Les mouvements de la diaspora camerounaise : les vendeurs d’illusions

La diaspora camerounaise en Occident se distingue aujourd’hui par la multitude d’association et mouvements qui prétendent parler en son nom et celui de ses membres. Que ce soit le CODE, PUR (Peuple Uni pour la Révolution) en Europe ou CAMDIAC aux États-Unis, tous ces mouvements ont deux principales caractéristiques. La première : c’est à l’occasion d’un événement annoncé qu’on entend souvent parler d’eux pour la première fois et généralement on ne sait même pas qui ils sont ni pour qui ils roulent. La deuxième : on constate de manière globale que ces pseudo mouvements ou associations censés défendre les intérêts de la diaspora, sont lancés pour satisfaire les ambitions d’individus qui cherchent à se faire gratuitement de la publicité à des fins purement personnelles et se servent ainsi de la diaspora qu’ils pensent manipuler. Des individus qui sont et restent avant tout des vendeurs d’illusions avec qui on a l’impression, à les entendre, qu’il y a beaucoup de monde avec eux et qu’ils sont des organisations structurées. Alors qu’en réalité, ces fondateurs ou « leaders » sont souvent des hommes désespérément seuls qui cumulent plusieurs titres au sein de leurs mouvements, de président au trésorier en passant par celui de porte-parole, etc. et qui ne représentent en fin de compte qu’eux-mêmes.

Ces associations constituent en réalité une véritable mascarade. Elles font beaucoup de bruit ici et là à un moment donné, notamment sur Internet. Mais souvent, après une de leurs manifestations, elles disparaissent et on n’entend plus parler d’elles tandis que d’autres, devant l’inefficacité de leurs actions, pensent que le problème vient de leur nom qu’elles changent alors pour un autre. C’est le cas de CAMDIAC, association créée récemment par un certain Célestin Bedzigui et domiciliée à Washington, en remplacement du PAL (Parti de l’alliance libérale). Mais ce que ces fondateurs ne comprennent pas, c’est qu’ils font rire la galerie car ils sont bien connus au sein de la communauté camerounaise, en particulier pour leur manque de sérieux et de crédibilité et surtout pour leur opportunisme. Ce qui explique pourquoi tous leurs appels à la manifestation ou au soulèvement ne sont jamais entendus. Cependant, ils sont têtus, ils persistent et recommencent à chaque fois. Heureusement que le ridicule ne tue pas!

Une réflexion au sujet de « Les mouvements de la diaspora camerounaise : les vendeurs d’illusions »

  1. Madame/Monsieur,
    Des mouvements se créent parce qu’il ya une cause, une problématique, parce qu’il ya de la dictature contestée par le peuple et cela n’est pas un hazard que ces hommes et femmes s’en plaignent. Je souhaiterais à l’avenir d’appuyer ces nobles citoyens qui luttent pour leur cause et leur liberté. J’en suis persuadé que les fruits ne tarderont pas à venir. Ces hommmes et femmes ont besoin d’un changement, d’une nouvelle vie digne de ce qu’ils leur ressemble dans un pays qui regorge tant de ressources naturelles et qui profitent seulement je dis bien aux élites comme vous au pouvoir avec une vision courte corruptible et à vos maîtres, car si je comprends vous restez encore les esclaves se contentant des miettes de vos maîtres. Je penses qu’un jour tu comprendras ce qu’est être libre. C’est pour cette liberté que tu vois ces braves hommes et femmes apportent leur grain de sel pour que demain tu finisses avec ta misère.

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