Cameroun : La guerre déclarée à la bureaucratie

La bureaucratie représentée par les lenteurs administratives est l’un des principaux facteurs qui freinent le développement en Afrique. Elle est devenue au fil du temps une source de pouvoir pour certaines personnes, qui au lieu de défendre l’intérêt général, se battent plutôt pour leur intérêt personnel. Ainsi, de nombreux citoyens africains à qui on a pris l’habitude de faire comprendre que les services administratifs qui leur étaient offerts, n’étaient pas un droit ou un devoir mais une faveur, n’ont plus confiance en cette administration. Cette situation qui pénalise donc énormément la population africaine en général, est à l’origine de nombreux cas de corruption sur le continent.
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Transparency international 2011 : les efforts payants du Cameroun

Selon le classement officiel de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 de Transparency International, rendu public le 1er décembre dernier, le Cameroun occupe le 134e rang sur 183 pays. Tous les ans, l’ONG allemande basée à Berlin et spécialisée dans la lutte contre la corruption, classe depuis 1995 la presque totalité des pays et territoires du monde, du plus au moins corrompu sur une échelle de 0 à 10 avec 0 pour « extrêmement corrompu » et 10 pour « extrêmement intègre ». Elle se base pour ce faire sur les données de plusieurs enquêtes portant sur des facteurs comme l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts.
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Cameroun : un tribunal spécial contre la corruption

Le gouvernement camerounais vient de déposer deux nouveaux projets de loi à l’Assemblée nationale lors d’une session extraordinaire, dont un portant sur la création d’un tribunal spécial pour lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics entre autres. On peut donc constater que le président Paul Biya est plus que jamais déterminé à poursuivre la lutte contre la corruption entamée il y a quelques années avec l’opération Epervier. Il honore ainsi une de ses principales promesses électorale. En effet, le chef de l’État avait certifié pendant la campagne présidentielle, qu’il continuerait sans relâche à combattre ce fléau qui empoisonne la société camerounaise. « Je renouvelle mon engagement à poursuivre une lutte inexorable et sans merci contre la corruption », car il s’agit « d’un crime moral et économique » qui doit d’être traité comme tel, annonçait-il dans son discours de campagne le 6 octobre dernier à Douala.
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