Liberté de presse et de parole au Cameroun : des progrès réels depuis l’arrivée de Paul Biya

En ce 3 mai 2013, le Cameroun se joint à la communauté internationale pour célébrer la 20e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse placée cette année sous le thème de « Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias ». C’est l’occasion pour nous de revenir sur la liberté de ton dont bénéficient les médias camerounais avec tous ces journalistes qui critiquent et invectivent sans aucune retenue le pouvoir en place, en particulier le chef de l’État, sans craindre d’être réprimandés.

D’une manière générale, les médias et l’ensemble des Camerounais se sentent ainsi, entièrement libres de parler de tout et partout. Et cela, grâce à un homme, Paul Biya qui, en soumettant à l’Assemblée nationale le projet de loi libéralisant le secteur de l’audiovisuel autour des années 90, a fait que la liberté de la presse au Cameroun aujourd’hui, est une réalité vivante. Quoi qu’en disent certains, il est reconnu comme l’homme qui aura apporté la liberté de la presse à son pays. La prolifération des titres ces dernières années parle d’elle-même. Les 600 journaux parmi lesquels une vingtaine d’hebdomadaires et quatre quotidiens privés (selon les statistiques du ministère de la Communication) que compte le Cameroun font désormais preuve d’une rare liberté de ton. Ils sont devenus la plateforme sur laquelle se déroule l’essentiel du débat public en permettant à la population d’y participer pleinement en toute liberté.

Il n’en a pas toujours été ainsi pourtant. En effet, au lendemain de l’indépendance avec la célèbre ordonnance de 1962 qui a introduit la notion de subversion, les Camerounais ont assisté impuissants au musellement de la presse qui s’est alors manifesté par la censure administrative. Ainsi, nombreux étaient ceux qui, habités par la peur, hésitaient à prendre la parole en public et à s’exprimer librement sur certains sujets. Il s’est même instauré, au sein de la corporation des journalistes, une politique de l’autocensure. Mais depuis les fameuses lois de 1990 qui ont consacré les libertés politiques et abrogé l’ordonnance de 1962, cette peur a fait place à une liberté qui frise parfois le libertinage.

En 1990, à l’initiative du président Paul Biya, l’arsenal juridique camerounais a subi un remodelage complet qui se traduit dans le domaine de la presse par le vote de la loi 90 du 19 décembre 1990 sur la communication sociale dont l’une des conséquences directes a été la suppression du régime d’autorisation au profit de la déclaration. Cette loi a également mis fin à la censure administrative préalable et au monopole de l’État sur les médias audiovisuels proclamant ainsi la liberté de la presse. Accompagnée du Décret du 3 avril 2000 fixant les conditions et les modalités de création et d’exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelle, cette loi a contribué à la profonde modification du paysage médiatique du pays. Un paysage complété aujourd’hui par la presse cybernétique.

Toutes ces mesures d’allègement, en plus d’avoir aidé à la multiplication ou l’apparition de nombreux journaux dans le pays, ont également permis, dans le milieu de la presse audiovisuelle, la création de plusieurs stations de télévision, dont une dizaine privées, en plus de la chaîne publique nationale, Cameroon Radio Television (CRTV). Quant à la radiodiffusion, elle a vu naître 36 stations communautaires implantées sur l’ensemble du territoire camerounais et une cinquantaine de radios commerciales se disputant le marché de la publicité.

Mais, le président Paul Biya ne s’est pas contenté de libéraliser le paysage médiatique camerounais; il a également institué un fonds de soutien estimé à 200 millions de F CFA par an, qui apporte une aide financière significative à un certain nombre d’organes de presse camerounais qui, confrontés à l’étroitesse du marché publicitaire, doivent faire face à un grave problème de financement.

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