Cameroun : Témoignage d’amour du peuple pour Chantal Biya

De retour ce lundi 10 septembre d’un long séjour en Europe en compagnie de son époux, la Première Dame du Cameroun, Chantal Biya a eu droit à « un accueil digne d’une princesse » à coup de bouquets de fleurs, banderoles et autres pancartes élogieux les uns après les autres. Le couple présidentiel a en effet été acclamé sur le tarmac par une foule de Camerounais et Camerounaises, toutes classes sociales et bords politiques confondus, qui se sont précipités au pied de l’avion pour leur dérouler le tapis rouge, notamment Madame Biya absente de la vie publique depuis plusieurs mois. « Tout au long de l’itinéraire qui mène le cortège présidentiel jusqu’au palais de l’Unité, ce sera la même effervescence, la même liesse populaire », soulignait ainsi un journal en ligne camerounais pour raconter le bain de foule dont a bénéficié le couple présidentiel tout au long du parcours emprunté par leur cortège pour regagner le palais d’Étoudi.

Il faut dire que la Première Dame habituée à assister le président Biya dans des grands événements, en particulier lors des sommets comme celui de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) et des cérémonies telles que de la fête nationale du pays le 20 mai, n’est pas apparue en public depuis le mois de mars 2012. Et il n’en fallait pas plus pour que la machine à rumeurs démarre et s’affole. Son retrait de la scène publique a ainsi suscité la curiosité des Camerounais qui ont commencé à s’interroger et les journaux locaux manquant d’informations, en ont profité pour faire circuler les rumeurs les plus folles et invraisemblables. Pour les uns, Chantal Biya était enceinte et était allée accoucher en Europe tandis que pour les autres, le couple présidentiel était au bord du divorce. Avec ce retour triomphal, Paul et Chantal Biya ont ainsi tordu le cou à ces rumeurs.
Comment expliquer cet élan d’amour pour Chantal Biya ? Pourquoi les Camerounais aiment-ils autant leur Première Dame ? La réponse est sans doute à chercher du côté de son engagement social et humanitaire. Ainsi, en Afrique et plus particulièrement au Cameroun, l’épouse du chef de l’État camerounais a fait de la lutte contre le sida, son cheval de bataille. La création en 2002 de l’ONG Synergies africaines contre le Sida et les Souffrances en est l’exemple le plus visible. Tout comme l’inauguration à Yaoundé le 23 février 2006, du Centre international de référence Chantal Biya (CIRCB) pour la recherche sur la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA. La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME), la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’atténuation des souffrances de l’enfant africain, ainsi qu’un plan de lutte contre le cancer au Cameroun intégrant un objectif global de lutte contre les maladies non transmissibles comme le diabète et l’hypertension artérielle, sont autant de rayons d’action de l’ONG Synergies africaines contre le Sida et les Souffrances.
Par ailleurs, désireuse de faire reculer la pauvreté dans son pays, la Première Dame camerounaise a créé plusieurs associations à caractère humanitaire telles que la Fondation Chantal Biya et le Cercle des Amis du Cameroun (Cerac). Des associations qui constituent les leviers de ses œuvres caritatives. Créée en 1994, la Fondation Chantal Biya développe des actions multiformes dans les domaines de la santé, de l’éducation, du social et du sport. Elle dispose d’un hôpital à vocation pédiatrique et maternel, le « Centre Mère et enfant » où sont dispensés à moindre coût des soins de haut niveau et d’un orphelinat, le Children First Center, qui assure la prise en charge des enfants abandonnés ou nécessiteux. Le Cerac, quant à lui, est une association humanitaire, apolitique et à but non lucratif créé en 1995. Elle participe à la lutte contre la pauvreté en milieux urbain et rural. Son appui aux pouvoirs publics a permis la rénovation et l’équipement de plusieurs centres de santé du Cameroun.
Ces multiples réalisations ont valu à Madame Biya d’être honorée en novembre 2008 par l’Organisation des Nations Unies. Cette dernière lui a décerné le titre d’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. En rejoignant ainsi le cercle restreint des sommités africaines comme Nelson Mandela, Wole Soyinka, Cheikh Modibo Diarra qui ont accepté de mettre leur nom et leur prestige au service des idéaux de l’Unesco, la Première Dame du Cameroun, Chantal Biya, a fini d’asseoir sa reconnaissance internationale. Rien de surprenant donc à ce que ses compatriotes le lui rendent bien avec des marques de sympathie comme celles reçues lors de son retour au pays ce 10 septembre après des mois d’absence.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quinze + huit =