La diaspora camerounaise : Paul Biya tient ses promesses !

Beaucoup de Camerounais vivant à l’étranger ont toujours revendiqué le droit de voter depuis leur pays d’accueil et celui d’avoir une structure gouvernementale dédiée à la gestion de leurs préoccupations à l’image des diasporas de certains pays comme le Mali et le Sénégal qui ont un ministère des Maliens ou Sénégalais de l’extérieur. Des attentes auxquelles le président Biya a répondu, n’en déplaise à certains membres qui sont des éternels insatisfaits. Il a fait de leur désir une réalité incontestable qu’une partie de la diaspora a du mal à accepter.

La première réponse aux préoccupations des Camerounais de l’étranger a donc été de promulguer le 13 juillet 2011, deux ans après la promesse de Paul Biya en 2009, la loi relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger. Le 9 octobre 2011, ces Camerounais ont ainsi pu exercer pour la première fois, leur droit de vote, au même titre que leurs compatriotes résidant au Cameroun, à l’occasion de l’élection présidentielle. La législation du Cameroun prévoyait jusque-là que ces Camerounais de l’étranger ne pouvaient exercer leur droit de vote qu’en cas de retour sur le territoire national au moment de l’élection. Mais, il semblerait que cette partie de la législation était contraire à la Constitution qui garantit le droit de vote à tous les citoyens du Cameroun. C’est pourquoi, conscient de cette anomalie, le président Paul Biya a décidé d’y remédier en remettant les choses en place avec l’adoption de cette loi par l’Assemblée nationale à l’issue d’une session extraordinaire.

Mais au lieu de se réjouir de ce changement et de l’accueillir positivement comme il devrait l’être en tant que projet attendu depuis très longtemps, certaines personnalités prises de court par cette initiative, ont préféré comme d’habitude, aller vers la critique systématique et aveugle. Ainsi, la plupart d’entre elles ont avancé l’argument de la loi interdisant la double nationalité, qui serait selon elles, un frein à cette nouvelle loi. Bref, fort heureusement, elles constituent une minorité au sein de la diaspora qui compte 4 millions de Camerounais. Une diaspora dont les membres se réjouissent pour l’essentiel, de cette possibilité qui leur a été accordée de pouvoir enfin remplir leur devoir de citoyen depuis l’étranger. Ce qui est une grande victoire.

Aujourd’hui, le chef de l’État camerounais répond à une autre attente des Camerounais de l’Étranger en réorganisant par décret présidentiel datant du 22 avril 2013, le ministère des Relations extérieures (Minrex) qui comprend désormais une direction dédiée aux Camerounais de l’étranger. Celle-ci a comme mission principale, la protection des intérêts des ressortissants camerounais à l’étranger. Elle est chargée notamment « de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de gestion, promotion et protection sociale et juridique des Camerounais à l’étranger, du suivi et de l’élaboration des politiques et stratégies en vue de la participation des Camerounais de l’étranger au développement politique, économique et social du pays, en collaboration avec les autres administrations concernées ».

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