Cameroun : les spécialistes des spéculations hasardeuses

De nos jours, presque tout le monde a accès à internet qui est devenu pour certains membres de la diaspora un véritable tremplin pour se défouler en exprimant tout ce qu’ils n’ont pas le courage de dire dans leur vie de tous les jours. Ainsi, ces apprentis journalistes ont transformé le web en réservoir d’informations où ils placent tout et n’importe quoi. En effet, avec le succès des blogs et autres médias sociaux, il y a actuellement un jeu très répondu sur la toile qui consiste à avancer, à travers des prétendus articles, des affirmations sans aucune preuve.

Voici un petit florilège de textes pêchés ici et là et qui démontrent cette tendance à balancer des affirmations hasardeuses et discutables sans véritablement se préoccuper d’aller chercher la vérité avant de les écrire.

« Les résultats du dernier recensement de la population camerounaise effectué en 2005 ont été publiés l’année dernière. […] Il est indéniable qu’un recensement qui n’a manifestement pas pu compter tout le monde en raison de l’enclavement de nombreuses localités, et dont les résultats sont publiés avec cinq ans de retard, ne peut convaincre personne que le Cameroun soit seulement peuplé de 19 millions d’habitants. […] Même au pifomètre le plus pessimiste, on en serait plutôt à plus ou moins trente millions. Il y a donc lieu de se demander quel intérêt le gouvernement aurait à dissimuler les chiffres réels de la population […]. On peut craindre que fausser en le minimisant le chiffre de la population, permette au gouvernement d’organiser une “gouvernance ethnique” du pays, fondée sur des statistiques frauduleuses et le nivellement par le bas, sous le fallacieux prétexte de “protection des minorités”». Ainsi, l’auteur prend ici, pour acquis, à partir de ses propres statistiques faits au « pifomètre », que les autorités ont forcément manipulé les chiffres car ils ne correspondent pas aux siens. Dès lors, il nous livre une analyse fondée sur rien de véritablement concret.

De même, un autre prétend que le président Paul Biya aurait « fait faux bon à Idriss Deby », le chef d’État tchadien qui l’aurait invité en décembre 2011 à Yaoundé lors du déjeuner officiel offert en son honneur par ce dernier, à la 15ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique central qui s’est tenue à N’Djamena. Ainsi, il écrit : « Mais pour cette conférence, […] Paul Biya a choisi de se faire personnellement représenter. […] C’est probablement face à la demi-dizaine de défections (dont celle de son «frère» Paul Biya, en villégiature en Mvomeka’a) que Idriss Déby, a eu cette phrase à l’intention des cinq chefs d’État présents : “Après deux tentatives manquées, je note avec satisfaction aujourd’hui, que votre présence, messieurs les chefs d’État, témoigne bien de votre attachement au processus d’intégration de notre sous-région. Cette intégration demeure un impératif et la seule issue, à mon sens qui puisse nous permettre de nous arrimer à la mondialisation” ». Comme il rapporte avec précision l’invitation du président Deby, pourquoi n’en fait-il pas de même avec la réponse de Paul Biya? Sans doute parce qu’il ne la connait pas.

À l’image du précédent, l’auteur suivant, qui s’interroge sur les raisons qui poussent le président camerounais à demeurer dans son pays depuis cinq mois, avance quelques réponses recueillies auprès de « sources crédible ». Ainsi, on apprend que « le chef de l’État effectue dorénavant ses « courts séjours privés à Kribi» car il a découvert les charmes de cette destination » tandis que d’autres indiscrétions font « état d’une brouille les entre les autorités suisses et le président camerounais » dont la raison serait « la taille des délégations de M. Biya lors de ses déplacements à Genève : “Les autorités helvétiques trouvent que ces délégations sont pléthoriques. Elles auraient alors demandé au chef de l’État de les revoir à la baisse. Ce qui aurait fâché M. Biya », écrit le pseudo journaliste informé par « une source bien en cour au palais de l’Unité ». Nous sommes en plein délire!

Tous ces gens qui s’autoproclament éditeurs devraient faire preuve de plus de rigueur, plus s’appuyer sur des faits réels au lieu de nous rabattre les oreilles avec des spéculations et affirmations gratuites fondées sur du vent. Il ne s’agit là que de rumeurs sorties de leur imagination, sur lesquelles ils s’appuient en se cachant derrière de prétendues « sources crédible ».

Une réflexion au sujet de « Cameroun : les spécialistes des spéculations hasardeuses »

  1. C’est malheureusement l’opprobre de ces soit disant journalistes qui viennent salir cette noble profession, ils font de la liberté que le président Paul Biya leur a accordé un libertinage et une industrie de tromperie, d’arnaque et calomnie de tous genres au point où ils sont prêts pour quelques pièces à mettre à feu et à sang tout un pays, c’est dommage de voir ce genre de triste langage envahir le domaine sensible de la presse. C’est vraiment pour tout dire pour ces mafieux d’un autre monde une occasion hasardeuse de noyer l’univers médiatique. Quand on va sévir on va crier qu’il ya violation des doits à la liberté et quand ces journalistes écrivent du n’importe quoi il n’ya aucune violation ?

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