La corruption au Cameroun : pas de double discours avec Paul Biya

Il existe beaucoup d’hommes politiques qui ont un double discours, c’est-à-dire qu’en public, ils disent une chose et en privé, une autre. Avec Paul Biya, c’est le contraire. On peut le constater avec deux câbles américains rendus publics par Wikileaks et datés de janvier et août 2008. L’ambassadeur des États-Unis au Cameroun de l’époque, Janet Garvey, y rend compte au département d’État de ses échanges avec le président camerounais sur différents sujets, notamment sur la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics.

Ainsi, on apprend que le président Biya a exprimé en janvier 2008, sa détermination à combattre le phénomène de la corruption, notamment dans l’armée, tout en se félicitant des efforts consentis par la Police et l’Agence nationale d’investigation financière (Anif). Par ailleurs, Janet Garvey informe également que le chef d’État camerounais s’est montré favorable à « la récupération des fonds distraits plutôt qu’à l’incarcération tous azimuts des auteurs des malversations » et qu’il a réclamé en août 2008, le rapatriement des fonds détournés.

Ces révélations contenues dans les câbles de Wikileaks démontrent clairement que Paul Biya tient le même discours en public comme en privé. En effet, il a toujours fait savoir qu’il mènera jusqu’au bout son combat contre ce fléau qui empoisonne la société camerounaise, quitte à lâcher d’anciens proches collaborateurs et pontes du pouvoir. Il n’a ainsi jamais cessé d’affirmer que nul ne bénéficiera de sa protection au cas où sa culpabilité serait établie. La preuve est que de nombreux dignitaires du régime et autres personnalités ont dû répondre et continuent à le faire, de faits de détournements et de mauvaise gestion des biens publics devant la justice. Il est donc rassurant de voir que ce ne sont pas des paroles en l’air et que Paul Biya continue d’intensifier son combat contre la corruption jusqu’à, selon ses propres termes, « la réduire à sa plus simple expression».

Et grâce à cet acharnement du président Biya, le Cameroun a fait des progrès remarquables en la matière. Le pays est ainsi déjà bien équipé sur le plan institutionnel avec la création d’organes spécialisés comme la Conac et le corps spécialisé d’officiers de police judiciaire. La première a pour mission de recueillir, de centraliser et d’exploiter les dénonciations et informations dont elle est saisie pour des pratiques, actes et faits de corruption tandis que le second a pour rôle de « diligenter les enquêtes relatives aux infractions de détournement de biens publics et infractions connexes lorsque le préjudice est d’un montant minimum de 50 millions de FCFA et exécuter les mandats de justice et les commissions rogatoires ».

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