réunissant un parterre d’invités de marque (neuf présidents africains, des personnalités politiques et diplomatiques, du monde des affaires et de la société civile venues des quatre coins de la terre), l’événement témoigne des évolutions en cours sur le continent africain où la population a décidé de prendre son destin en main. Il a été conclu par la rédaction de la « Déclaration de Yaoundé » lue en séance de clôture par le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping et par le discours de l’hôte Paul Biya.

Au terme de la Conférence, ce dernier a tenu absolument à remercier ses homologues africains et tous les autres participants pour leurs travaux qui « ont fait considérablement avancer la réflexion sur les problèmes qui se posent à l’Afrique et qui se poseront vraisemblablement à elle avec encore plus d’acuité au cours des prochaines décennies ». Ils ont en effet, selon lui, apporté à travers la « Déclaration de Yaoundé » des réponses pertinentes pour chacun des grands secteurs d’activités considérés. Ainsi, après avoir longuement planché pendant deux jours sur les nouveaux défis de l’Afrique et sur son avenir, tous les participants ont reconnu que la croissance de cette dernière est plus forte en ce début du 21e siècle, qu’elle a réussi à limiter son endettement et à avoir une plus grande audience dans la communauté internationale. Ils ont également déclaré « leur foi dans les capacités de l’Afrique à générer innovation et progrès en s’appuyant sur ses valeurs humaines, la force de sa jeunesse, la richesse de son environnement et l’abondance des ressources de son sol et de son sous-sol », « leur refus d’une Afrique marginalisée et sous-représentée dans les instances internationales » et leur volonté de la voir au contraire contribuer à la recherche des solutions aux problèmes qui assaillent le monde actuel. Enfin, ils se sont tous mis d’accord pour élaborer à cet égard un vaste programme d’intégration en renforçant la place du continent dans le système des Nations Unies.

Cependant, ces conférenciers ont estimé qu’il restait encore beaucoup d’efforts à faire et des défis à relever. Ainsi, le réveil africain en cours doit selon eux s’appuyer particulièrement sur le développement de l’agriculture vivrière. En outre, le continent doit tirer des leçons de la récente crise financière mondiale en luttant contre les dérives spéculatives, en combattant l’existence de produits dérivés des transactions réelles ou en prévoyant la réparation des préjudices. Par ailleurs, le développement des partenariats public-privé et des échanges entre pays émergents doit servir à améliorer la croissance et l’emploi. De même, il est capital de conserver un climat de paix et de sécurité sur le continent en renforçant les capacités de maintien de la paix et de lutte contre la criminalité transnationale sans exclure une coopération internationale.

« L’Afrique est maintenant capable de réaliser son unité dans la plupart des domaines, il est temps qu’elle contribue de manière significative à l’émergence de ces solutions » : telle a été la conclusion de ces deux jours d’intenses travaux qui se sont achevés par l’annonce de la mise en place d’un comité de suivi des résolutions ainsi énoncées dans le rapport général et la Déclaration dite de Yaoundé et par le discours du président Paul Biya pour qui ces propositions « ouvrent la voie à une véritable réhabilitation de l’Afrique et à son intégration dans les affaires du monde ». Le sommet «Africa 21», une première exceptionnelle en Afrique de part son envergure, a donc été un véritable succès de l’avis de tous les participants et des médias présents.

2 réflexions au sujet de « « La Déclaration de Yaoundé » : la foi dans le devenir de l’Afrique »

  1. Le sommet Africa 21 initié par Mr Biya est le détonateur de la nouvelle Afrique, celle qui a prit conscience de ses forces et du chemin à parcourir. J’ai constaté que les échanges ont été francs et empreint d’humilité et de dynamisme.
    Africa 21 permettra au continent africain de s’arrimer, de se poser en prétendant et non en assisté. L’heure est au réveil, l’Afrique a de la ressource, de la matière reste à faire monter la mayonnaise, afin que la flamme remise au chef de l’état camerounais ne s’éteigne jamais.

  2. Cher(e)s ami(e)s,

    C’est avec joie et fierté que nous vous annonçons la parution du deuxième livre du Dr. Pierre-Marie Metangmo !

    A l’occasion des élections présidentielles camerounaises de 2011, Dr. Pierre-Marie Metangmo a souhaité soulever une question essentielle, enjeu principal d’un tel évènement politique : « Peut-on sauver le Cameroun?».

    Dans son livre ainsi intitulé il nous propose une approche au développement de notre chère nation qui se démarque délibérément de la démarche traditionnelle où la population compte sur un leader charismatique pour résoudre ses problèmes. Au contraire il nous invite à participer et nous propose des outils modernes pour prendre en main notre destin.

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