Cameroun : encore plus d’investissements étrangers en 2014

« Une délégation de 193 investisseurs britanniques est attendue au Cameroun en janvier 2014, dans le cadre d’une mission de prospection des opportunités d’investissement », annonçait, fin décembre, Cameroon Tribune. Une révélation faite selon le quotidien camerounais, par le nouveau Haut commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, au cours d’une audience avec le ministre de l’Économie, Emmanuel Nganou Djoumessi. Avant de quitter le pays il y a quelques mois, Bharat Suresh Joshi, le prédécesseur de John Brian Olley, avait déclaré que le climat des affaires dans le pays a beaucoup évolué au cours des quatre dernières années avant d’ajouter qu’il est de plus en plus facile pour des entreprises étrangères «qui respectent les règles», d’y faire des affaires. Et pour cause, le président Biya ne cesse de travailler dans ce sens.

Ainsi, à chaque fois qu’il est en déplacement, le chef de l’État prend toujours le temps de rencontrer d’éventuels investisseurs étrangers. Et vraisemblablement, ses efforts semblent porter ses fruits. En effet, grâce à la politique incitative de Paul Biya, le Cameroun devient de plus en plus attractif aux yeux de nombreux investisseurs étrangers qui s’y précipitent en masse pour y investir dans des domaines très diversifiés. Le texte de loi régissant les zones économiques au Cameroun voté par le parlement et promulgué le 16 décembre dernier par le président Biya, est l’une de ses dernières initiatives pour attirer les investisseurs et promouvoir la production interne des biens et des services.

En effet, présentée comme un outil d’incitation et de promotion de l’investissement, des exportations, de la compétitivité, de l’emploi, de la croissance économique et de l’aménagement du territoire, cette loi fixe le cadre général de la création, de l’aménagement et de la gestion des zones économiques, ainsi que les modalités d’admission des entreprises désireuses de s’y installer. Au titre de cette loi, une zone économique est « un espace constitué d’une ou de plusieurs aires géographiques viabilisées, aménagées et dotées d’infrastructures, en vue de permettre aux entités qui y sont installées de produire des biens et des services dans des conditions optimales ». En somme, la zone économique vise à concentrer, sur une ou plusieurs aires données, des activités ou des acteurs (entreprises industrielles, agricoles ou de services, pépinières ou incubateurs d’entreprises, pôles scientifiques et technologiques, technopoles, agropoles, etc.) engagés dans des projets de développement économique et social.

En plus de la volonté de Paul Biya d’offrir aux investisseurs nationaux comme étrangers un cadre incitatif pour l’exercice de leurs activités, et qui se traduit entre autres, par ces forums économiques organisés lors de ses déplacements en dehors du pays, ce type d’initiative expliquerait donc cette pluie de projets de la part d’investisseurs étrangers. Ce qui a grandement contribué à améliorer le climat des affaires dans le pays ces dernières années. Le chef de l’État camerounais a ainsi fait adopter la Charte des investissements qui s’est traduite par la création du Conseil de régulation et de compétitivité, de l’Agence de promotion des investissements, de la Commission nationale de la concurrence, de l’Agence des normes et de la qualité, etc. De même, pour faciliter les importations et les exportations, un Guichet unique des opérations du Commerce extérieur a été institué.

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