2013 : l’année de Paul Biya comme personnage emblématique sur la question de la sécurité en Afrique

Cette année comme les années précédentes, le continent africain a été secoué par de nombreux conflits et tensions qui compromettent son développement économique et le bien-être de ses populations. Ainsi, en Afrique de l’Ouest et centrale, la situation sécuritaire et humanitaire s’est largement dégradée au fil des mois, faisant peser de lourdes menaces dans toute la sous-région. Ainsi, la République centrafricaine (RCA) est plongée dans le chaos et un engrenage de violences depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite, la Séléka. Tandis que dans la zone sahélienne, une forme particulière de terrorisme menée par des groupes djihadistes continue de se propager, même si la situation s’est quelque peu calmée au Mali, après l’intervention armée de la France et d’autres pays africains.
Cette situation d’insécurité constante a des répercussions sur le Cameroun qui a connu avec l’Angola, le Nigeria, la Guinée équatoriale et le Gabon, des attaques ciblées ou des menaces d’attaque liées aux ressources pétrolières ou à la présence d’Occidentaux sur leur territoire. « La piraterie maritime, les vols à main armée, les prises d’otages et les actes illicites perpétrés en haute mer, sur nos côtes ou dans la partie continentale de nos pays, font peser de graves menaces sur notre développement ainsi que sur la paix et la stabilité dans le golfe de Guinée. », faisait ainsi remarquer le président Biya au sommet de Yaoundé (24-25 juin 2013) réunissant les chefs d’État d’Afrique centrale et de l’Ouest et consacré à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée.
Le Cameroun a été cette année victime de ce phénomène à deux reprises, avec les enlèvements de la famille française Moulin-Fournier et du Père Georges Vandenbeusch par la secte islamiste Boko Haram. Ces otages ont tous été libérés après des mois de captivité grâce notamment aux efforts fournis par Paul Biya, même s’il s’est montré très modeste à ce propos en affirmant que c’était le résultat d’une excellente collaboration entre le Cameroun, le Nigeria et la France. Ainsi, le chef de l’État camerounais est toujours resté constant dans sa manière de gérer cette situation qui menace directement son pays et ses voisins. Et pour cause, il a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du Cameroun qu’aux frontières, son principal cheval de bataille, mettant un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne.
Il n’est donc pas étonnant qu’il soit constamment sollicité pour apporter sa contribution au redressement de la paix des pays en conflit comme la RCA tout en respectant le sacro-saint principe de la non-ingérence dans les affaires internes des autres pays. Ce qui lui vaut le titre de « sage de l’Afrique ». On avait pu déjà constater sa détermination sur cette question de la sécurité lors de la session du conseil de sécurité des Nations Unies en février 2012 à New York, à la suite de laquelle « le Cameroun avait pris la tête de l’initiative africaine pour une stratégie intégrée de lutte contre ce fléau grandissant ».

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