La résolution des conflits par le dialogue : Une approche chère à Paul Biya

Le président Biya devrait faire partie des chefs d’États annoncés pour participer à la 67e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, qui s’est ouverte le 18 septembre. Le chef de l’État camerounais qui a toujours tenu à honorer ce rendez-vous annuel, devrait, en principe, prendre la parole à la tribune des Nations Unies le 27 septembre prochain durant la semaine de réunions de haut niveau (24-28 septembre), placées entre autres, sous le signe de « l’ajustement ou la règlementation des situations et différends internationaux par des moyens pacifiques ».

Une approche que le chef de l’État camerounais a toujours défendue. Il partage ainsi le point de vue de M. Vuk Jeremic, Président de cette 67e session de l’Assemblée générale, qui a « engagé les États Membres à ne pas perdre de vue leur obligation commune de demeurer engagés à résoudre leurs différends de manière harmonieuse et par le dialogue ». On comprend dès lors pourquoi cet événement qui réunit les plus grandes personnalités de ce monde (chefs d’État et de gouvernement ainsi que des ministres des pays membres des Nations Unies), revêt cette année une importance particulière pour le président Biya qui croit fortement à l’idée que les différents conflits doivent toujours être réglés pacifiquement. Il l’a d’ailleurs prouvé avec le différend qui, dans les années 90, l’a opposé au Nigéria à propos de la presqu’île de Bakassi.

Cette dernière a en effet fait l’objet, pendant plus d’une décennie, d’un sérieux contentieux entre le Cameroun et son voisin nigérian. Le conflit portait sur la question de la souveraineté de ce territoire d’environ 1 000 km2 situé à la frontière entre les deux pays. Longtemps administrée par le Nigéria, la presqu’île de Bakassi a été attribuée au Cameroun par un jugement de la Cour Internationale de Justice de La Haye rendu le 10 octobre 2002. Un jugement qui répondait à une requête soumise en 1994 par le Président Biya suite à une agression du Nigéria dont les troupes avaient occupé plusieurs localités camerounaises dans la presqu’île. Pour éviter que ces incidents provoquent la guerre entre les deux pays, Paul Biya avait préféré laisser la Cour Internationale de Justice trancher en déterminant le tracé final de la frontière maritime entre les deux États. L’armée nigériane a donc été sommée de se retirer de la péninsule avant le 14 août 2008. Chose qu’elle a fait sans heurts à la date prévue.

Une fois n’est pas coutume, ce conflit entre deux pays africains aurait pu, comme ailleurs sur le continent, durer indéfiniment et provoquer les pires violences. Au lieu de cela, c’est le droit et la diplomatie qui l’ont remporté sur la violence et la sauvagerie. En gérant ce conflit avec patience et habileté par le biais du dialogue, le président Biya et la diplomatie camerounaise ont donc non seulement défendu les intérêts de leur pays mais ils ont également œuvré pour la paix dans cette partie de l’Afrique déjà fragilisée par des conflits armés.

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