Nomination à la Présidence du Sénat : la culture démocratique bien enracinée au Cameroun

Suite à l’annonce de la nomination de Marcel Niat Njifendji à la présidence du Sénat camerounais, quelques membres de la diaspora se sont déchaînés sur internet comme ils ont pris l’habitude de le faire, pour dénoncer ce qu’ils appellent « les nominations et autres promotions d’inspiration tribale ». Rien de nouveau donc tant c’est devenue une habitude chez certains individus au sein de différentes communautés camerounaises installées à l’étranger.

Déjà, à quelques jours des élections sénatoriales, – une première au Cameroun– les rumeurs sur Franck Biya se sont intensifiés sur la toile, prétendant que Paul Biya n’excluait pas de nommer son fils aîné au Sénat. Selon la Constitution camerounaise de 1996, le pays doit se doter d’un Sénat dont 30 de ses 100 membres sont directement nommés par le chef de l’État et les 70 autres par les élus municipaux. Et selon ces détracteurs à l’imagination fertile, parmi les 30 sénateurs ainsi nommés par le président Biya, il y aurait forcément son fils Franck Biya. Ce n’est pas la première fois que ce dernier est dans le collimateur de ces habitués d’affabulation et de spéculation qui avant, parlaient de sa prétendue détention de biens mal acquis en France.

Comme le soulignait il y a quelques mois dans une tribune libre publiée dans Cameroon Tribune, à propos d’une autre affaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Secrétaire national à la communication du Rdpc, Jacques Fame Ndongo, certains individus veulent « médire et détruire, sans fondement » l’action de Paul Biya tourné vers l’émergence du Cameroun en 2035.

Aujourd’hui, ces détracteurs tentent donc une nouvelle approche pour atteindre le président Biya avec cette énième affirmation diffamatoire. S’ils étaient honnêtes, ils salueraient, comme les 3788 observateurs nationaux et étrangers qui ont quadrillé le pays à l’occasion de ces premières élections sénatoriales, leur bon déroulement. Ainsi, Edem Kodjo, chef de la mission électorale de l’Union africaine, ancien premier ministre du Togo et ancien secrétaire général de l’OUA, a en particulier dressé un rapport positif lors d’une conférence de presse donnée au lendemain de ces élections : « Les choses se sont déroulées dans des conditions tout à fait normales. Il y avait une grande sérénité. Il y avait une sorte d’harmonie nationale ».

De même, un des observateurs de l’ONG Transparency International a estimé que tout s’était bien passé tout en soulignant les efforts fournis par Elecam (Elections Cameroon) pour que ces élections se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Pour ces observateurs indépendants, il est clair, d’après ces sénatoriales, que la culture démocratique est bel et bien enracinée au Cameroun et cela, entre autres, grâce à la politique volontariste du président Biya. Le Cameroun d’aujourd’hui est très loin de celui d’il y a quelques années, tant le pays a évolué ces deux dernières décennies, ne serait-ce qu’avec la réapparition du multipartisme intégral qui s’est traduit par la naissance de plus de 200 formations politiques et la fin du système du parti dit unifié censé regrouper toutes les sensibilités politiques dans le but de renforcer l’unité nationale.

Une réflexion au sujet de « Nomination à la Présidence du Sénat : la culture démocratique bien enracinée au Cameroun »

  1. Simplement pour avoir des informations ou documents articles sur le sénat au Cameroun
    Je suis étudiant en science politique a université de douala et je fais une étude sur la formation du senat .envoyer moi tout ce que vous avez. Merci d’av

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