« Paul Biya doit partir » n’est pas un programme politique

Depuis quelques années, on observe une tendance des associations au sein de la diaspora camerounaise, qui consiste à lancer au nom du peuple camerounais des appels qui se résument en une seule phrase : « Paul Biya doit partir ». À l’origine de ces appels, des associations comme le CODE, CAMEDIAC et autres, connues pour leur manque de crédibilité. Et pour cause, elles passent leur temps à critiquer Paul Biya et sa politique sans rien proposer en échange; au contraire, leurs critiques incessantes sont devenues au fil du temps leur programme politique. Elles ont disparu de la circulation un temps car elles avaient beaucoup de difficulté malgré ce qu’elles laissaient entendre, à rassembler du monde autour d’elles, la majorité des membres de la diaspora camerounaise étant parfaitement consciente du manque de sérieux de leurs actions ou plutôt de leur manque d’actions.

Mais, ces associations que beaucoup qualifient de groupuscules autoproclamés aux objectifs douteux sont de retour aujourd’hui avec la petite dernière en date qui porte le nom de CCL-LIBERATION et dont le pseudo-chef se voit déjà à la place du président Biya en rassurant ce dernier sur son avenir s’il accepte de partir : « Ses indemnités en tant qu’ancien chef de l’État seront garanties y compris sa sécurité ainsi que celle de sa famille », écrit-il sur un site internet dédié à la diaspora. Il le rassure tout en le menaçant : « À défaut d’enclencher un processus de passation pacifique du pouvoir, les forces progressistes de la nation seront appelées dans les prochaines semaines à prendre leurs responsabilités afin de restituer aux Camerounais la justice, la liberté et le bien-être auxquels ils aspirent. ». Oh, est-ce un appel au coup d’État? Et de quels Camerounais parle-t-il? Ceux-là mêmes qui ont élu à la majorité Paul Biya comme président en 2011?

Il paraît clair que cet homme à l’image des autres individus autoproclamés porte-paroles du peuple camerounais, défend en réalité ses intérêts et ses ambitions dans le but de se faire gratuitement de la publicité à des fins purement personnelles. Comme les autres, il se sert donc de la diaspora qu’il pense manipuler et agit pour des raisons partisanes. Tout ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir; on le voit d’ailleurs à travers la citation ci-dessus. Et pour cela, il a besoin de diaboliser le plus possible le régime en place, le noircir au maximum. Ces individus profitent de n’importe quelle affaire, -ici en l’occurrence c’est le discours de fin d’année du président Biya- et s’en servent comme arme pour leur pseudo-lutte pour sauver ou défendre le peuple camerounais qu’ils disent opprimé alors même qu’ils sont et restent avant tout des vendeurs d’illusions qui veulent donner l’impression qu’ils sont des organisations structurées.

Ces associations constituent en réalité une véritable mascarade et font beaucoup de bruit ici et là, à un moment donné, mais finissent toujours par disparaître et l’on n’entend plus parler d’elles jusqu’à l’apparition d’une nouvelle, comme c’est le cas ici. Finalement, ces pseudo-porte-paroles du peuple camerounais agissent comme si celui-ci était devenu pour eux, une sorte de bouclier derrière lequel ils se cachent lorsqu’ils désirent ou ont besoin de s’attaquer au pouvoir en place. Et pour cela, ils se servent de l’outil ultime d’aujourd’hui qui est Internet, avec notamment les blogues ou réseaux sociaux.

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