Appel au changement au Cameroun : Une certaine diaspora désespérée appelle le Vatican au secours

Dans le cadre de la visite de Paul Biya au Vatican, certaines associations de la diaspora camerounaise ont adressé une lettre au pape pour qu’il puisse intervenir au Cameroun en demandant « à Monsieur Paul Biya de renoncer au pouvoir et laisser la classe politique camerounaise mettre en place un code électoral véritablement démocratique seul capable de réconcilier et de pacifier le Cameroun ». Cette lettre est caractéristique d’une certaine naïveté que l’on constate souvent chez certains membres de la diaspora camerounaise, et qui consiste à s’adresser aux puissances étrangères pour qu’elles interviennent dans leur pays afin d’y apporter des changements. Une attitude vraiment pitoyable et irrespectueuse car ces gens espèrent et comptent réellement là-dessus. Ce sont les mêmes personnes qui après vont critiquer ou condamner la mainmise de ces puissances étrangères sur l’Afrique.
De même, ces gens prétendent que s’ils vivent aujourd’hui exilés à l’étranger, c’est à cause de la répression. Ce qui est totalement faux et exagéré car la majorité des Camerounais qui s’exilent le font surtout pour des raisons économiques. Leur discours ressemble beaucoup à celui des « sans-papiers » d’origine africaine vivant en Occident, qui donnent cet argument pour se faire naturaliser. Ces gens qui accusent le président Biya de servir des mensonges au pape, font exactement la même chose ici avec ce discours. Et comme par hasard, ce sont les mêmes personnes que l’on retrouve en vacance au Cameroun sans que quiconque ne les inquiète. Et pour cause, personne ne les connaît.
Par ailleurs, l’ambassadeur américain Robert P. Jackson qui s’apprête à quitter ce pays où il vient de passer trois ans, ne semble pas partager ce point de vue d’un Cameroun répressif. Dans une récente interview accordée au quotidien Mutations, à la question « Avez-vous l’impression que le Cameroun est un pays invivable? », ce dernier répond : « Non, et je vous dis pourquoi : quand je pense à l’asile, je pense à la Corée du Nord, à la Biélorussie qui sont vraiment fermés et où les droits humains n’existent guère, Ce n’est pas le cas au Cameroun. Le fait que les Camerounais ont réussi à avoir l’asile aux États-Unis est lié aux interprétations de nos juges, mais je ne crois pas que le pays est invivable. Au contraire, j’ai beaucoup apprécié mon séjour ici. Je vais regretter de partir, et je n’ai jamais senti que j’étais dans un État policier et j’en connais, des États policiers. ». En somme, l’ambassadeur sous-entend que celui qui parle de dictature pour le Cameroun, ne sait pas de quoi il parle.
Enfin, on dénote avec des mots ou expressions comme « grave crise », « fondements du Cameroun menacés », « un chaos indescriptible », « répression », « insécurité », « atrocités », « misère généralisée », cette tendance de certains membres de la diaspora camerounaise à toujours tout noircir. Encore un gros mensonge que le témoignage de l’ambassadeur américain, une personne impartiale, vient contredire : « Le Président Biya a énormément contribué à la stabilité et à la paix au Cameroun. C’est un bilan remarquable, surtout dans cette région [….] Je crois qu’il a une vraie vision pour le Cameroun qui n’est pas celle de 2035. Il fait un énorme effort pour aider le Cameroun à préserver sa diversité et ses atouts, sa paix, sa stabilité. Ce n’est pas facile, dans un pays aussi diversifié et dans un continent aussi mouvementé. Je dirai aussi que Paul Biya est un homme qui aime ses compatriotes et qui fait un grand effort pour préserver leur bien-être. [….] Jusqu’à présent, les Camerounais ont choisi de réélire le Président Biya et on respecte cela. »
On est donc loin du chaos décrit par ces associations dans leur lettre au pape François où tout est exagéré. Il semblerait que ce ne soit pas le Cameroun que l’ambassadeur Jackson laisse derrière lui. Il n’a rien à voir avec le portrait brossé par cette lettre.

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