Vote de la diaspora camerounaise : une promesse tenue

Depuis des années, la diaspora camerounaise a toujours revendiqué deux choses : pouvoir voter de l’étranger et avoir la double nationalité. C’est chose faite aujourd’hui avec la loi relative sur le droit de vote des Camerounais résidant à l’étranger adoptée récemment par l’Assemblée nationale camerounaise à l’issue d’une session extraordinaire. En effet, le gouvernement vient de décider de répondre positivement à l’une de ces deux revendications. La législation du Cameroun prévoyait jusque-là que ces Camerounais de l’étranger ne pouvaient exercer leur droit de vote qu’en cas de retour sur le territoire national au moment de l’élection. Mais, il semblerait que cette partie de la législation était contraire à la Constitution qui garantit le droit de vote à tous les citoyens du Cameroun. C’est pourquoi, conscient de cette anomalie, le président Paul Biya lors de ses rencontres à l’étranger avec la diaspora camerounaise, avait promis un changement. C’est une réalité incontestable aujourd’hui.

Le plus surprenant, ce sont les réactions que le dépôt de ce projet a provoqué chez certaines personnalités prises de court par cette initiative. Au lieu de se réjouir et de l’accueillir positivement comme il devrait l’être en tant que projet attendu depuis très longtemps, elles ont préféré aller comme d’habitude, vers la critique systématique et aveugle. Ainsi, la plupart d’entre elles, à l’instar du CODE, cette association de pseudo activistes camerounais établis en Angleterre, ont avancé l’argument de la loi interdisant la double nationalité, qui serait selon elles, un frein à cette nouvelle loi. Quoi qu’il en soit, même si cette loi sur la double nationalité était finalement votée, elles seraient toujours mécontentes.

Le fond du problème avec cette nouvelle loi qu’ils critiquent sans véritable raison, est que justement, comme ils ne peuvent pas la remettre en question, ils se lancent dans un procès d’intentions. Ainsi, ils avancent l’idée que matériellement, ce projet ne pourra pas être concrétisé d’ici à octobre 2011, compte tenu des délais trop courts. Pour eux, il est donc impossible pour la diaspora de voter dans quelques semaines. Par conséquent, cette loi ne pourra être appliquée que dans 7 ans. Ce qui les pousse à affirmer que le gouvernement a agi intentionnellement. Et sans raison, ils considèrent l’adoption de cette loi comme une nouvelle manœuvre de Paul Biya pour reporter l’élection présidentielle d’octobre et gagner ainsi du temps.

Ces gens sont en plein délire. Il faudrait qu’ils prennent l’habitude de regarder les choses en face et de faire preuve d’un peu de discernement. Ils ne doivent pas critiquer juste pour critiquer. En effet, le CODE et les autres se sont enfermés dans cette logique de critique systématique. Ainsi, quelle que soit l’initiative positive prise par Paul Biya et le gouvernement, cela n’a aucune importance à leurs yeux. Seul compte, pour ces gens, le départ du président camerounais. Ce comportement fausse complètement le débat. Heureusement, ils constituent une minorité au sein de la diaspora camerounaise qui compte 4 millions de Camerounais. Une diaspora dont les membres se réjouissent, pour l’essentiel, de pouvoir enfin remplir leur devoir de citoyen depuis l’étranger. Ce qui est une grande victoire. Au final, il n’y a que cela qui importe véritablement.

3 réflexions au sujet de « Vote de la diaspora camerounaise : une promesse tenue »

  1. Vote de la diaspora camerounaise : une promesse tenue
    15 juillet 2011 | Auteur: J. Daniel
    Depuis des années, la diaspora camerounaise a toujours revendiqué deux choses : pouvoir voter de l’étranger et avoir la double nationalité. C’est chose faite aujourd’hui avec la loi relative sur le droit de vote des Camerounais résidant à l’étranger adoptée récemment par l’Assemblée nationale camerounaise à l’issue d’une session extraordinaire. En effet, le gouvernement vient de décider de répondre positivement à l’une de ces deux revendications. La législation du Cameroun prévoyait jusque-là que ces Camerounais de l’étranger ne pouvaient exercer leur droit de vote qu’en cas de retour sur le territoire national au moment de l’élection. Mais, il semblerait que cette partie de la législation était contraire à la Constitution qui garantit le droit de vote à tous les citoyens du Cameroun. C’est pourquoi, conscient de cette anomalie, le président Paul Biya lors de ses rencontres à l’étranger avec la diaspora camerounaise, avait promis un changement. C’est une réalité incontestable aujourd’hui.

    Le plus surprenant, ce sont les réactions que le dépôt de ce projet a provoqué chez certaines personnalités prises de court par cette initiative. Au lieu de se réjouir et de l’accueillir positivement comme il devrait l’être en tant que projet attendu depuis très longtemps, elles ont préféré aller comme d’habitude, vers la critique systématique et aveugle. Ainsi, la plupart d’entre elles, à l’instar du CODE, cette association de pseudo activistes camerounais établis en Angleterre, ont avancé l’argument de la loi interdisant la double nationalité, qui serait selon elles, un frein à cette nouvelle loi. Quoi qu’il en soit, même si cette loi sur la double nationalité était finalement votée, elles seraient toujours mécontentes.

    Le fond du problème avec cette nouvelle loi qu’ils critiquent sans véritable raison, est que justement, comme ils ne peuvent pas la remettre en question, ils se lancent dans un procès d’intentions. Ainsi, ils avancent l’idée que matériellement, ce projet ne pourra pas être concrétisé d’ici à octobre 2011, compte tenu des délais trop courts. Pour eux, il est donc impossible pour la diaspora de voter dans quelques semaines. Par conséquent, cette loi ne pourra être appliquée que dans 7 ans. Ce qui les pousse à affirmer que le gouvernement a agi intentionnellement. Et sans raison, ils considèrent l’adoption de cette loi comme une nouvelle manœuvre de Paul Biya pour reporter l’élection présidentielle d’octobre et gagner ainsi du temps.

    Ces gens sont en plein délire. Il faudrait qu’ils prennent l’habitude de regarder les choses en face et de faire preuve d’un peu de discernement. Ils ne doivent pas critiquer juste pour critiquer. En effet, le CODE et les autres se sont enfermés dans cette logique de critique systématique. Ainsi, quelle que soit l’initiative positive prise par Paul Biya et le gouvernement, cela n’a aucune importance à leurs yeux. Seul compte, pour ces gens, le départ du président camerounais. Ce comportement fausse complètement le débat. Heureusement, ils constituent une minorité au sein de la diaspora camerounaise qui compte 4 millions de Camerounais. Une diaspora dont les membres se réjouissent, pour l’essentiel, de pouvoir enfin remplir leur devoir de citoyen depuis l’étranger. Ce qui est une grande victoire. Au final, il n’y a que cela qui importe véritablement.

    Publié dans Critique, Politique, Société | Tags : cameroun, diaspora, élection 2011, Paul Biya Laisser un commentaire
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