Rendre la « destination Cameroun » plus attrayante pour les investisseurs

Douala, métropole économique et principal centre des affaires du Cameroun et de la sous-région Afrique centrale, accueillait récemment la troisième édition du Cameroon Business Forum (CBF). Cette instance, conçue pour mettre en contact les responsables gouvernementaux et les milieux d’affaires dans le but d’améliorer le climat des affaires et permettre le développement économique du pays, a vu défiler certains membres du gouvernement camerounais comme le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso ou encore celui des Finances, Alamine Ousmane Mey. Ces derniers ont profité de l’occasion pour mesurer le chemin parcouru depuis la première édition du CBF en 2009, en revenant notamment sur les mesures prises ou envisagées pour améliorer le climat des affaires au Cameroun.

Le président Biya a fait adopter, il y a quelques années, la Charte des investissements,  concrétisant ainsi sa volonté d’offrir aux investisseurs nationaux comme étrangers un cadre incitatif pour l’exercice de leurs activités. Une charte qui s’est traduite par la création du Conseil de régulation et de compétitivité, de l’Agence de promotion des investissements, de la Commission nationale de la concurrence, de l’Agence des normes et de la qualité, etc. Et pour faciliter les importations et les exportations, un Guichet unique des opérations du Commerce extérieur a été institué. Par ailleurs, les dispositions prises dans le cadre de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), ont véritablement facilité le règlement de nombreux litiges commerciaux influençant ainsi positivement l’environnement juridique et judiciaire du Cameroun.

L’État camerounais a en outre entrepris, toujours dans l’optique d’améliorer le climat des affaires dans le pays, de réformer profondément son système judiciaire en garantissant une totale indépendance de la justice. Il est arrivé, par exemple, que l’État perde des procès qui l’opposaient à des investisseurs camerounais ou étrangers ou encore des entreprises camerounaises contre des partenaires étrangers, devant des tribunaux nationaux.

Enfin, les autorités camerounaises ont également pris conscience que cette amélioration du climat des affaires était indissociable de la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics. D’où la mise en place de la désormais célèbre Opération Épervier, une campagne de salubrité publique qui a conduit à l’arrestation de nombreuses personnalités y compris des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État soupçonnés de détournement de fonds publics.

Il est donc très clair que le président Biya et son gouvernement ont véritablement à cœur d’améliorer les performances économiques du Cameroun en instaurant un meilleur climat des affaires dans le pays. Ils espèrent ainsi gagner chaque année, à partir de 2013, un point de croissance pour prendre le chemin de l’émergence. Et ces efforts commencent déjà à porter fruit si l’on se fie au classement annuel de Doing Business où le Cameroun a gagné cette année quatre places comparé à 2011, de même pour ce qui est de la création d’entreprises (trois places). Les autorités camerounaises continuent à travailler fort afin de trouver d’autres moyens et outils qui leur permettraient d’améliorer encore plus la place du Cameroun dans ce classement et rendre la « destination Cameroun » plus attrayante pour les investisseurs.

Une réflexion au sujet de « Rendre la « destination Cameroun » plus attrayante pour les investisseurs »

  1. HOTELIA soutiendra le Ministère du Tourisme pour rendre la destination Cameroun plus attrayante !

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