Terrorisme au Cameroun : Paul Biya veut en finir avec Boko Haram

Quelques jours après l’assaut meurtrier de membres présumés de Boko Haram dans la ville de Kolofata dans le nord-est du Cameroun (tout près de la frontière avec le Nigeria), le président Biya désire en finir définitivement avec la secte islamiste, notamment depuis la « déclaration de guerre » lancée récemment. Pour rappel, le 27 juillet dernier, un commando de plusieurs dizaines de combattants a mené un raid sanglant où une quinzaine de personnes, dont plusieurs militaires ont été tuées, et l’épouse de l’une des figures clés du régime, le vice-premier ministre Amadou Ali, a été enlevée.

Cette attaque est survenue au lendemain de la condamnation à des peines de prison ferme allant de 10 à 20 ans, par la justice militaire camerounaise, de quatorze activistes de Boko Haram capturés sur son territoire. C’est la première fois qu’une « audience publique » visant des membres de Boko Haram est organisée dans le pays. De nombreux membres du groupe armé nigérian ont ainsi été arrêtés ces dernières semaines dans l’Extrême-Nord du Cameroun où cette secte multiplie les attaques de gendarmerie, les enlèvements et les meurtres, défiant l’armée mobilisée pour la combattre. Cette condamnation traduit le changement d’attitude du régime de Paul Biya qui lors du sommet organisé à Paris en mai et consacré à la menace Boko Haram, après l’enlèvement des lycéennes de Chibok, avait déclaré : «Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram.» Joignant le geste à la parole, il a déployé dans la région des unités de son corps d’élite, le BIR (Bataillon d’intervention rapide) pour traquer ces terroristes à qui il a infligé des pertes non négligeables.

«Jusqu’ici, Boko Haram avait surtout utilisé le territoire camerounais comme base arrière ou avait enlevé des ressortissants étrangers, notamment la famille française Moulin-Fournier ou le prêtre Georges Vandenbeusch ou encore la religieuse canadienne Gilberte Bussières. Cette fois, le Cameroun est directement visé, il s’agit clairement d’un acte politique», relève Benjamin Augé, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) interrogé par le journal français Libération.

C’est pourquoi le président Biya a décidé de rendre coup pour coup afin d’éliminer ce groupe armé qui ne se contente plus d’être seulement, une « menace majeure » pour la frontière camerounaise ou pour la région. En effet, le Cameroun qui partage plus de 2 000 km de frontière avec le Nigeria et qui subit donc de plus en plus d’attaques ciblées de ces islamistes armés, a décidé de muscler sa contre-offensive en renforçant son dispositif de riposte contre la menace terroriste de Boko Haram par le déploiement d’importants renforts militaires dans l’extrême nord du pays.

Plus que jamais donc, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a mis un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger. Cela d’autant plus que le groupe terroriste s’est attaqué directement à un membre clé de son gouvernement. Le président Biya a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières avec ses voisins, son principal cheval de bataille.

 

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