Les bailleurs des fonds saluent les performances économiques du Cameroun

Le 25 novembre dernier, une mission conjointe Fonds monétaire international (FMI) – Banque mondiale conduite par Mario Zamaroczy, conseiller du Département Afrique du FMI, s’est rendue à Yaoundé pour une semaine afin d’évaluer les performances économiques du Cameroun. La mission en collaboration avec les autorités camerounaises, s’est notamment attardée sur le budget de l’année 2013 et le projet de loi de finances pour 2014 adopté par le parlement en novembre.

Selon les conclusions préliminaires présentées à la presse par les membres de la mission, la performance économique du Cameroun est relativement bonne. Et pour cause, le pays a connu « une croissance soutenue » de 4,5% en 2013, une inflation qui reste « maîtrisée ». Et concernant les perspectives pour 2014, elles sont « prometteuses avec une croissance semblable à celle de 2013 » et une inflation maîtrisée, soutient Mario Zamaroczy. Cependant, le représentant du FMI relève que quelques défis comme les investissements privés, interpellent encore le Cameroun. Il a estimé que l’amélioration du climat des affaires devrait se poursuivre afin d’attirer encore plus d’investissements qui pourraient favoriser l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.

En effet, grâce à la politique économique et financière de Paul Biya qui s’est traduite par l’instauration d’un certain nombre de réformes gouvernementales, on constate depuis quelques années, des changements non négligeables concernant le climat des affaires dans le pays. Parmi ces réformes, on peut citer la mise en place du guichet unique pour la création des entreprises, la création des Centres de gestion agréés et de guichets uniques de facilitation des transactions foncières et domaniales. Ce travail a pu être possible grâce notamment au Cameroon Business Forum (CBF) dont le rôle est d’identifier les obstacles à l’investissement au Cameroun pour pouvoir y remédier.

C’est ainsi qu’a été créé en juillet 1999, le guichet unique des opérations du Commerce Extérieur inauguré officiellement le 25 août 2000. Fruit d’une série de concertations sur la réforme portuaire engagée en 1999, il regroupe en un même lieu, c’est-à-dire les locaux de l’Office Nationale des chargeurs du Cameroun (CNCC), plusieurs structures dont le port autonome de Douala, la Société générale de surveillance (SGS), les services phytosanitaires, la Douane, le Trésor, les services des changes et les établissements bancaires disposant des guichets à Douala. Son principal objectif est de réduire et simplifier les délais de passage des marchandises au port de Douala. Objectif atteint puisqu’il ressort que la durée des opérations dans chaque cellule a relativement baissé depuis sa création. De 15 jours, le traitement administratif d’un dossier de dédouanement est passé à un ou deux jours et les trois bureaux de la cellule des douanes ont également réduit le temps de traitement de leurs dossiers de trois jours à moins d’une heure.

De même, les Centres de gestion agréés, ces associations regroupant des entreprises par secteur d’activité, ont été mis en place pour faciliter le climat des affaires au Cameroun, notamment la création d’entreprises. Les adhérents qui doivent justifier d’un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 250 millions F CFA, ont droit une fois membre, à une attestation d’inscription, une assistance administrative permanente en matière de gestion, de comptabilité et de tenue de documents financiers ainsi qu’à un bénéfice d’avantages fiscaux. En termes d’assistance administrative et avantages fiscaux, ils bénéficient respectivement d’un appui permanent dans l’accomplissement des formalités administratives et d’un abattement de 25% sur le bénéfice déclaré. En résumé, la souscription à un Centre de gestion agréé allège l’adhérent de certaines charges financières et administratives.

Tous les efforts du président Biya afin de rendre son pays plus attrayant pour les investisseurs, ont donc fini par payer, au vu de cette reconnaissance des bailleurs de fonds. Le Cameroun qui a souvent été critiqué comme étant un terrain hostile pour le climat des affaires, a ainsi pris sa revanche si l’on peut dire, en décidant de prendre le taureau par les cornes grâce notamment à la politique particulièrement volontariste de Paul Biya.

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