L’agriculture de deuxième génération : une promesse du Président Biya

Lors de son discours à Maroua à l’occasion de la campagne électorale pour les présidentielles de 2011, le président Paul Biya revenait sur la « Politique agricole », un sujet qui lui tient particulièrement à cœur depuis des années. L’agriculture est, selon lui, la véritable richesse du Cameroun, qu’il souhaiterait transformer en grenier de l’Afrique centrale. Et pour cause, la nature le permet. En effet, le pays dispose de nombreux atouts, à commencer par une diversité climatique qui permet une grande richesse de cultures; un énorme potentiel de terre arable (7,2 millions d’hectares dont 1,8 million effectivement cultivés, soit seulement 26% du potentiel); un riche potentiel hydrographique (l’un des plus importants d’Afrique) et un potentiel de création d’emplois impressionnant (l’agriculture emploie actuellement 45 000 travailleurs et avec les mesures mises en œuvre et les nouvelles incitations envisagées, ce chiffre devrait, en 2014, atteindre 165 000 et 200 000 en 2016).

Le président Biya et son gouvernement ont ainsi établi dans le cadre des « Grandes réalisations », 5 principaux trains de mesures visant à encourager et développer l’agriculture et en faire le fer de lance de la croissance du pays.
• Le premier train de mesures va contribuer à accélérer la modernisation de l’agriculture grâce à une politique d’exploitation collective des équipements agricoles fondée sur le micro-leasing.
• Le deuxième va permettre de créer des incitations spéciales comme la réduction d’impôts à l’exportation des produits agricoles, la simplification des formalités d’exportation ou encore la réduction des taxes de douane sur les intrants et le matériel agricoles, qui sont adaptées à l’agriculture moderne.
• Le troisième train de mesures concerne la banque d’appui au secteur agricole.
• Le quatrième vise le redéploiement de l’industrie chimique en faveur de l’agro-industrie
• Le cinquième train de mesures permettra de procurer aux jeunes un enseignement agricole adapté aux réalités du pays.

Plus d’un an après leur annonce, ces mesures sur l’agriculture de deuxième génération, sont en train de prendre forme. En effet, malgré quelques contraintes, les lignes directrices de la nouvelle politique agricole s’exécutent de manière satisfaisante, selon les autorités camerounaises. Deux mesures structurelles l’illustrent parfaitement : d’abord le projet de construction d’une usine d’engrais d’une capacité de 700 000 tonnes près de Limbé, puis l’unité de montage de machines agricoles d’Ebolowa, sans oublier la réhabilitation des fermes semencières agricoles et le renforcement du dispositif de financement des activités rurales grâce à la création de la banque agricole et de la banque des PME-PMI.

Les autres mesures comme la réforme foncière dont le but est de rendre plus accessibles les terres et la modernisation de la formation et de l’enseignement agricoles, sont également en cours. Ainsi, dans le cadre de cette réforme foncière, des filières agropastorales ont été ouvertes dans les lycées et collèges techniques, deux centres régionaux spécialisés dans la formation de cadres intermédiaires dans les métiers de l’eau, l’énergie, l’environnement, le génie civil, les mines et la mécanisation ont été créés.
Cette agriculture de deuxième génération promise par le président Biya est bel et bien en marche.

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