Cameroun : le développement durable au cœur de la politique de Paul Biya

De nombreuses personnalités travaillant dans le secteur de la foresterie se sont réunies ce 5 septembre à Yaoundé 2012, pour un atelier de validation des propositions de relecture de la politique et de la législation forestière camerounaise. Les agents de la brigade nationale de contrôle, les responsables du ministère des Forêts et de la Faune, les syndicats des opérateurs économiques du secteur forestier, les représentants des sociétés forestières, les organisations de la société civile, les partenaires étrangers dont l’Union européenne, etc. se sont donc retrouvés dans la capitale camerounaise pour discuter des questions relatives au contrôle forestier et aux infractions forestières.

Ils ont ainsi décidé de durcir la loi forestière, en modifiant notamment l’article 158 de la loi de 1994 qui indiquait que : « Est puni d’une amende de 3 millions à 10 millions francs CFA et d’un emprisonnement d’un à trois ans ou de l’une seulement de ces peines l’auteur de l’une des infractions suivantes : exploitation au-delà des limites de la concession forestière, du volume et de la période accordées, etc.».

Aujourd’hui, pour les mêmes infractions, le contrevenant « est puni d’une amende allant de 10 millions à 15 millions de francs Cfa et d’un emprisonnement d’un à 3 ans ou de l’une de ces peines ». Pour justifier cette politique de plus en plus répressive, les autorités signalent que « les sanctions qui s’observaient jusqu’ici n’étaient pas suffisamment dissuasives. Les opérateurs trouvaient plus avantageux de commettre des infractions au lieu d’éviter de les commettre ». En effet, de nombreuses sociétés forestières continuent d’exploiter de manière illégale la forêt camerounaise.
Mais tout ceci va bien au-delà de la simple question des amendes. Cette modification de la législation forestière marque globalement la volonté du président Paul Biya de protéger l’environnement et de promouvoir « l’économie verte » dans son pays mais également dans toute la région. Ainsi, dans sa déclaration (lue par le ministre des Relations Extérieures qui le représentait personnellement) à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable lors de Rio+20 au Brésil en juin dernier, il est revenu sur l’importance de relever « les défis de la destruction de l’environnement à l’échelle mondiale ».

Selon le chef de l’État camerounais, « les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et plus d’un tiers de toutes les espèces connues pourraient disparaître si le changement climatique n’est pas combattu », et cela d’autant plus que, « au Cameroun, la situation est également préoccupante ». C’est pourquoi depuis près de deux décennies déjà, notamment après le premier Sommet de Rio en 1992, les autorités camerounaises ont pris un ensemble de mesures en faveur du développement durable.

Parmi ces mesures, l’on peut citer, par exemple, le Plan de Développement des Forêts et le Plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE). Ce dernier élaboré selon une méthode participative avec l’appui du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) et des autres partenaires au développement, intègre tous les aspects liés à la gestion des forêts. Il a été suivi d’une loi-cadre sur la gestion de l’environnement adoptée en 1996. De même, le Cameroun a lancé en partenariat avec les pays sahéliens de la région, une campagne de reboisement baptisée « Opération Sahel Vert ».

Toutes ces initiatives attestent véritablement des efforts effectués par le président Biya et son gouvernement pour la protection de l’environnement et plus généralement pour le développement durable, car comme il l’a souligné à Rio : « la planète Terre est notre maison commune. Ensemble, nous nous devons de la préserver ».

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