Cameroun : Savoir perdre en politique

Lorsque des élections sont organisées et qu’un candidat est déclaré vainqueur, peu importe les critiques émises autour de ces élections, il faut savoir accepter les résultats qui en découlent, la victoire de la personne élue quelle qu’elle soit. Il ne faut pas se laisser gagner par l’amertume, ce qui est malheureusement trop souvent le cas en Afrique. En effet, dans bon nombre de pays africains, le vainqueur à une élection présidentielle est souvent perçu comme le pire ennemi d’une certaine tranche de la population, des personnes comme ce Monsieur Bessalla avec son article sur « Paul Biya, rien que des mots, toujours des mots, les mêmes mots… ».

Il représente l’archétype même d’une certaine opposition négative et nihiliste qui ne veut rien savoir et qui pense que tant que ce n’est pas elle qui est au pouvoir, rien ne peut aller, tout ne peut qu’être mauvais. Peu importe ce que le nouveau président élu par ailleurs démocratiquement, peut faire, ce n’est jamais bon à leurs yeux. Des personnes adeptes de critiques qui n’ont rien de constructif avec en plus cette arrogance et prétention à vouloir parler pour le peuple. Des personnes qui prétendent être les vrais patriotes contrairement au reste de la population considérée comme des « vendus » du pouvoir en place.

Par exemple, dans le cas de ce monsieur, il s’agit véritablement d’une critique excessive car il englobe dans la catégorie des vendus, les « représentants des partis politiques dits d’opposition, médias privés, membres de la Société Civile et observateurs indépendants », au point de nous pousser à nous interroger sur l’identité des « patriotes camerounais » au nom de qui il s’exprime et qu’il prétend défendre contre « le complot du pouvoir ». Il dit défendre « le peuple camerounais » mais en même temps, il accuse ce même « peuple camerounais » d’être complice du complot contre lequel il est censé les défendre. Quel paradoxe!

Il ressort ainsi beaucoup d’amertume et de confusion de son discours comme s’il avait eu des prétentions politiques, un agenda caché par rapport aux élections qu’il dénonce. Sans doute, n’est-il pas content des résultats du vote du peuple lors de ces élections. Son problème comme pour beaucoup de personnes de son genre, c’est qu’il refuse d’accepter la réalité, à savoir qu’il y a eu effectivement des élections et que le peuple a fait son choix de manière démocratique par le biais du vote. Qu’il soit d’accord ou non avec ce vote, il faut qu’il l’accepte car comme l’on dit, « le peuple a parlé » et qu’il faut savoir perdre, se montrer fair-play.

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