Paul Biya a déclaré la guerre à Boko Haram

« Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram », a résumé le président camerounais Paul Biya, le 17 mai dernier lors du sommet de Paris réunissant autour du président français François Hollande, cinq présidents africains (Nigéria- Tchad – Cameroun – Niger – Bénin) ainsi que des représentants des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union européenne. Tous ont adopté lors de ce sommet, un plan de « guerre » contre Boko Haram, qualifié de « menace majeure » pour la région. Il s’agit plus précisément d’un plan d’action régional pour lutter contre le groupe islamiste armé nigérian.

« Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité et notre détermination à lutter contre Boko Haram, qui est devenu un problème régional, sinon continental », a souligné le président Biya dont le pays est particulièrement concerné. En effet, le Cameroun qui partage plus de 2 000 km de frontière avec le Nigeria, subit de plus en plus d’attaques ciblées des islamistes armés. Après les enlèvements de la famille française Moulin-Fournier, de leur compatriote le Père Georges Vandenbeusch et de la religieuse canadienne Gilberte Bussières (libérée ce 1er juin avec les deux prêtres italiens), la secte islamiste s’en est pris une fois de plus au Cameroun avec l’attaque contre un camp de travailleurs chinois dans l’extrême nord du pays. Ainsi, cette offensive survenue à peine quelques heures avant le sommet de Paris, a fait selon la police camerounaise, au moins un mort parmi les militaires, blessé un travailleur chinois et kidnappé 10 de ses collègues.

À peine deux semaines après ce sommet, Paul Biya est ainsi déjà passé à la contre-offensive en déployant d’importants renforts militaires dans l’extrême nord du Cameroun pour faire face à la menace terroriste de Boko Haram. Parmi ces soldats, un nombre important a été affectés dans les environs de Fotokol, ville frontalière du Nigeria, pour patrouiller dans la zone du lac Tchad. Ainsi, ce 30 mai, une trentaine de Nigérians en situation irrégulière ont été arrêtés dans cette localité, a indiqué la gendarmerie locale à l’Agence Française de presse (AFP).

« Les forces de sécurité et de défense ont interpellé hier 29 Nigérians suspects », sur deux petites îles camerounaises situées dans la zone du lac Tchad, a déclaré un responsable de la gendarmerie de Fotokol. « Il s’agit de personnes trouvées en situation irrégulière. Ce matin la gendarmerie de Fotokol les a remis aux responsables de l’immigration nigérians […] Il appartient maintenant aux autorités nigérianes de les interroger pour déterminer s’il s’agit de militants de Boko Haram ou pas », a-t-il ajouté avant de préciser : « Ces interpellations ont eu lieu à la suite du bouclage de la zone du lac Tchad que certains présentent comme étant une base de repli pour les terroristes de Boko Haram ».

Plus que jamais donc, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a mis un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger. Il a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières avec ses voisins, son principal cheval de bataille.

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