Paul Biya plébiscité selon un sondage Gallup

« Qui sont les chefs d’État africains les plus populaires dans leur pays ? ». C’est la question que se pose Jeune Afrique dans un article publié cette semaine. La revue s’appuie sur un sondage réalisé en 2013 par le site gallup.com auprès d’échantillons de plus de 1 000 personnes dans 26 États du continent. Comme le souligne l’hebdomadaire panafricain, certains s’en sortent très bien, tandis que d’autres ont franchement du souci à se faire. Et Paul Biya fait partie de la première catégorie, à en croire les chiffres de ce sondage.

En effet, le président Biya caracole à la quatrième place du classement avec 70% d’opinions favorables, réalisant son meilleur score (72%) chez la tranche des 15-24 ans; à côté de ses homologues malien (Ibrahim Boubacar Keïta dont l’action à la tête de l’État est approuvée par 86% du peuple), botswanais et kényan (Ian Khama et Uhuru Kenyatta seraient plébiscités par, respectivement, 81 et 78% de leurs administrés). En revanche, d’autres chefs d’État tels que Alpha Condé en Guinée qui passe sous la barre des 50% (49%) ou Idriss Déby bloqué à 44%, juste devant Goodluck Jonathan (43%), sans doute sanctionné pour la situation sécuritaire catastrophique du Nigeria, s’en sortent beaucoup moins bien. Joseph Kabila, le président congolais, se retrouve dernier de ce classement et loin derrière avec 24%.

Le succès de Paul Biya auprès des Camerounais s’explique simplement par sa politique, notamment certaines mesures concrètes qui justifient ainsi cette confiance sans cesse renouvelée envers lui. D’abord, avec la corruption, le président Biya a prouvé à ses compatriotes qu’il était plus déterminé à éradiquer ce fléau qui empoisonne la société camerounaise, quitte à lâcher d’anciens proches collaborateurs et pontes du pouvoir. Ainsi, au cours des dernières années, il n’a cessé d’intensifier son combat contre la corruption jusqu’à « la réduire à sa plus simple expression », selon ses propres termes, notamment en équipant le pays, sur le plan institutionnel avec la création d’organes spécialisés comme la Conac et le corps spécialisé d’officiers de police judiciaire.

Ensuite, son travail au niveau de la sécurité nationale, a été salué à l’intérieur comme à l’extérieur du pays avec le succès des opérations pour récupérer la famille française Moulin-Fournier et le Père Georges Vandenbeusch ainsi que le religieuse canadienne, tous enlevés par la secte islamiste Boko Haram. Ces otages ont tous été libérés après des mois de captivité grâce aux efforts fournis par Paul Biya, même s’il s’est montré très modeste à ce propos en affirmant que c’était le résultat d’une excellente collaboration entre le Cameroun, le Nigeria et la France. Le chef de l’État camerounais est toujours resté constant dans sa manière de gérer cette situation d’insécurité qui menace directement encore aujourd’hui, son pays et ses voisins.

De même, en matière de politique économique, le chef de l’État camerounais ne ménage pas ses efforts pour assurer la sécurité de son pays. Au niveau de l’emploi par exemple et l’emploi des jeunes en particulier, une étude de l’Institut National de la Statistique (INS) en 2010, jugeait la situation critique (environ 550 000 chômeurs). En effet, les jeunes sont les plus touchés, notamment ceux de la tranche 20-30 ans ainsi que les femmes (65,5%) dans les grands centres urbains. Malgré leurs diplômes d’enseignement supérieur, nombreux sont ceux qui sont sans emploi. Cette situation représentant une véritable menace pour la société camerounaise tout entière, le président Biya en a fait l’une de ses principales préoccupations et priorités en lançant un certain nombre d’initiatives qui semblent aujourd’hui porter leurs fruits. Ainsi, comme il l’a souligné dans son discours à l’occasion de fête de la jeunesse l’année dernière : « Pour 2013, les prévisions de création d’emplois étaient de l’ordre de 200 000. Les créations effectives ont été supérieures de 12% environ et ont atteint un chiffre proche de 225 000. Les entreprises privées des différents secteurs d’activité, à elles seules, ont créé 165 000 emplois. Pour sa part, l’Administration, à travers ses divers démembrements, en a créé 60.000 ».

Enfin, outre l’emploi, le président Biya a également beaucoup travaillé pour amener les investisseurs étrangers au Cameroun. Ainsi, à chaque fois qu’il est en déplacement, Paul Biya qui, au moment de sa réélection, avait annoncé que son nouveau mandat sera celui des Grandes Réalisations, prend toujours le temps de rencontrer d’éventuels investisseurs étrangers car il est bien conscient que la réalisation de ce projet dépend en partie de ces derniers. Et ses efforts portent ses fruits puisque le pays a vu affluer ces deux dernières années, de nombreux investissements étrangers. Grâce à sa politique incitative, le Cameroun devient donc de plus en plus attractif aux yeux d’investisseurs étrangers qui s’y précipitent en masse pour y investir dans des domaines très diversifiés.

7 réflexions au sujet de « Paul Biya plébiscité selon un sondage Gallup »

  1. L’expertise acquise par le Chef de l’état camerounais pendant 32 ans lui ont permis d »accéder à une plus grande connaissance de dossiers de son Pays. Par ailleurs, son adaptation à la mutation à ce monde moderne par une grande ouverture de son régime à la démocratie, prenant ainsi de court l’opposition et une grande partie de la société civile qui n’ont plus, à vrai dire, aucun grief sérieux contre lui. Enfin, si l’élection présidentielle survenait aujourd’hui, Paul BIYA la gagnerait à plus de 80% de suffrages en sa faveur. On peut donc affirmer, sans forcément être de son parti le Rdpc qu’il est le meilleur homme politique actuel du Cameroun.

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