Cameroun : l’appui des investisseurs étrangers aux «Grandes Réalisations»

« Après la phase d’exploration sur le permis, menée depuis 1999, nous serons bientôt prêts à lancer la phase de développement et de production » a déclaré Nfon Tabetando, président d’EurOil, la filiale camerounaise de la firme britannique Bowleven qui vient d’obtenir un permis de production sur le champ pétrolier Etinde. Le coût de développement de ce permis est estimé à un milliard de dollars.

Au moment de sa réélection, Paul Biya avait annoncé que son nouveau mandat sera celui des Grandes Réalisations. Évidemment, la réalisation de ce projet dépend en partie des investissements étrangers. Bonne nouvelle pour les Camerounais : ces investissements affluent dans le pays depuis plusieurs mois. Grâce à la politique incitative du président Biya, le Cameroun devient donc de plus en plus attractif aux yeux de nombreux investisseurs étrangers qui s’y précipitent en masse pour y investir dans des domaines très diversifiés.

Deux délégations d’hommes d’affaires marocains et tunisiens avaient ainsi récemment fait le déplacement jusqu’à Yaoundé pour rencontrer les autorités camerounaises pour une réunion de travail au sommet ayant pour but de développer les opportunités d’affaires avec le pays. Parmi ces hommes d’affaires, se trouvait le président du Groupe ADDOHA, le Marocain Anas SERFRIOUI à l’origine du projet de construction d’une cimenterie à Bonaberi (Douala). Ce projet qui vise à construire des logements sociaux sur l’ensemble du territoire camerounais, va également créer un millier d’emplois, en plus de contribuer à la baisse du prix du ciment.

De même, le projet de cimenterie de la société Dangote Industries Cameroon LTD appartenant au promoteur milliardaire nigérian Aliko Dangote, dont les travaux avaient été interrompus à cause d’un litige avec les chefs Sawa de Douala, a finalement repris sur ordre du président Paul Biya. Par ailleurs, la Compagnie chérifienne de chocolaterie, 2e usine de production de chocolat d’origine marocaine, a lancé en juin dernier, à travers sa succursale camerounaise, la Cameroon Investment Company, la construction d’une usine de production de chocolat qui produira 40 000 tonnes de chocolat par an et emploiera 500 personnes.

Mais la cimenterie et la chocolaterie ne sont pas les seuls secteurs qui offrent des opportunités d’affaires au Cameroun. Des secteurs comme les infrastructures attirent autant les investisseurs étrangers sur le territoire camerounais. Ainsi, avec une enveloppe de 50 milliards FCFA, le groupe Bolloré compte investir entre 2012 et 2013 dans plusieurs projets de développement au Cameroun, dont un train rapide entre Yaoundé et Douala et une ferme photovoltaïque. Une partie de ces investissements sera aussi affectée au développement du port en eau profonde de Kribi. Ce dernier fait partie des projets structurants que Paul Biya a promis de réaliser durant son septennat (2011-2018). C’est donc bien parti pour les Grandes Réalisations.

« Les résultats encourageants de l’économie camerounaise sont rendus possibles grâce, d’une part, au démarrage effectif des grands projets structurants dans le secteur des infrastructures et de l’énergie et, d’autre part, au raffermissement de la demande intérieure, soutenue par la bonne tenue des finances publiques. », soulignait ainsi Mario de Zamaroczy, chef de la mission conjointe effectuée par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la BAD en mai dernier au Cameroun.

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