Libération des trois ex-otages au Cameroun : une victoire pour Paul Biya

La religieuse canadienne et les deux prêtres italiens, ex-otages enlevés le 4 avril dernier dans l’extrême nord du Cameroun près de la frontière avec le Nigeria et libérés ce weekend, ont été reçus à Yaoundépar le président Paul Biya dont l’implication personnelle a une fois de plus été saluée par les gouvernements italien et canadien et la communauté internationale. Les autorités camerounaises ont en effet toujours fait de la libération de ces trois religieux, une priorité. Paul Biya s’y était engagé personnellement comme pour les précédents otages enlevés dans le pays par Boko Haram.

Ainsi, leur libération constitue aujourd’hui pour Yaoundé une victoire dans cette guerre annoncée avec Boko Haram. Le gouvernement camerounais est cependant resté très discret sur les conditions de cette libération pour des raisons de sécurité comme on peu l’imaginer aisément. Alors que la secte Boko Haram n’a pas revendiqué cette prise d’otages, certains analystes estiment tout de même que les missionnaires étaient détenus par des éléments de la secte qui opèrent en solo, organisés en une sorte de mafia locale.

Quoi qu’il en soit, cette victoire a été suivie d’un autre succès des troupes militaires camerounaises qui ont affronté un convoi de Boko Haram presque au même moment dans la nuit de samedi à dimanche et toujours dans le nord du pays. Le violent accrochage a fait subir au groupe terroriste son plus lourd bilan en territoire camerounais, avec plusieurs assaillants tués et un important stock de munitions détruit.

Le président Biya maintient ainsi son message qui consiste à réaffirmer « sa détermination à continuer à ne ménager aucun effort pour que le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de paix, de stabilité, de tolérance et de progrès ». Le chef de l’État camerounais a en effet, toujours fait de la préservation de la paix, son principal cheval de bataille pour que son pays demeure un îlot de paix et de stabilité où il fait bon vivre. Il a toujours mis un point d’honneur à éteindre tous les foyers de tension qui pourraient s’allumer entre les multiples groupes ethniques et religieux qui existent au Cameroun. Et comme le prouvent ces événements, Paul Biya ne néglige aucun détail lorsqu’il est question de la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger.

Malheureusement, la secte islamiste détient encore dix otages chinois enlevés dans leur campement dans la nuit du 16 au 17 mai dernier. Preuve que la guerre totale annoncée par Paul Biya contre Boko Haram ne fait que commencer et cela en dépit de ces victoires. Mais, rappelons que Boko Haram ne se contente plus de sévir qu’au Nigeria, il élargit son champ d’attaque dans toute cette région du continent africain (Nigeria, Niger, Tchad et donc Cameroun). Ainsi, ces événements auraient pu arriver n’importe où, aucun pays n’est à l’abri.

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