Cameroun : une destination de plus en plus attractive pour les investisseurs étrangers

Contrairement à ce que l’on peut lire ici et là sur internet de la part de pseudo « leaders de la société Camerounaise », le Cameroun fait bel et bien face à un engouement des investisseurs étrangers qui affluent sur son sol pour y investir dans des domaines très diversifiés. Ainsi, le Groupe ADDOHA du Marocain Anas SERFRIOUI a entrepris, depuis 2012, la construction d’une cimenterie à Bonaberi (Douala) dans le cadre d’un projet qui vise à construire des logements sociaux sur l’ensemble du territoire camerounais tout en créant un millier d’emplois. De même, le projet de cimenterie de la société Dangote Industries Cameroon LTD appartenant au promoteur milliardaire nigérian Aliko Dangote, dont les travaux avaient été interrompus à cause d’un litige avec les chefs Sawa de Douala, a finalement repris sur ordre du président Paul Biya.

Par ailleurs, le Cameroun, 5e producteur de cacao avec plus de 200 000 tonnes de production annuelle, a vu s’implanter sur son sol, la 2e usine de production de chocolat d’origine marocaine. La Compagnie chérifienne a lancé à travers sa succursale camerounaise, la Cameroon Investment Company, la construction d’une usine de production de chocolat qui produira 40 000 tonnes de chocolat par an et emploierait 500 personnes. Des secteurs comme les infrastructures attirent également les investisseurs étrangers. C’est le cas par exemple du groupe Bolloré qui, avec une enveloppe de 50 milliards FCFA, a investi entre 2012 et 2013 dans plusieurs projets de développement au Cameroun, dont un train rapide entre Yaoundé et Douala et une ferme photovoltaïque. Enfin, le Cameroun est aussi le premier partenaire économique de la Tunisie au sud du Sahara, tout comme la Tunisie est le premier partenaire du Cameroun en Afrique du Nord.

Avec ces implantations d’entreprises étrangères, le Cameroun est ainsi devenu un des pays les plus attractifs aux yeux de nombreux investisseurs étrangers qui s’y précipitent en masse pour y investir dans des domaines aussi divers que la cimenterie ou la chocolaterie. Et cela, grâce à la politique incitative du président Biya pour améliorer le climat des affaires. En effet, au moment de sa réélection, Paul Biya avait annoncé que son nouveau mandat sera celui des Grandes Réalisations. Évidemment, la réalisation de ce projet dépend en partie des investissements étrangers.
C’est donc naturellement que le président Biya a lancé un certain nombre de réformes gouvernementales ces dernières années, une trentaine environ. Des réformes qui offrent aux investisseurs étrangers mais aussi aux nationaux, un cadre incitatif pour l’exercice de leurs activités. Ainsi, a été adoptée une Charte des investissements qui s’est traduite par la création du Conseil de régulation et de compétitivité, de l’Agence de promotion des investissements, de la Commission nationale de la concurrence, de l’Agence des normes et de la qualité, etc. Et pour faciliter les importations et les exportations, un Guichet unique des opérations du Commerce extérieur a également été institué.

Cette amélioration du climat des affaires n’aurait pas pu non plus se faire sans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics concrétisée par la désormais célèbre Opération Épervier, une campagne de salubrité publique qui a conduit à l’arrestation de nombreuses personnalités y compris des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État soupçonnés de détournement de fonds publics.

Par ailleurs, tous ces efforts ont permis au Cameroun de gagner quatre places dans le rapport Doing Business 2012 sur la base de certains critères comme la protection des investisseurs, le commerce transfrontalier, la création d’entreprise, l’octroi de permis de construire, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, etc.

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