Paul Biya au Sommet de l’Élysée pour débattre de la paix et la sécurité en Afrique

Ce 6 décembre débute à Paris, le Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique qui doit permettre aux Chefs d’État et de gouvernement d’Afrique et de France de définir les formes d’une coopération franco-africaine pour prévenir et traiter les conflits en Afrique et pour lutter contre le terrorisme. Évidemment, Paul Biya invité par le président français François Hollande sera présent, n’en déplaise à ses détracteurs qui l’accusent souvent de boycotter ce type de sommet. L’enjeu est trop important pour le Cameroun.

En effet, le Sommet de l’Élysée se tient dans un contexte où l’Afrique est secouée par de nombreux conflits et tensions qui compromettent son développement économique et le bien-être de ses populations. En Afrique centrale, la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade chaque jour davantage et fait peser de lourdes menaces dans la sous-région. Ainsi, la République centrafricaine (RCA) est plongée dans le chaos et un engrenage de violences depuis le renversement en mars dernier du président François Bozizé par une coalition hétéroclite, la Séléka. Tandis que dans la zone sahélienne, une forme particulière de terrorisme menée par des groupes djihadistes continue de se propager, même si la situation tend à se normaliser au Mali, après l’intervention de la France et d’autres pays africains.

Le Cameroun est également victime de ce phénomène avec le récent enlèvement du Père Georges Vandenbeusch dans l’Extrême-Nord du pays par la secte islamiste Boko Haram et de la famille française Moulin-Fournier, libérée après deux mois de captivité grâce entre autres aux efforts fournis par le président Biya qui a toutefois tenu à préciser en toute modestie que cette libération est le résultat d’une excellente collaboration entre le Cameroun, le Nigeria et la France. Les Autorités camerounaises qui mettent tout en œuvre pour obtenir la libération de ce prêtre, continuent à clamer leur « détermination à continuer à ne ménager aucun effort pour que le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de paix, de stabilité, de tolérance et progrès ».

Par ailleurs, au cours des derniers mois, le Cameroun, l’Angola, le Nigeria, la Guinée équatoriale et le Gabon ont connu des attaques ciblées ou des menaces d’attaque liées aux ressources pétrolières. « La piraterie maritime, les vols à main armée, les prises d’otages et les actes illicites perpétrés en haute mer, sur nos côtes ou dans la partie continentale de nos pays, font peser de graves menaces sur notre développement ainsi que sur la paix et la stabilité dans le golfe de Guinée. », expliquait le président camerounais au sommet de Yaoundé (24-25 juin 2013) réunissant les chefs d’État d’Afrique centrale et de l’Ouest et consacré à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée.
C’est donc naturellement que Paul Biya participe au Sommet de l’Élysée ce 6 décembre portant sur cette question de la sécurité car il rentre en droite ligne de ses préoccupations. En effet, le président Biya a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières avec ses voisins, son principal cheval de bataille. Il a toujours mis un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne. Ainsi, le Cameroun apporte sa contribution au redressement de la RCA dans le cadre de la CEMAC. Sur le plan militaire, plus de 500 soldats camerounais sont à pied d’œuvre à Bangui.

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