Libération des otages français : le Cameroun reste un pays sécuritaire

Les sept otages français, trois adultes et quatre enfants, enlevés le 19 février dernier dans le nord du Cameroun, ont été libérés et remis aux autorités camerounaises par leurs ravisseurs. Accueillis par le secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun en présence de l’ambassadeur de France dans le pays, ils sont tous sains et saufs. Le chef de famille, Tanguy Moulin Fournier, a tenu à remercier via la presse, le président Biya et les autorités camerounaises pour tous les efforts fournis en vue de cette libération. L’ambassadeur de France s’est également joint à lui pour féliciter le chef de l’État camerounais pour cet heureux dénouement.

Cette libération est par ailleurs le résultat d’une excellente collaboration entre trois pays (le Nigeria, la France et le Cameroun), même si aucun détail n’a été donné sur les conditions de la libération de ces otages français. Il s’agit d’un véritable travail d’équipe. Les sept Français avaient été enlevés lors d’un séjour touristique au parc de Waza par Boko Haram, puis conduits au Nigeria. Dans une vidéo postée sur Internet, la secte islamiste nigériane avait revendiqué cet enlèvement et réclamé la libération de ses membres qui seraient détenus au Cameroun et au Nigeria.
Très vite, beaucoup d’informations ont commencé à circuler sur la sécurité au Cameroun, effrayant ainsi quelque peu les touristes et les investisseurs. Beaucoup se demandaient si le Cameroun était devenu un pays moins sécuritaire. La réponse que donne le gouvernement camerounais avec cette libération est : NON. Cet événement aurait pu arriver dans n’importe où, aucun pays n’est à l’abri. Ainsi, Paul Biya à travers un communiqué publié ce vendredi, a tenu à réaffirmer « sa détermination à continuer à ne ménager aucun effort pour que le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de paix, de stabilité, de tolérance et progrès ».

Le chef d’État camerounais a en effet, toujours fait de la préservation de la paix, son principal cheval de bataille pour que son pays demeure un îlot de paix et de stabilité où il fait bon vivre. Il a toujours mis un point d’honneur à éteindre tous les foyers de tension qui pourraient s’allumer entre les multiples groupes ethniques et religieuxqui existent au Cameroun. En outre, ce pays a été et reste un pays d’accueil pour de nombreux ressortissants et réfugiés africains. Et comme le prouvent les événements de ces dernières semaines, Paul Biya ne néglige pas non plus aucun détail lorsqu’il est question de la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger. Ce fut déjà le cas en octobre 2008 avec la libération sans effusion de sang des otages retenus par des assaillants à Bakassi.

Enfin, le Cameroun est entouré des pays comme le Tchad, la République centrafricaine, la République du Congo Brazzaville et le Nigeria. Des pays où les guerres et toutes sortes de conflits fratricides sont légion. Du fait de ce voisinage, le président Biya a toujours eu également le souci d’assurer la paix aux frontières avec ses voisins.

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