Les associations camerounaises de la diaspora : les prétendus porte-parole du peuple

Le président Biya était en visite officielle en France en janvier dernier. Il a rencontré son homologue François Hollande pour évoquer la question de la coopération franco-camerounaise. Il a également eu des entretiens avec des membres du patronat français. Certaines associations de la diaspora camerounaise ont profité de ce séjour, pour organiser un débat ou devrait-on dire un procès contre le pouvoir. Les membres de ces associations prétendent parler au nom du peuple camerounais, qu’il soit à l’extérieur ou à l’intérieur du pays. Ils se présentent comme son porte-parole, ils savent ce qu’il pense, ce qu’il veut et ne veut pas, ce dont il a envie, etc. Avec quel mandat? C’est la question à 10 000 $. Malheureusement, ce phénomène n’est pas propre à l’Europe, on le retrouve aussi ailleurs.
C’est une véritable tendance que l’on observe également au sein de différentes communautés camerounaises installées à l’étranger. Mais que valent réellement ces associations de la diaspora que beaucoup qualifient de groupuscules autoproclamés aux objectifs douteux ?
Il paraît clair que ces individus défendent en réalité leurs intérêts et leurs ambitions dans le but de se faire gratuitement de la publicité à des fins purement personnelles. Ils se servent donc de la diaspora qu’ils pensent manipuler et agissent pour des raisons partisanes. Tout ce qui les intéresse, c’est le pouvoir et pour cela, ils ont besoin de diaboliser le plus possible le régime en place, le noircir au maximum. Ils profitent de n’importe quelle affaire et s’en servent comme arme pour leur pseudo-lutte pour sauver ou défendre le peuple camerounais qu’ils disent opprimé alors même qu’ils sont et restent avant tout des vendeurs d’illusions qui veulent donner l’impression qu’il y a beaucoup de monde avec eux et qu’ils sont des organisations structurées.
Ces associations constituent en réalité une véritable mascarade et font beaucoup de bruit ici et là à un moment donné. Mais souvent, après une de leurs manifestations, débats ou table-rondes, elles disparaissent et l’on n’entend plus parler d’elles. Finalement, ces pseudo porte-parole du peuple camerounais agissent comme si celui-ci était devenu pour eux, une sorte de bouclier derrière lequel ils se cachent lorsqu’ils désirent ou ont besoin de s’attaquer au pouvoir en place. Et pour cela, ils se servent de l’outil ultime d’aujourd’hui qui est Internet, avec notamment les réseaux sociaux comme Youtube.

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