Cameroun : Paul Biya met le paquet sur les infrastructures

À l’approche de l’élection présidentielle au Cameroun prévue pour 2011, l’heure est au bilan pour Paul Biya, notamment sur le plan économique. Au milieu des années 2000, après la fin des ajustements structurels du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le président camerounais se devait de relancer l’économie de son pays. Il a ainsi, avec l’aide de son gouvernement, entrepris d’importantes réformes économiques qui ont considérablement amélioré l’environnement des affaires dans le pays. Ce qui aujourd’hui classe le Cameroun, selon la Banque mondiale, parmi les 35 pays du monde dans lesquels, les investissements sont les plus protégés.

Tout cela est le résultat de la politique incitative menée par Paul Biya et son gouvernement. Le programme économique de l’année 2009-2010, par exemple, contient de nombreuses dispositions susceptibles d’attirer les investissements directs étrangers, notamment dans les secteurs de l’exploitation minière, de l’énergie et des transports. Ces secteurs ont été ciblés comme prioritaires pour relancer l’économie du pays grâce aux investissements des firmes étrangères. Les autorités camerounaises ont mis l’accent ces dernières décennies sur les secteurs routier, ferroviaire, portuaire et d’autres infrastructures afin de tenir leur pari du développement économique. Le réseau routier est ainsi passé de 20 947 km de routes classées en 1972 à 50 000 km aujourd’hui, dont 5 000 km de routes bitumées. Ainsi, la route Ngaoundéré-Maroua a été conçue pour relier les provinces du Nord et le Tchad. Le réseau ferroviaire qui représente 1175 km de rails sur trois lignes dont la Trans-Cameroun, desservant Douala et Ngaoundéré (903 km), sert de passerelle entre les régions septentrionales et méridionale du pays et même au-delà, sans oublier le pont de 120 m construit en 2007 et qui relie Douala aux parties anglophones et francophones du Cameroun.

Par ailleurs, la création de trois aéroports internationaux à Douala, Yaoundé et Garoua, soutenus par 8 autres secondaires disséminés un peu partout dans le pays a permis au Cameroun de s’ouvrir au monde. Ainsi, l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen construit sous l’impulsion du président Paul Biya et fruit d’une coopération germano-camerounaise, constitue aujourd’hui la plaque tournante du trafic aérien sous régional et même international. Ce vaste complexe de 420 ha fait la fierté du gouvernement. Cependant, l’aéroport de Douala, plus ancien et qui reste le principal aéroport du pays, n’a rien à lui envier tout comme aux autres infrastructures aéroportuaires les plus en vue du continent africain. En effet, sa position stratégique dans la périphérie de la capitale économique attire de nombreuses entreprises dont une vingtaine assurent la liaison entre le Cameroun et le monde.

Paul Biya a également impulsé ces dernières années la réalisation d’un ensemble de grands chantiers comme le barrage hydro-électrique de Lom Panger, le port en eau profonde de Kribi, un complexe portuaire de 75 km de côte qui pourra accueillir des navires de 60 à 300 000 tonnes et 17 à 24 mètres de tirant d’eau, les mines d’exploitation du fer à Mbalam, celles du diamant à Mobilong et de la bauxite à Minim Martap, etc. Pour réduire le déficit de l’offre nationale d’électricité et permettre au Cameroun d’exporter l’énergie électrique, le gouvernement camerounais a entrepris des travaux pour développer certains sites hydro-électriques du pays et de la construction des centrales thermiques dont les quatre plus importants sont le barrage de Lom Panger, celui de Memve’ele, la Centrale à gaz de Kribi et le barrage de Nachtigal.

Grâce à tous ces investissements, le Cameroun a su se tailler une place dans le cercle des États ambitieux. On a donc ainsi pu constater la reprise des financements des bailleurs de fonds internationaux et privés en faveur de ces secteurs prioritaires.

2 réflexions au sujet de « Cameroun : Paul Biya met le paquet sur les infrastructures »

  1. Le décollage du Cameroun passe par le développement économique et structurel. Il est fort à croire que le gouvernement camerounais mise sur les infrastructures routiers, il y a d’ailleurs cet adage qui dit : la où la route passe, le développement suit. Cette politique permet au Cameroun de se raccorder à toute la sous-région. En outre l’exploitation des différentes mines offres d’avantageuses perspectives au Cameroun, en matière d’emplois et autres dérivés.

  2. IL va de soit que le dévéloppement d’un pays passe indubitablement par son accroîssement infrastructurel.aussi depuis son accession à la magistrature suprême le président paul BIYA n’a ménagé aucun éffort en ce sens.d’oû la néccéssité pour nous de lui apporter notre plus grand soutient.ceci en lui accordant une fois de plus notre vote massif et absolu

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