Cameroun : la transparence dans la gestion des ressources

Le Cameroun « Pays candidat » à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) dont il est membre depuis 2005, s’apprête à accéder au statut de « pays conforme ». Le comité national EITI Cameroon (ITIE en anglais) vient de publier son plan d’action pour 2012-2014, se conformant aux exigences du conseil d’administration du l’ITIE qui demandait à ce que l’adoption et la publication d’un plan d’action du pays soient effectuées avant le 13 mai 2012. Le Cameroun sera fixé sur son sort le 13 août 2013.

L’ITIE a été lancée en 2002 au sommet de Johannesburg (Afrique du Sud) sur le développement durable, à l’initiative de l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, pour classifier les pays qui respectent les règles de transparence dans la gestion des ressources financières provenant des industries extractives. En somme, cette coalition regroupant des gouvernements, des entreprises, des groupes issus de la société civile, des investisseurs et des organisations internationales, établit une norme internationale permettant aux entreprises pétrolières et minières de publier combien elles payent et aux gouvernements de divulguer leurs revenus issus de leurs ressources naturelles. Le but étant d’accroître la transparence dans les transactions entre les gouvernements et les compagnies des industries pétrolières et minières afin d’améliorer la gouvernance des pays dépendant de ces ressources. Et les États déclarés « Pays conformes » gagnent par la même occasion une certaine crédibilité aux yeux des bailleurs de fonds et des partenaires internationaux.

Le Cameroun qui concourt donc encore cette année pour ce titre de « Pays conforme », semble bien parti pour l’emporter avec les 97,5 milliards de FCFA transférés par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) au Trésor public camerounais au titre des recettes pétrolières pour le premier trimestre 2012. Par ailleurs, selon les informations publiées par la SNH, la part des volumes produits revenant à l’État à la même période est en hausse (3,8 millions de barils) par rapport au premier trimestre 2011 (3,4 millions de barils). Aussi, avec ce niveau de production et l’embellie des cours mondiaux du pétrole brut, il paraît peu probable que le niveau des recettes totales de l’année 2012 soit inférieur aux 572 milliards de FCFA transférés au Trésor public par la SNH au terme de l’exercice budgétaire 2011. Ces recettes pétrolières ainsi générées par la SNH, une fois transférées entièrement au trésor, après déduction des coûts, sont reversées au budget de l’État et servent principalement à financer le développement, dans le cadre entre autres de la stratégie gouvernementale de réduction de la pauvreté et de la réalisation des « projets structurants ».

 

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