La sécurité et la paix au Cameroun : le cheval de bataille de Paul Biya

Le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières avec ses voisins, son principal cheval de bataille. Il a toujours mis un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger.

Ainsi, grâce aux efforts fournis par le président Biya, sept otages français -trois adultes et quatre enfants- enlevés le 19 février dernier dans le nord du Cameroun, ont été libérés après deux mois de captivité. Cette libération est le résultat d’une excellente collaboration entre le Cameroun, le Nigeria et la France. Ces otages avaient été enlevés lors d’un séjour touristique au parc de Waza par Boko Haram, puis conduits au Nigeria. Dans une vidéo postée sur Internet, la secte islamiste nigériane avait revendiqué cet enlèvement et réclamé la libération de ses membres qui seraient détenus au Cameroun et au Nigeria.

Après la libération, Paul Biya a tenu à réaffirmer « sa détermination à continuer à ne ménager aucun effort pour que le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de paix, de stabilité, de tolérance et progrès ». Il a ainsi fait passer un message clair au monde : le Cameroun est et reste un pays sécuritaire. On avait pu déjà constater sa détermination sur cette question de la sécurité lors de la session du conseil de sécurité des Nations Unies le 29 février 2012 à New York, suite à laquelle « le Cameroun a pris la tête de l’initiative africaine pour une stratégie intégrée de lutte contre ce fléau grandissant ».

Ce qui lui vaut d’abriter du 24 et 25 juin prochains, un sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Commission du Golfe de Guinée. Des pays observateurs tels que l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, la Chine, l’Espagne, les États-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne vont également prendre part à ce sommet qui va porter sur la sûreté et la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Celui-ci est réputé pour son important potentiel énergétique, la richesse de sa biodiversité et son importance géostratégique. Autant d’atouts qui font du Golfe de Guinée une région particulièrement convoitée et exposée à une insécurité grandissante (attaques et vols à main armée par de groupes organisés, détournements de tankers chargés de brut, enlèvements d’opérateurs dans le secteur du pétrole avec demande de rançon, sabotage de plate-forme d’exploitation pétrolière, pêche illicite, trafic de drogue, etc.). Selon les experts, 70% des attaques dans le golfe de Guinée se déroulent dans les eaux territoriales nigérianes, à la frontière avec le Cameroun.

C’est pourquoi, les deux pays ont décidé d’unir leur force pour mener des actions concertées, notamment pour faire face à l’insécurité créée au nord-est du Nigeria par la secte islamiste Boko Haram, et qui pourrait avoir des répercussions sur le Cameroun. Ainsi, le gouvernement fédéral nigérian a engagé d’importants moyens militaires pour traquer les partisans de la secte islamiste et espère l’aide des autorités camerounaises qui ont commencé à renforcer les mesures de sécurité à la frontière avec le Nigéria suite à l’enlèvement des sept otages français.

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