Cameroun : le soutien du gouvernement au respect des droits des femmes

Ce week-end (9-10 mars 2013) avait lieu à Yaoundé dans le cadre de la de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, une conférence organisée par l’association Africa femmes Performantes (AFP), avec pour thème : « renforcer le pouvoir financier des femmes performantes ». Mais le principal objectif de cette conférence réunissant de nombreuses entrepreneures africaines venues aussi bien du continent que de l’extérieur, était la mise sur pied d’une coopérative financière panafricaine, en plus de fournir à ces femmes, les outils susceptibles de leur permettre de s’engager dans l’entreprenariat. Ce n’est pas un hasard si cette conférence s’est tenue au Cameroun vu l’immense travail effectué par le pouvoir pour soutenir les initiatives des femmes camerounaises et africaines en général.
Ainsi, en août dernier toujours à Yaoundé, une convention a été signée entre le ministère de l’Économie et le Groupement des femmes d’affaires du Cameroun (GFAC). Une convention qui vise la création de 800 entreprises féminines au cours des six prochaines années dont 50 à Yaoundé et Douala dès la troisième année, 100 dans deux autres régions à partir de la quatrième année et 120 durant la cinquième année. Tandis que les 500 autres restantes devront pour leur part voir le jour au cours de la dernière année. Au total, les autorités camerounaises prévoient de débourser près de 2 milliards de F CFA, soit environ 4 millions de dollars, sur ce projet. C’est dire si le président Biya et son gouvernement accordent une importance particulière à l’entreprenariat féminin.
Par ailleurs, le Cameroun est devenu en janvier dernier, le 36e État membre de l’Union africaine à ratifier le Protocole relatif aux droits des femmes. Ce qui lui a valu d’être félicité par la Coalition du Mouvement de Solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR), d’avoir ainsi « franchi cette étape importante qui démontre son engagement envers les droits des femmes et l’égalité entre les sexes », selon leur communiqué officiel.
« Nous aimerions profiter de cette occasion pour exprimer notre sincère gratitude au Gouvernement du Cameroun pour permettre aux femmes camerounaises de faire des avancées à travers les dispositions du Protocole, au Rapporteur spécial sur les droits des femmes en Afrique, aux autres membres de la coalition SOAWR », a ajouté Sylvie Jacqueline Ndongmo, Présidente du Réseau de communication et de promotion des femmes (Women Advocacy and Communication Network , WANET en anglais) et du Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET), deux organisations membres de SOAWR, une coalition de 43 organisations de la société civile basées dans 23 pays Africains et dévouées à la protection et l’avancement des droits des femmes africaines.
Enfin, faut-il rappeler que le Cameroun est l’un des rares pays africains à avoir un ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, chargé entre autres, « de l’élaboration et de la mise en œuvre des mesures relatives au respect des droits de la femme camerounaise dans la société, à la disparition de toute discrimination envers les femmes et à l’accroissement des garanties d’égalité dans les domaines politique économique, social et culturel »?

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