Paul Biya menacé par le chef de Boko Haram aux abois

Au vu des dernières nouvelles, il paraît évident que la politique de répression du président Paul Biya contre Boko Haram porte ses fruits. Ainsi, se sentant acculé, le chef de la secte islamique Aboubakar Shekau en vient à menacer directement le président camerounais et l’armée du pays comme on a pu le constater dans une vidéo de dix-sept minutes postée sur Youtube le 5 janvier dernier. « Tes soldats ne peuvent rien contre nous, ils valent rien. Si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir le même sort que le Nigeria  », menace-t-il appelant Paul Biya à se repentir, « sinon tu vas voir ce qui va se passer par Allah ».

Ces menaces de Shekau font suite aux dernières interventions militaires camerounaises. «Nous avons, comme vous le savez, renforcé nos forces de défense, dans la région concernée, par des mesures pour protéger notre population contre les attaques récurrentes des terroristes et préserver notre intégrité territoriale. Comme beaucoup d’autres pays, confrontés de par le monde à cette menace, nous avons pris des dispositions d’ordre législatif et réglementaire pour prévenir et éradiquer le terrorisme. C’est le sens de la loi que vient d’adopter le Parlement. », a ainsi souligné le président Biya lors de la cérémonie de présentation des vœux 2015 au Corps Diplomatique.

Mais malgré un dispositif de riposte et de prévention qui a fait ses preuves, la menace reste très vivace dans cette région de l’extrême nord du Cameroun. Pour preuve, ce lundi 12 janvier, le groupe islamiste nigérian a attaqué selon l’Agence Française de Presse, une base militaire de la ville de Kolofata qui a déjà été plusieurs fois la cible de Boko Haram. Cette attaque a été « repoussée » par l’armée camerounaise, peut-on également lire dans l’article de l’AFP.

Pour autant, Paul Biya a insisté sur le caractère global de la menace dont son pays fait l’objet. C’est pourquoi : « À menace globale, riposte globale ». Du moins, « Telle devrait être la réponse de la communauté internationale et notamment de l’Union Africaine et de nos organisations régionales », a-t-il tenu à souligner avant d’ajouter : « Nous ne devons pas nous bercer d’illusions. Bien qu’affaibli par les pertes qui lui ont été infligées, notre adversaire n’en reste pas moins capable de revenir à la charge ».

Le président Biya avait également appelé dans son message à la Nation le 31 décembre dernier, le peuple camerounais à « se mobiliser derrière son armée » car selon lui, la sécurité est une affaire de tous.

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