La manifestation de Montréal : une mobilisation nulle

Ce 19 mars avait lieu à Montréal, au Canada, la « manifestation publique » annoncée en grande pompe sur la toile plusieurs jours auparavant par l’un des innombrables mouvements de la diaspora camerounaise à l’étranger, la Diaspora pour la Modernité. Malgré la publicité faite sur plusieurs sites internet, les Camerounais du Canada ont apparemment décidé d’ignorer ce rassemblement dans le centre-ville de la métropole canadienne. En effet, Michael Fogaing, porte-parole de ce nouveau mouvement, n’a réussi à rassembler que dix à vingt personnes autour de lui en ce samedi après-midi où le soleil était pourtant au rendez-vous. Les Camerounais de Montréal ont ainsi préféré passer cette journée ensoleillée en famille à vaguer à leurs occupations habituelles que de venir se ridiculiser en public pour des gens comme ce Michael Fogaing dont l’un des seuls objectifs est de faire parler de lui.
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Le CODE, spécialiste des « grandes manifestations » insignifiantes et ridicules

Le CODE, Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora, fait partie de ces nombreuses associations ou organisations que compte la communauté camerounaise de l’étranger. Basé en Europe et dirigé par un certain Brice Nitcheu, ce mouvement, comme son nom l’indique, affirme rassembler plusieurs associations de la diaspora qui, ensemble formeNT un collectif. Or, comme on a pu le constater à de nombreuses reprises, ce pseudo collectif est composé seulement de ce Brice Nitcheu et des deux farfelus qui l’accompagnent un peu partout dans ses diverses manifestations aussi insignifiantes, ridicules et inutiles les unes après les autres. En effet, la spécialité du CODE, c’est d’inonder la toile avec les récits des non-événements isolés et présentés comme de grands exploits avec beaucoup de suspense à la manière d’un vieux polar. La communauté camerounaise est ainsi habituée à leurs « coups d’éclat » soi-disant spectaculaires, juste destinés à se faire de la publicité et leur donner un peu de visibilité pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
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Camdiac, une association sans légitimité

La diaspora camerounaise compte de plus en plus d’associations qui prétendent défendre les droits des Camerounais de l’étranger et parler en leur nom. Parmi ces associations, on peut citer Camdiac (Cameroon Diaspora for Change), créée récemment par un certain Célestin Bedzigui et domiciliée à Washington aux États-Unis. La nature exacte de cette nouvelle organisation comme toutes les autres n’est pas claire. Ainsi, ce mouvement Camdiac et ses fondateurs se défendent d’être une organisation politique en affirmant « qu’ils font de la politique tout en n’étant pas des hommes ou des acteurs politiques » alors même que certains d’entre eux ne cessent d’utiliser le jargon de parti politique dans leurs discours diffusés abondamment sur internet, leur terrain de jeux : « Nous avons pu opérer une hiérarchisation des priorités de l’ère post Biya. Il s’agira d’assurer la stabilité politique, de créer la sécurité et le sentiment de sécurité des personnes et de leurs biens ; de jeter les bases d’une assurance maladie universelle et de créer les conditions d’éradication rapide de nombreuses maladies infectieuses qui empêchent d’utiliser la population dans la bataille du développement économique et social. Il s’agira enfin de créer des conditions propices à l’épargne, au crédit et à l’investissement…».
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Les mouvements de la diaspora camerounaise : les vendeurs d’illusions

La diaspora camerounaise en Occident se distingue aujourd’hui par la multitude d’association et mouvements qui prétendent parler en son nom et celui de ses membres. Que ce soit le CODE, PUR (Peuple Uni pour la Révolution) en Europe ou CAMDIAC aux États-Unis, tous ces mouvements ont deux principales caractéristiques. La première : c’est à l’occasion d’un événement annoncé qu’on entend souvent parler d’eux pour la première fois et généralement on ne sait même pas qui ils sont ni pour qui ils roulent. La deuxième : on constate de manière globale que ces pseudo mouvements ou associations censés défendre les intérêts de la diaspora, sont lancés pour satisfaire les ambitions d’individus qui cherchent à se faire gratuitement de la publicité à des fins purement personnelles et se servent ainsi de la diaspora qu’ils pensent manipuler. Des individus qui sont et restent avant tout des vendeurs d’illusions avec qui on a l’impression, à les entendre, qu’il y a beaucoup de monde avec eux et qu’ils sont des organisations structurées. Alors qu’en réalité, ces fondateurs ou « leaders » sont souvent des hommes désespérément seuls qui cumulent plusieurs titres au sein de leurs mouvements, de président au trésorier en passant par celui de porte-parole, etc. et qui ne représentent en fin de compte qu’eux-mêmes.
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Appels au soulèvement au Cameroun : la montagne accouche d’une souris

Beaucoup de Camerounais de la diaspora, des pseudo leaders et certains membres de l’opposition et activistes camerounais se sont servi des révolutions en Tunisie et en Égypte pour lancer des appels au soulèvement aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur avec comme mot d’ordre « Biya dégage ». Ils ont ainsi choisi la semaine du 23 février 2011 qu’ils ont appelé « semaine des martyrs », en mémoire aux émeutes de la faim de 2008 au Cameroun (avec deux principales dates, le 23 et le 28) pour manifester contre le pouvoir dans le but de faire partir le président Paul Biya. Pour ce qui est des « leaders » de la diaspora camerounaise en Europe et en Amérique, ils ont tenté de mobiliser leurs concitoyens notamment grâce à internet, afin qu’ils puissent se rassembler durant ces deux jours devant les bâtiments des représentations officielles du Cameroun.
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