Paul Biya pour une recrudescence d’investissements étrangers au Cameroun

Paul Biya a profité de sa visite à Paris en France à l’occasion du Sommet de l’Élysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique qui s’est tenu les 6 et 7 décembre 2013, pour organiser un important forum qui réunissait la délégation camerounaise (officiels gouvernementaux et opérateurs économiques) et de nombreuses entreprises françaises. Le président Biya a pu présenter lors de ce forum placé sous le thème « France-Cameroun : pour un partenariat économique durable », les priorités de sa politique économique et les opportunités d’investissement au Cameroun, en particulier dans les cinq secteurs prioritaires que sont les infrastructures, la production, l’éducation, la santé et la gouvernance. Ses propos ont été appuyés par les témoignages des entreprises françaises présentes au Cameroun et impliquées dans de grands projets.

Ainsi, à chaque fois qu’il est en déplacement, le chef de l’État camerounais qui, au moment de sa réélection, avait annoncé que son nouveau mandat sera celui des Grandes Réalisations, prend toujours le temps de rencontrer d’éventuels investisseurs étrangers car il est bien conscient que la réalisation de ce projet dépend en partie de ces derniers. Et ses efforts portent ses fruits puisque le pays a vu affluer ces deux dernières années, de nombreux investissements étrangers. En effet, grâce à la politique incitative du président Biya, le Cameroun devient de plus en plus attractif aux yeux de nombreux investisseurs étrangers qui s’y précipitent en masse pour y investir dans des domaines très diversifiés. C’est le cas du groupe marocain ADDOHA à l’origine du projet de construction d’une cimenterie à Bonaberi (Douala) qui vise à construire des logements sociaux sur l’ensemble du territoire camerounais. Ce projet va également créer un millier d’emplois, en plus de contribuer à la baisse du prix du ciment.

De même, le projet de cimenterie de la société Dangote Industries Cameroon LTD appartenant au promoteur milliardaire nigérian Aliko Dangote, dont les travaux avaient été interrompus à cause d’un litige avec les chefs Sawa de Douala, a finalement repris sur ordre du président Paul Biya. Ce projet est évalué à près 57 milliards FCFA pour une capacité de production d’un million de tonnes de ciment par an. Par ailleurs, la compagnie chérifienne de chocolaterie, 2e usine de production de chocolat d’origine marocaine, a lancé en juin dernier, à travers sa succursale camerounaise, la Cameroon Investment Company, la construction d’une usine de production de chocolat qui produira 40 000 tonnes de chocolat par an et emploiera 500 personnes. Mais les entreprises africaines ne sont pas les seules à saisir les opportunités d’affaires au Cameroun, les Européens aussi n’hésitent pas à tenter leur chance. Ainsi, avec une enveloppe de 50 milliards FCFA, le groupe Bolloré a investi entre 2012 et 2013 dans plusieurs projets de développement au Cameroun, dont un train rapide entre Yaoundé et Douala et une ferme photovoltaïque.

En résumé, la politique volontariste de Paul Biya traduite entre autres, par ces forums économiques organisés lors de ses déplacements en dehors du pays, expliquerait cette pluie de projets de la part d’investisseurs étrangers sur le territoire camerounais. Pour autant, l’on pourrait également trouver une réponse du côté de l’amélioration du climat des affaires opérée ces dernières années au Cameroun. Mais là encore, c’est grâce à la volonté du président Biya d’offrir aux investisseurs nationaux comme étrangers un cadre incitatif pour l’exercice de leurs activités. Il a ainsi fait adopter la Charte des investissements qui s’est traduite par la création du Conseil de régulation et de compétitivité, de l’Agence de promotion des investissements, de la Commission nationale de la concurrence, de l’Agence des normes et de la qualité, etc. Par ailleurs, pour faciliter les importations et les exportations, un Guichet unique des opérations du Commerce extérieur a été institué.

Enfin, la politique des projets structurants placée au cœur de la politique économique du président Paul Biya, a fini de convaincre les investisseurs étrangers de venir s’implanter au Cameroun. Ainsi, des projets comme la construction du port en eaux profondes de Kribi ou encore le barrage-réservoir de Lom Pangar, constituent le fer de lance de ces projets structurants que le chef de l’État a promis de réaliser durant son septennat (2011-2018).

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