La Profession de foi de Paul Biya

Paul Biya a annoncé, au début de ce mois, sa candidature à sa propre succession à la présidence du Cameroun, mettant ainsi fin à des semaines voire des mois de supputations dans le pays. Le président sortant a officiellement lancé sa campagne après que sa candidature aété entérinée lors du congrès du RDPC, sa famille politique, les 15 et 16 septembre. Avant son rendez-vous aux urnes avec les Camerounais le 9 octobre 2011, le chef de l’État camerounais a décidé de s’adresser directement à ses compatriotes dans une « profession de foi » résumée en cinq points majeurs où il précise ses objectifs pour son futur mandat.

Paul Biya insiste ainsi sur l’importance de « construire un Cameroun fort ». Et pour ce faire, il appelle le peuple camerounais à se mobiliser autour de cinq grandes priorités qui sont : la consolidation de la paix et de l’unité nationale du Cameroun, l’amélioration du fonctionnement des institutions, l’encouragement de l’esprit d’entreprise chez les Camerounais, la modernisation de l’administration et enfin la poursuite de l’action diplomatique pour un Cameroun plus fort sur la scène internationale.

D’abord, Paul Biya appelle ses compatriotes dans sa « profession de foi » à alimenter l’effort national en consolidant la paix et l’unité nationale si chères à ce pays et qui sont« indissociables de l’idée de démocratie ». Ensuite, une de ses grandes préoccupations pour son futur mandat, s’il est élu, est d’améliorer fondamentalement les institutions camerounaises qui, en théorie, établissent l’égalité de tous devant la loi, sous entendu garantissent un traitement équitable à chaque citoyen. C’est pourquoi il a fait de la recherche de l’équité un des axes de sa politique qui consiste donc à assurer la parité homme-femme, notamment dans le domaine de l’éducation avec la lutte contre l’analphabétisme et l’accès à l’emploi entre autres, et à lutter contre la corruption qui constitue également, selon lui, un facteur de discrimination sociale accentuant les inégalités.

Le chef de l’État souhaite par ailleurs au cours de son prochain mandat, si les Camerounais décident de l’élire de nouveau, encourager l’esprit d’entreprenariat de ses concitoyens, en particulier dans le domaine de l’agriculture qui assure la sécurité alimentaire de nombreux Camerounais et ouvrent des débouchés chez leurs voisins. Aux yeux du président sortant, l’esprit d’entreprise des Camerounais devrait également s’exercer dans la relance de l’industrie, notamment avec la transformation des matières premières agricoles. La modernisation de l’administration est aussi au centre de ses préoccupations. Paul Biya s’engage en effet, à mettre tout en œuvre pour faire de cette administration « le catalyseur attendu » de l’efficacité camerounaise à ce niveau, en mettant l’accent sur l’éthique avec l’élaboration d’un code de déontologie. Enfin, le chef de l’État tient particulièrement à renforcer, sur la scène internationale, la place de la diplomatie camerounaise qui dispose déjà de grandes potentialités, avec pour but ultime l’accession à « l’émergence en 2035 ».

Assurément, Paul Biya a une vision très optimiste par rapport à l’avenir de son pays car il clôt son plaidoyer ainsi : « Au moment où la croissance reprend, où les sacrifices que nous avons consentis portent leurs fruits, où la paix et la stabilité de notre pays créent des conditions favorables à notre développement, j’ai la conviction que les objectifs que je vous propose d’atteindre sont à notre portée. C’est ensemble que nous y parviendrons ».

2 réflexions au sujet de « La Profession de foi de Paul Biya »

  1. La profession de foi à ne servir que le peuple et le rendre heureux, détermination d’un président à poursuivre sa politique de grandes réalisations pour permettre à tous de mieux vivre, rassurer tous de sa disponibilité et de son esprit d’engagement à atteindre les différents objectifs fixés,

  2. Après 29 ans Paul BIYA se rend enfin compte du problème du chômage des camerounais. Aura t il encore assez du temps pour trouver une solution à ce problème? Que Dieu nous garde !

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