« Biens mal acquis » : une fausse accusation contre le Président Biya

Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire contre le président camerounais Paul Biya, suite à une plainte déposée par une association de la diaspora camerounaise en France très peu connue jusqu’à présent, l’Union pour une Diaspora Active (UDA) et présidée par un certain Célestin Djamen, opposant politique et candidat déclaré à la présidentielle camerounaise d’octobre 2011.
Confiée depuis à l’Office central de la répression de la grande délinquance financière, cette affaire dite des « biens mal acquis » fait suite à une autre plainte déposée en février par le Conseil des Camerounais de la Diaspora (une autre association de la diaspora dont fait d’ailleurs partie l’UDA) qui avait été classée sans suite. La réaction du gouvernement camerounais et du Cabinet Civil, a été rapide et cinglante face à ce que le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma, a appelé une « instrumentalisation de la justice française par des aventuriers… Des gens sans épaisseur politique qui s’agitent pour leur propre compte et jettent l’opprobre sur la nation et livrent celle-ci à la vindicte internationale ». Le Cabinet Civil du président camerounais a de son côté, indiqué dans un communiqué que « le chef de l’État, S.E. Paul Biya, qui a fait de la Rigueur et de la Moralisation des comportements le socle de sa politique depuis son accession à la Magistrature Suprême, le 6 novembre 1982, ne dispose pas de patrimoine en France ou ailleurs ». Alors qu’est ce qui peut justifier une telle campagne de salissage?

En fait, comme l’a si bien souligné Issa Tchiroma, plus on va approcher de l’élection présidentielle de 2011, plus il y aura des hommes du même acabit que ce Célestin Djamen qui vont vouloir se servir de ce type de plateforme pour faire parler d’eux et leur pseudo programme politique. Il s’agit donc au premier abord d’une manipulation politique émanant d’une des nombreuses associations de la diaspora camerounaise de l’étranger en mal de publicité. Pour preuve, ce monsieur Djamen affirme s’appuyer dans sa plainte, sur une enquête parue en 1984 dans le journal satirique français Le Canard enchaîné. Cela en dit long sur la crédibilité d’une telle plainte. Le ministre camerounais a également pointé du doigt les médias français qui se font un malin plaisir à relayer massivement cette information « pour mal parler » du Cameroun. Il rejoint ainsi en quelque sorte les propos tenus par le ministre congolais chargé des zones économiques, Alain Akouala, qui a déclaré après l’interview du président Denis Sassou Nguesso dans le cadre d’un reportage sur le même thème, diffusé sur la chaîne française Arte : « une chose est sure, il y a dans nos pays des problèmes, et il y a des dirigeants, qui ne sont pas, par déterminisme géographique, différents des dirigeants français, américains, britanniques, qui seraient voués uniquement à aimer le génocide, à aimer la pauvreté de leurs populations, de leurs compatriotes, à aimer voler l’argent de l’État. Ce n’est pas vrai. Donc, ce que ces ONG, un certain nombre de dirigeants, d’acteurs politiques publics occidentaux et certains médias font, c’est de la démagogie ».

On pourrait même ajouter que c’est de l’hypocrisie combinée à une stratégie politique qui consiste à créer ce que les internautes appellent un buzz autour d’une affaire sans importance qui devient dès lors un moyen de pression pour la France face aux présidents africains. En effet, qu’est ce qui fait croire à ce pays qu’il a le droit et le pouvoir de juger le président d’un autre pays? En vérité, certains n’hésitent pas à penser que ce genre d’affaires montées en épingle fait l’affaire de la France où la justice est loin d’être indépendante du pouvoir politique. En effet, Paris pourrait laisser croire qu’il va voir ce qu’il peut faire pour « étouffer » l’affaire, en attendant de récolter plus tard les dividendes politiques et économiques auprès des chefs d’États impliqués dans ces pseudos procès. Or, une telle stratégie ne peut être payante que si on a des preuves contre un chef d’État. Le Président Biya se disant non concerné par ces accusations, des manœuvres de tout acabit visant à le déstabiliser, sont vouées à l’échec.

Une réflexion au sujet de « « Biens mal acquis » : une fausse accusation contre le Président Biya »

  1. Des accusations dénuées de tout fondement, dans le seul et unique but de faire connaitre cette association fantoche et son président inconnu dans le gotha politique camerounais.

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