Transparency international 2011 : les efforts payants du Cameroun

Selon le classement officiel de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 de Transparency International, rendu public le 1er décembre dernier, le Cameroun occupe le 134e rang sur 183 pays. Tous les ans, l’ONG allemande basée à Berlin et spécialisée dans la lutte contre la corruption, classe depuis 1995 la presque totalité des pays et territoires du monde, du plus au moins corrompu sur une échelle de 0 à 10 avec 0 pour « extrêmement corrompu » et 10 pour « extrêmement intègre ». Elle se base pour ce faire sur les données de plusieurs enquêtes portant sur des facteurs comme l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts.

En passant du 146e en 2010 au 134e rang en 2011, le Cameroun gagne 12 places et obtient ainsi son meilleur classement depuis son intégration à l’IPC en 1998, année où il a été classé dernier de la liste. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette remontée, à commencer par une prise de conscience de la part du président Paul Biya de la nécessité d’agir en urgence en mettant la loi camerounaise en conformité avec la législation du pays. En effet, en matière de lutte contre la corruption, le Cameroun était déjà bien équipé sur le plan institutionnel avec la création d’organes spécialisés de lutte contre la corruption comme la commission nationale anti-corruption (CONAC) qui a pour mission de recueillir, de centraliser et d’exploiter les dénonciations et informations dont elle est saisie pour des pratiques, actes et faits de corruption, ou encore l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et la Chambre des comptes de la Cour suprême.

Mais après cette phase que l’on pourrait appeler préventive, les autorités camerounaises ont décidé d’intensifier la lutte en passant à la phase répressive avec le lancement en 2006 de l’opération « Épervier », cette politique de tolérance zéro envers les personnes accusées de détourner des fonds publics. Une opération qui s’est manifestée à travers les nombreuses interpellations, jugements et condamnations à de lourdes peines de prison de plusieurs personnalités publiques et hauts responsables de l’État, y compris des proches et collaborateurs du pouvoir. Personne n’était à l’abri d’une condamnation dès lors que sa culpabilité était établie.

Cette amélioration du classement du Cameroun dans l’IPC constitue véritablement une bonne nouvelle pour les Camerounais. C’est la preuve que le combat engagé et les efforts fournis par Paul Biya au cours de ces dernières années pour venir à bout de ce fléau tant décrié portent peu à peu ses fruits. On comprend dès lors pourquoi le chef de l’État souhaite continuer dans ce sens en créant prochainement par exemple un tribunal spécial pour lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics. Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, Paul Biya est encore déterminé à poursuivre la lutte contre cette gangrène qui mine la société camerounaise.

2 réflexions au sujet de « Transparency international 2011 : les efforts payants du Cameroun »

  1. En toute scincerite, ceci est pour moi un non-evenement, quant aux priorites qui sont celles qui cristallisent les attentes des camerounais en matiere de developpement et d’amelioration du niveau de vie, de creations d’emplois et d’infratructures. Transparency international pour moi n’es t pas non plus en odeur de saintete dans ses classements dont je doute fort de l’impartialite, il est temps qu’on redefinisse nous memes un certains nombre de concepts, comme la Democratie et les droits de l’homme sans qu’elle ne soit imposee par qui que ce soit, alors la seulement nous serons autonomes et independants.

  2. Il faut dire véritablement les efforts payants du président Paul Biya de la lutte contre la corruption, de par son impulsion et son implication personnelle, les gens et l’ensemble des camerounais commence à prendre conscience des méfaits de cette gangrène. La création de la cour exclusive pour cette infraction est là pour signifier cette détermination du président Biya.

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