Le Cameroun soutenu par la Grande-Bretagne dans sa lutte contre la corruption

Le ministre délégué à la présidence de la République du Cameroun chargé du Contrôle supérieur de l’État, Henri Eyebe Ayissi, a reçu le 6 février dernier en audience le haut-commissaire britannique Brian Olley. Celui-ci lui a annoncé que son pays entend apporter au président Biya et à son gouvernement, tout son soutien en matière de lutte contre la corruption. Un soutien qui consistera en l’invitation dans les jours à venir de Mr Eyebe Ayissi et de certains de ses collaborateurs en Grande-Bretagne pour aller s’inspirer de l’expérience britannique en la matière. De même, des experts britanniques seront envoyés au Cameroun pour la formation des contrôleurs camerounais.
Lors de cette rencontre, les deux hommes ont longuement échangé sur le rapport 2012 de la Commission nationale anti-corruption (Conac) rendu public le 20 décembre 2013. «J’ai été impressionné par le rapport 2012 de la Conac », a déclaré Brian Olley à sa sortie. Et pour cause, l’organe officiel de lutte contre la corruption au Cameroun épingle sévèrement et sans complaisance dans ce rapport, les banques camerounaises pour leur rôle dans le blanchiment d’argent en publiant notamment le montant des flux suspects repérés par le renseignement financier, soit plus de 800 millions de dollars entre 2006 et 2011.
Selon la Conac, l’activité mafieuse des banques a même permis de financer un groupe terroriste qui n’est pas nommé mais qui a bénéficié de deux milliards de francs CFA, soit plus de 4 millions de dollars. Les banques camerounaises « sont très souvent des instruments de corruption, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme », peut-on lire dans ce rapport qui a dressé ainsi un constat sans appel, avant de conclure : «Aucun secteur n’est épargné par le phénomène de la corruption au Cameroun ».
C’est exactement pour cette raison que le président Biya a toujours fait savoir qu’il mènera jusqu’au bout son combat contre ce fléau qui empoisonne la société camerounaise. Il n’a cessé ces dernières années, d’intensifier son combat contre la corruption jusqu’à selon ses propres termes, « la réduire à sa plus simple expression », quitte à lâcher d’anciens proches collaborateurs et pontes du pouvoir. En effet, il a toujours fait savoir que nul ne bénéficiera de sa protection au cas où sa culpabilité serait établie. De nombreux dignitaires du régime et autres personnalités ont ainsi dû répondre et continuent à le faire, de faits de détournements et de mauvaise gestion des biens publics devant la justice. Par ailleurs, la mise en place par la douane camerounaise d’un numéro vert pour dénoncer les actes de corruption ou encore les manquements à l’éthique et à la gouvernance, en plus de l’Opération Épervier, est un parfait exemple de la détermination de Paul Biya dans la lutte contre la corruption.
Certes, « la corruption reste et demeure une réalité vivace au Cameroun », comme le souligne la Conac dans chacun de ses rapports, mais le pays a tout de même fait des progrès remarquables en la matière. Il est ainsi déjà bien équipé sur le plan institutionnel avec justement la création d’organes spécialisés comme la Conac qui a pour mission de recueillir, de centraliser et d’exploiter les dénonciations et informations dont elle est saisie pour des pratiques, actes et faits de corruption ou encore le corps spécialisé d’officiers de police judiciaire dont le rôle est de « diligenter les enquêtes relatives aux infractions de détournement de biens publics et infractions connexes lorsque le préjudice est d’un montant minimum de 50 millions de FCFA et exécuter les mandats de justice et les commissions rogatoires ».
Il semblerait donc que tout ce travail finit par payer au vu de cette annonce du soutien britannique. Mais Paul Biya souhaite aller encore plus loin dans sa lutte contre ce qu’il considère comme un « facteur de discrimination sociale qui accentue les inégalités et mine la morale publique », en laissant notamment le soin à la justice de jouer son rôle constitutionnel.

Une réflexion au sujet de « Le Cameroun soutenu par la Grande-Bretagne dans sa lutte contre la corruption »

  1. Salut, je viens par cette correspondance dénoncé des activités moins glorieuse de l’administration policière dans le la région de l’Extrême Nord ne sécurise plus les biens et les personnes elle s’est concentrée dans l’arnaque des populations un réseau bien nourrit à été mis en place en ce qui concerne l’établissement de la carte d’identité une raquette de dix mille francs est imposée au usagers et même après paiement le service n’est toujours rendu, raison, il y a pas de Carton alors le carton d’inscription devient l’appât et ne peut être utile qu’ après avoir dépenser plus de dix mille francs,je n’ai pas eu accès au numéro rouge de la Conac pour dénonciation .

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