La Diaspora et les intérêts particuliers

Il existe souvent au sein de la diaspora africaine certains membres qui sous prétexte de vouloir défendre les intérêts de leurs compatriotes restés au pays et qui subissent selon eux les effets des régimes dictatoriaux, se font passer pour de grands patriotes qui souhaitent que les choses changent dans leur pays. Mais, lorsqu’on regarde de plus près, on se rend très vite compte qu’ils sont surtout animés par des ambitions personnelles et que seuls les intérêts particuliers priment. Vincent Fouda, un Camerounais installé pendant un temps au Canada, en est un parfait exemple.

Arrivé au Québec en 2005, l’homme a vu son statut de réfugié rejeté par les autorités canadiennes en 2007 et depuis, il vivait illégalement dans « sa terre d’adoption » où il multipliait les recours afin de rester. Mais en juin 2010, son dernier recours a été définitivement rejeté par le gouvernement fédéral canadien qui ne considérait pas que sa vie fut réellement en danger dans son pays, comme il l’a si souvent proclamé : « Si je prends l’avion, je n’aurai pas le temps de sortir de l’aéroport. Je vais disparaître ». Vincent Fouda affirmait alors que les ténors de l’opposition dont il faisait partie, étaient victimes de représailles et se trouvaient pour la plupart en prison où ils étaient torturés. Rappelons que Monsieur Fouda s’était, entre ses différents recours, autoproclamé candidat aux élections présidentielles de 2011 au Cameroun. Une candidature qui a fait l’objet de raillerie de certains de ses compatriotes de la diaspora sur Internet notamment, qui lui demandaient comment il envisageait de gouverner un pays depuis l’étranger. Mais, malgré ces moult opérations pour tenter de convaincre les autorités canadiennes de son statut d’exilé politique, ce ressortissant camerounais sans papier a été expulsé du Canada et renvoyé vers son pays d’origine.

Seulement voila, dès qu’il s’est aperçu que son jeu n’a pas fonctionné et qu’une fois au Cameroun, rien ne lui est arrivé (personne ne semblait d’ailleurs savoir qu’il était là), il a immédiatement sorti une autre carte de sa manche. Celle du candidat « présidentiable » qui découvre subitement que le combat d’un homme politique se mène sur le terrain auprès des siens et non loin, à l’étranger. L’homme qui se reconnaît un destin présidentiel, a alors tenté de tourner la situation à son avantage en affirmant qu’il ne voulait pas hypothéquer ses chances de pouvoir un jour participer à une élection présidentielle dans son pays. Cela d’autant plus qu’il est persuadé d’avoir la stature d’homme d’État et pense que son heure est arrivée. Monsieur Fouda raconte donc depuis, notamment aux médias nationaux, qu’il est rentré pour respecter la clause constitutionnelle de résidence continue qu’impose la loi camerounaise à tout candidat à la présidentielle.

Le cas de ce Camerounais refoulé du canada et qui ment ainsi à ses compatriotes sur ses réelles motivations « d’homme politique », révèle une stratégie souvent utilisée par beaucoup de membres de la diaspora africaine en Occident qui laissent croire que dans leur pays d’origine, c’est l’enfer et qui n’hésitent pas à noircir l’image de leur pays et de l’Afrique. Ils se servent de cette stratégie dans le seul but de régler des problèmes personnels ou de se faire remarquer, d’attirer l’attention sur eux en faisant un maximum de bruit. Pour ce faire, ils se proclament citoyens militants qui désirent combattre le pouvoir en place en manifestant devant les ambassades ou lors des visites officielles de leur président. Certains vont même jusqu’à créer des associations dont ils sont évidemment les présidents, pour donner un peu de crédibilité à leur action mais surtout se positionner comme leader afin d’utiliser cette position pour pouvoir négocier un poste important dans leur pays. L’ancien président gabonais Omar Bango avait une grande connaissance de ce type de personnages qu’il qualifiait « d’hommes qui ont faim et à qui il faut donner à manger ». Beaucoup de Gabonais de la diaspora sont ainsi rentrés car ce dernier leur « avait donné à manger ».

Ces prétendus leaders n’hésitent donc pas à abandonner toutes les personnes qui les avaient suivis dans « leur combat » pendant des années pour rentrer. Et une fois sur place, ils ont un nouveau discours pour justifier leur retour. Ils prétendent vouloir changer le régime en agissant de l’intérieur. Mais très souvent, c’est le contraire qui se produit, c’est le régime qui les change. On s’aperçoit dès lors que ces hommes voulaient juste leur part du gâteau et qu’ils étaient plus intéressés à satisfaire leurs intérêts particuliers. Heureusement, cette situation n’échappe pas à beaucoup de gens de la diaspora qui se montrent de plus en plus distants vis-à-vis de ces mouvements et de ces pseudos leaders.

4 réflexions au sujet de « La Diaspora et les intérêts particuliers »

  1. Un site rien que pour monsieur FOUDA? Daniel? juste un prénom? au moins si vous aviez un visage beaucoup vous trouveraient crédible.
    Ainsi donc, depuis votre création, la seule peronnalité politique qui occupe votre esprit c’est monsieur FOUDA et le mouvement Cameroun Generation 2011 – s’il est vrai que vous n’êtes lu par personne d’où le manque de réaction ici – vous vous conduisez comme une femme pauvre abandonnée par un amant. Serait-ce le cas, cher Danièle? Peut-être que non tout simplement vous étalez votre ignorance et votre incompétence sur la place publique.
    Je mets ici mon courriel: [email protected] afin que les actes et les paroles soient à jamais assumés.
    Demain le vent de la liberté va tourner au Cameroun, alors chère amie, où serez vous? Pauvre et idiote incapable de vous assumer ici et demain.
    http://www.cameroungeneration2011.com et son leader son en passe de devenir le mouvement politique de reférence au Cameroun comme le Times, le Monde, Nouvel Observateur, Mutations, Le Jour et même Cameroon Tribuune le reconnaissent aujourd’hui. France24, Africa24, Le Journal de Sciences-Po paris ont consacré des reportages à cet homme – pauvre petite vermine que vous êtes incapable de vous regarder dans un miroir et de vous donnez un nom en la circonstance.
    Incompétence quand tu nous tiens nous pouvons dire adieu dignité tel est votre cas! Voila l’Union Africaine qui consulte un de nos compatriotes sur le dossier actuel de la Cote d’Ivoire, regarder le journal de France3 du 26 février 2011 présenté par Carole Kestler – brillante analyse d’un homme au sommet de son art, Vincent Sosthène FOUDA. Montrez votre visage et le peuple camerounais vous pardonnera votre bétise.
    Je vous souhaite de trouver la vie et la lumière.
    Victoire ETOUDI

  2. Pauvre vermine, vous efffacer maitenant les réactions? ça veut dire que vous êtes envoyé par les pédophiles du Cameroun? Par monsieur Biya qui a violé les deux nièces de sa femme et fait le plus célèbre des batards du pays qui lui-même vient d’épouser l’ex épouse de son frère?

  3. Un parti de l’opposition camerounaise appelle au boycott des transports en commun

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    APA-Yaoundé (Cameroun) Le président du Mouvement camerounais pour la social Démocratie (MCPSD, opposition), Vincent Sosthène Fouda, a appelé au boycott des transports en commun pendant 48 heures à partir du 6 mars, pour protester contre la responsabilité du gouvernement dans la multiplication des accidents de la route.
    Catégorie : Transport
    Posté par : camnet

    L’appel au boycott vise les voitures qui empruntent les axes considérées comme les plus meurtriers au Cameroun : Douala-Yaoundé, Yaoundé-Bafoussam, Yaoundé-Bafia et Yaoundé-Bamenda.

    ‘’Le gouvernement camerounais se montre incapable d’assurer la sécurité des usagers et des familles Camerounaises. Nous devons exiger des mesures d’urgence’’, indique M. Fouda, faisant référence à l’accident du 22 février dernier qui a fait une trentaine de morts sur l’axe Douala-Yaoundé.

    La compagnie de transport en cause, ‘’Confort Voyage’’, malgré les
    nombreuses irrégularités et les manquements aux règles élémentaires de sécurité constatées, continue de bénéficier d’une licence qui équivaut à ‘’un permis de donner la mort’’, déplore-t-il.

    Vincent Sosthène Fouda invite en outre les propriétaires de véhicules personnels originaires des régions concernées par le mouvement de boycott ou devant se rendre dans ces régions, à mettre au service des populations leur voiture personnelle et à rouler en convoi, afin de montrer que les Camerounais sont capables d’assurer leur propre sécurité.

    Le MCPSD, dont le leader s’est déjà déclaré candidat à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain, appelle les Camerounais à participer à ce mouvement, en conseillant à leurs parents et amis de suivre le mot d’ordre

     »Nous devons collectivement nous délivrer de cet état de patience qui nous fait supporter, depuis des années, la privation de nos libertés les plus élémentaires comme le droit à la sécurité. La quête d’amour et de justice doivent maintenant corriger la haine et la course au profit. C’est le moment d’utiliser les uniques instruments de la justice : la persuasion et la coercition », a confié à APA Vincent Sosthène Fouda.

    Tout en dénonçant le mauvais état des routes du pays, l’irresponsabilité de beaucoup de conducteurs et de responsables des services publics, il appelle à la démission immédiate du ministre des Transports, Bello Bouba Maïgari.

    Source: APA

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  4. Vincent Sosthène Fouda : La social-démocratie en 9 points .Lundi, 28 Février 2011 00:48 Félix C. Ebolé Bola Clics: 337 . . .Le chercheur estime avoir la meilleure offre politique. Pour lui, «c’est le moment». Sa trilogie du développement s’articule autour de la rupture, de l’adaptation et de la modernisation, qu’il considère comme des éléments essentiels aujourd’hui si les citoyens aspirent à un développement intégral du pays et des hommes. On pourrait taxer Vincent Sosthène Fouda de prétentieux, mais l’homme croit son heure arrivée. Chercheur à la Chaire de recherche du Canada en «mondialisation, citoyenneté et démocratie» de l’université du Québec au Canada, il est, sans tambour ni trompette, revenu au pays natal voici quelques mois pour déférer à la clause constitutionnelle de résidence continue.
    Mais qui savait que Vincent Sosthène Fouda, né le 20 décembre 1972 à 14h35 – la précision est d’icelui – à la maternité de l’hôpital central de Yaoundé, était leader de parti politique au Cameroun ? Certainement pas grand monde. Pourtant, le Mouvement camerounais pour la social-Démocratie (Mcpsd) est légalisé depuis le 27 juin 2010. C’est un peu court, diraient certains. Son président se veut pourtant rassurant, qui le présente comme «la locomotive» de 6 partis politiques. Mieux, pour étoffer l’appareil, M. Fouda a créé «Cameroun-Génération 2011» qui «n’est pas une nébuleuse», mais une plate-forme de regroupements idéologiques dont les meneurs vont se prononcer le moment venu : «L’élection présidentielle n’est pas l’affaire de partis politiques, mais celle de la rencontre d’un homme avec son peuple sur la base d’un programme politique, de son étoile et surtout de sa volonté de servir l’intérêt collectif avec une vision claire.»

    En attendant, le président du Mcpsd cultive son jardin. En dehors de la dizaine d’ouvrages qu’il revendique, ce membre (depuis 2007) de la Société québécoise de poésie a mis sur pied, depuis un an, un site Internet abondamment fourni en terme de programme politique et d’ambitions pour le Cameroun. «Je ne voudrais pas succéder au président Biya parce qu’il est mauvais, ou parce qu’il est vomi par ses compatriotes, explique-t-il. Je voudrais être président au soir de l’élection présidentielle parce que j’ai la meilleure offre politique et je suis le mieux placé. (…) Pour cette élection, je voudrais uniquement être le candidat des populations de notre pays.»

    Il faudrait sans doute plus que cela pour se démarquer du discours des autres prétendants au trône. Vincent Sosthène Fouda confesse n’avoir pas lu tous les programmes politiques des autres candidats. Il indique cependant que celui de son camp a ceci de particulier qu’il est le fruit d’échanges avec les populations camerounaises, des villes comme des campagnes : «Il tient compte de la composition sociale du Cameroun. Le développement harmonieux passe nécessairement par la prise en compte des particularités géographiques et anthropologiques de notre pays et de sa population. Nous savons qu’il y a, au Cameroun, plus d’un parti politique d’obédience social-démocratie et n’allons pas nous livrer à une guerre d’authenticité. Nous affirmons cependant que nous sommes les mieux placés pour fédérer les ambitions et les énergies afin de faire entrer notre pays dans le siècle qui est le nôtre.»

    Soit. Le programme politique de ce fort en thème, qui a eu pour enseignants Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin ou encore Pierre Bourdieu, s’articule autour de 9 points qualifiés de primordiaux et centraux et qui sont déclinés dans 3 ouvrages : «2011 : de vous à moi» ; «Cameroun-Génération 2011 : c’est le moment, nous devons nous y engager» et «Cameroun : de la nécessité d’un Code d’éthique à la fonction publique».

    Pour lui, la social-démocratie est «l’idéologie politique qui correspond le mieux à un pays comme le nôtre», mettre la solidarité au cœur de la Nation camerounaise, rapprocher le monde du travail de celui de l’école, construire et garantir des institutions républicaines solides, sécuriser la vie des citoyens, développer le secteur de l’agriculture pour que le Cameroun devienne le grenier de l’Afrique centrale. Il ambitionne également de porter haut le flambeau de la culture camerounaise, avec des espaces d’expression libres, et mettre son pays au cœur de l’Afrique à travers une implication dans le développement du continent.

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