Cameroun : Des progrès démocratiques bien réels

Depuis quelque temps, les attaques contre le Cameroun sont devenues monnaie courante sur Internet. Ces attaques portent notamment sur ce que ces internautes appellent le prétendu manque de démocratie au Cameroun. Ce qui n’est pas juste, car le pays a connu des avancées remarquables ces deux dernières décennies. En effet, grâce à la politique volontariste de Paul Biya, le Cameroun d’aujourd’hui est très loin de celui d’il y a quelques années, tant le pays a évolué, à commencer par la restauration du multipartisme intégral en 1990, qui s’est traduit par la naissance de plus de 200 formations politiques et la fin du système du parti dit unifié censé regrouper toutes les sensibilités politiques dans le but de renforcer l’unité nationale. Après avoir connu le multipartisme de la veille des indépendances dans les années 1950 au milieu des années 1960 (1966 précisément), le Cameroun était retourné au système du parti dit unifié.
Mais, depuis 1990 donc, avec le retour du pluralisme politique suite à l’adoption des lois sur la liberté d’association, quatre élections présidentielles ont été organisées dans le pays : en 1992, 1997, 2004 et 2011. De la même manière, trois élections législatives et trois élections municipales ont été organisées, qui ont permis à un certain nombre de partis de disposer de députés à l’Assemblée nationale et des conseillers municipaux. Par ailleurs, le 2 juillet dernier, Paul Biya a signé un décret présidentiel qui convoque le corps électoral le 30 septembre prochain afin de procéder à l’élection des députés et des conseillers municipaux, ce qui mettra fin à leurs mandats récemment prorogés.
Et depuis, le processus se déroule normalement avec entre autres, la déclaration des candidatures le 17 juillet et la publication des listes par Elecam, la structure autonome chargée d’organiser et de gérer l’ensemble du processus électoral. Cette dernière a été créée en 2008 par le président Biya en remplacement de l’Observatoire national des élections (ONEL) dont il jugeait le travail insuffisant. L’ONEL chargé d’observer le processus électoral et d’attirer l’attention des autorités administratives sur les dysfonctionnements et les problèmes qui pouvaient se poser, avait été mise en place au départ pour mettre fin aux contestations sur les consultations électorales venant de certains partis politiques.
S’agissant d’Elecam, l’institution s’est acquittée au mieux de sa tâche depuis sa création : organisation de la présidentielle de 2011, refonte biométrique des listes électorales afin de fiabiliser le fichier électoral en éliminant les inscriptions multiples ou fictives, et donc combattre la fraude électorale. Ce fichier électoral affiche, à ce jour, 5 469 000 électeurs. Elecam s’est ensuite engagé dans la production et la distribution des cartes d’électeur. Un travail qui était nécessaire au vu du nombre de partis présents aux élections de septembre prochain. 329 partis vont en effet se présenter à l’élection des députés à l’Assemblée nationale et 32 pour celle des conseillers municipaux. Les partis les plus représentatifs de la scène politique camerounaise prennent tous part à ces élections.
L’engouement que suscitent ces élections est la preuve que la classe politique camerounaise a choisi de faire confiance au système électoral et à la démocratie de son pays. Mais surtout, c’est la preuve que la culture démocratique est bel et bien enracinée au Cameroun, n’en déplaise aux détracteurs du président Biya qui parlent de « déficit démocratique ».

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