La réunification du Cameroun : une véritable réussite 50 ans après

Ce 20 février 2014 avait lieu à Buea, capitale de la région du sud-ouest, la grande célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun en présence du chef de l’État, Paul Biya accompagné de son épouse Chantal Biya et en présence d’officiels gouvernementaux, des diplomates étrangers, des notabilités traditionnelles, des responsables et des militants des partis politiques et la population locale évidemment. Dans son discours, le président Biya s’est longuement attardé sur le bilan des cinquante dernières années qui, selon lui, ont servi à « construire peu à peu dans l’unité cette nation camerounaise tant désirée ». S’appuyant sur des statistiques, il est donc revenu sur les évolutions survenues au Cameroun, notamment dans l’éducation, la santé, les infrastructures, la création des richesses et la lutte contre la pauvreté, l’État de droit, etc.
Ainsi, selon ces chiffres, au moment de l’indépendance et de la réunification, 3% des Camerounais étaient scolarisés et il n’y avait pas une seule université tandis qu’aujourd’hui, le taux de scolarisation est de 90% selon l’UNICEF. « Nous avons construit 15123 écoles primaires, 2413 collèges et lycées. Et aujourd’hui nous avons bâti huit universités d’État réparties à travers le territoire national », a souligné le chef de l’État avant d’ajouter : « Au moment de l’indépendance et de la réunification, on comptait au total 555 formations sanitaires. À ce jour, nous disposons de 2260 formations sanitaires publiques ». Conséquence : l’espérance de vie des Camerounais qui était de 40 ans en 1960, est passée à 52 ans actuellement.

Par ailleurs, en cinquante années de réunification, le Cameroun a bien évolué économiquement. Et cette évolution s’est, entre autres, traduite par l’industrialisation du pays. « Nous sommes passés à la deuxième phase de notre industrialisation. Avec le développement de notre capacité énergétique en cours, nous allons pouvoir transformer nos matières premières d’origine agricole, minière et à partir de nos gisements d’hydrocarbures jeter les bases d’une industrie chimique ». Et pour cause, le Cameroun dispose d’importantes ressources pour le développement de l’hydroélectricité. Ainsi, son potentiel hydroélectrique économiquement exploitable est estimé à environ 20 000 MW, soit plus de 115 milliards de KWh que le pays pourrait produire chaque année si ces ressources étaient mises en valeur. Le développement de la production d’hydroélectricité passera par la réalisation de grands projets de barrages et de centrales hydroélectriques dont certains sont déjà en cours de construction : barrage réservoir de Lom Pangar, centrales de Natchtigal et de Memve’ele, etc.

« Construire la nation camerounaise, c’était désenclaver le pays et l’ouvrir vers l’extérieur. À l’indépendance et à la réunification, notre réseau routier comportait 621 km de voies bitumées. Aujourd’hui, le peuple camerounais dispose de 250 000 km de routes dont près de 5200 km bitumées. Le port de Douala est le plus important de la CEMAC. », a indiqué Paul Biya. Le gouvernement camerounais ambitionne d’accélérer encore plus le bitumage des routes, pour atteindre 8500 km d’ici à 2020. Et il semblerait que ce programme gouvernemental de bitumage du réseau routier va se concentrer autour des sites abritant des projets structurants tels que le port en eau profonde de Kribi dans le sud du pays et l’exploitation du fer de Mballam dans l’est. Une grande attention sera également portée sur la promotion des échanges dans la zone CEMAC, notamment à travers la construction d’axes routiers reliant les pays de cet espace communautaire. Il en est ainsi de la construction annoncée de la route Sangmélima -Ouesso (Cameroun – Congo Brazzaville).

Enfin, dans son bilan économique des cinquante années de réunification du Cameroun, le président Biya a aussi mentionné les efforts fournis pour « créer des richesses et de l’emploi ». Ainsi, selon les sources officielles, les prévisions de création d’emplois pour 2013, étaient de l’ordre de 200 000. Les créations effectives ont été supérieures de 12% environ et ont atteint un chiffre proche de 225 000. Et les entreprises privées des différents secteurs d’activité, ont créé à elles seules, 165 000 emplois. Pour sa part, l’Administration, à travers ses divers démembrements, en a créé 60 000.

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