Carte Nationale d’identité : le président Biya instaure la gratuité

Après plusieurs mois de polémique à propos du prix jugé trop élevé de la carte nationale d’identité camerounaise, le président Paul Biya vient de clore définitivement le débat en signant un décret qui établit la gratuité de la production de cette carte. Ce décret qui permet aux Camerounais en âge de voter de se faire identifier afin qu’ils puissent s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections à venir, en particulier l’élection présidentielle, rend caduc celui déjà signé en janvier de cette année et qui ramenait les frais exigés pour l’établissement de cette carte de 6000 à 28000 FCFA.

En rendant gratuite l’établissement de la carte nationale d’identité, le chef de l’État camerounais espère ainsi encourager ses compatriotes à s’inscrire nombreuxsur les listes électorales afin qu’ils puissent faire entendre leurs voix lors des prochaines élections. Faciliter l’accès des Camerounais à cette carte devenue comme une sorte de sésame, peut donc être perçue comme une mesure salutaire permettant aux Camerounais d’accomplir et assumer leurs devoirs et responsabilité civiques. Tout en mettant un terme au débat sur le coût de sa délivrance, cette décision présidentielle marque également la fin du business créé autour de cette carte dans certains commissariats du pays.

Par ailleurs, cette décision présidentielle à l’image d’Élections Cameroon (ELECAM), s’inscrit dans le cadre de la politique de Paul Biya qui consiste à faciliter la vie administrative des Camerounais. Ainsi, il y a quelque temps déjà, l’Assemblée nationale camerounaise avait adopté un projet de loi qui apportait quelques modifications à la loi du 29 décembre 2006 sur la création et le fonctionnement d’ELECAM, cet organe indépendant chargé de la conduite du processus électoral au Cameroun et créé pour prendre le relais de l’Observatoire National des Élections (ONEL) qui peinait à convaincre de sa neutralité car sans cesse taxé de « bras séculier » du gouvernement dans l’organisation des élections. Les modifications concernaient les articles 7 et 40 du texte original et visaient à réintégrer les commissions électorales et à impliquer les administrations de l’État telles que le ministère de l’Administration territoriale (Minadt), le ministère de la Défense, le ministère des Relations extérieures, le ministère des Finances, le ministère de la Communication, la délégation générale à la sûreté nationale. Tout comme pour ce nouveau décret que les détracteurs de Paul Biya définissent comme une opération de charme et de marketing, la décision de l’Assemblée nationale concernant ELECAM était vue par les mêmes détracteurs comme du « tripatouillage, de clientélisme et de manœuvres souterraines jetant le discrédit sur la démocratie camerounaise »; une tentative à peine voilée du gouvernement pour reprendre le contrôle de la gestion du processus électoral. Des accusations auxquelles le pouvoir n’a évidemment pas hésité à répliquer en défendant sa politique qui consiste à faire en sorte que, contrairement à d’autres pays africains, la prochaine élection présidentielle au Cameroun se déroule dans le calme et la transparence la plus absolue.

2 réflexions au sujet de « Carte Nationale d’identité : le président Biya instaure la gratuité »

  1. tout les menbres du gouvernement sont des bandits car ils ne veulent pas le biens des camerounais il faut le president reface sont gouvernement en mettant comme premeir ministre mr.atangana jean paul

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

18 − cinq =