Franck Biya sénateur ? De l’affabulation pure et simple!

À quelques jours des premières élections sénatoriales au Cameroun prévues le 14 avril prochain, les rumeurs sur Franck Biya s’intensifient. Depuis quelques semaines, la presse en ligne ne parle que du fils du président Biya. Elle ne cesse d’affirmer que ce dernier n’exclurait pas de nommer son fils aîné au Sénat. Selon la Constitution camerounaise de 1996, le pays doit se doter d’un Sénat dont 30 de ses 100 membres sont directement nommés par le chef de l’État et les 70 autres par les élus municipaux.

Dans l’imagination fertile des détracteurs, si ce scénario venait à se concrétiser, à savoir si Franck Biya faisait partie des 30 membres nommés par le président, la prochaine étape serait sa nomination à la tête du Sénat. Une position qui ferait de lui le 2e personnage de l’État après le président Biya. Ce qui en cas de vacance de pouvoir, lui permettrait d’assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un successeur. On est, selon ces détracteurs, en train de le préparer à la succession de la présidence du Cameroun. On est en plein délire.

Cette campagne n’est que de la pure spéculation, sans aucun fondement, personne n’étant dans le secret des dieux. Comme le soulignait en novembre dernier dans une tribune libre publiée dans Cameroon Tribune, à propos d’une autre affaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Secrétaire national à la communication du Rdpc, Jacques Fame Ndongo, certains individus veulent « médire et détruire, sans fondement » l’action de Paul Biya tourné vers l’émergence du Cameroun en 2035. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, le président de la République n’a pas de dauphin, pas même son fils ! « Seul le peuple camerounais, souverain et maître de son Destin, choisira librement le successeur du président Paul Biya ».

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que l’on a à faire à ce type d’affabulation, de spéculation. On y est habitué. Il y a toujours des personnes qui prétendent savoir ce qui se passe jusqu’à ce que la réalité vienne prouver le contraire, comme lorsqu’elles n’ont cessé d’affirmer que le président français François Hollande boudait son homologue camerounais et qu’il refusait de le recevoir. Finalement, le président Biya a été en visite d’État en France en février dernier. De même, avant les élections présidentielles de 2011, les mêmes détracteurs affirmaient que la communauté internationale souhaitait que le président Biya quitte le pouvoir et qu’elle allait tout faire pour qu’il ne soit pas réélu. Et pourtant.

Pour résumer, certains digèrent très mal la réélection de Paul Biya en 2011 et refusent d’accepter cette réalité. Et à défaut de l’atteindre directement avec toutes ces campagnes de dénigrement, ils essayent de passer par son fils. Ce dernier est dans leur collimateur depuis quelque temps déjà, notamment avec cette histoire sur sa prétendue détention de biens mal acquis sur le territoire français. Mais ces détracteurs n’ont jamais réussi à susciter le moindre intérêt auprès du public camerounais. C’est pour cette raison qu’ils tentent aujourd’hui une nouvelle approche avec cette énième campagne diffamatoire. Mais heureusement, ces rumeurs vont très vite se dégonfler comme un ballon de baudruche.

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