Élection présidentielle camerounaise: panique dans l’opposition

À deux mois de l’élection présidentielle au Cameroun, un vent de panique générale s’empare des opposants camerounais. En effet, plus on s’approche de la date fatidique, plus la tension est palpable, notamment du côté des opposants du régime camerounais vivant à l’étranger. Les spéculations vont bon train sur ces élections, en particulier parce que jusqu’à présent le chef de l’État Paul Biya n’a pas encore officiellement annoncé ses intentions, à savoir s’il serait candidat ou non à sa propre succession; au point que certains parlent de véritable énigme tandis que d’autres s’agacent de plus en plus de devoir guetter l’annonce de sa candidature.

Nombreux sont ceux qui pensent qu’il ne fait aucun doute qu’il se lancera à nouveau dans la course présidentielle pendant que d’autres préfèrent spéculer sur l’identité d’un éventuel dauphin. Ainsi, les paroles, les actes, bref, les moindre faits et gestes du Président Biya sont attendus, analysés, décryptés par ses détracteurs en particulier qui, quoi que ce dernier dise ou fasse, ont fait le choix d’aller vers la critique systématique et aveugle du régime. C’est le cas par exemple avec la loi portant sur le droit de vote des Camerounais résidant à l’étranger adoptée récemment par l’Assemblée nationale camerounaise à l’issue d’une session extraordinaire. Avec cette loi dont le décret d’application a été signé le 8 août dernier, le gouvernement de Paul Biya a décidé de répondre positivement à une vieille revendication des Camerounais de la diaspora qui ont toujours émis le souhait de participer à la vie citoyenne de leur pays depuis l’étranger. Alors que ces mêmes détracteurs ont critiqué cette loi au moment de son adoption en la qualifiant de nouvelle manœuvre du Président Biya pour reporter l’élection, aujourd’hui, ils affirment le contraire.

Selon leur « nouvelle version des faits », la signature de ce décret d’application « est une preuve que Biya veut à tout prix organiser l’élection présidentielle en octobre prochain. Il veut prendre les Camerounais de court et passer en force ». Mais au fait, de quels Camerounais parlent-ils? Des futurs candidats qui ne se sont même pas encore déclarés ou du peuple qui connaît la date de ces élections depuis des années?

Décidément, ces gens ne savent plus à quel saint se vouer au point de faire appel aux autorités d’un pays étranger comme les États-Unis en envoyant un mémorandum au président Barack Obama pour lui demander de l’aide. On ne comprend plus rien. On croyait que l’élection présidentielle d’octobre visait à permettre au peuple camerounais de se choisir un chef. Ces opposants ne font-ils plus confiance au peuple camerounais? Est-ce leur conception de la démocratie?

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