Le message à la Nation de Paul Biya : la sécurité et la paix avant tout

Une semaine après l’arrivée au Cameroun d’un important contingent de militaires tchadiens déployés le long de la frontière nigériane pour aider à repousser les violentes incursions de Boko Haram, Paul Biya est plus que jamais décidé à éradiquer cette menace islamiste. Devenu un personnage emblématique sur la question de la sécurité en Afrique, le président camerounais qui avait demandé l’aide de la communauté internationale, semble ainsi avoir été entendu puisque le président ghanéen John Mahama a également annoncé que les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest demanderaient à l’Union africaine l’autorisation de créer une force multinationale pour combattre Boko Haram. Le chef de l’État camerounais est donc soutenu dans sa guerre acharnée contre la secte islamiste, par toute la communauté internationale qui connaît très bien les conséquences de ce « péril » sur la stabilité des états et qui apprécient amplement les différentes mesures prises par le Cameroun.

En attendant, le combat continue pour Paul Biya qui a annoncé dans son message à la Nation le 31 décembre dernier : « nous avons été amenés à accorder la priorité à la défense du territoire national. Car il n’y a pas de paix sans sécurité, pas de développement sans paix ». Déterminé à mener jusqu’au bout les combats engagés contre le péril sécuritaire, il a mis en place un dispositif de riposte et de prévention si efficace qu’à « chacune de ses tentatives, Boko Haram essuie désormais de lourdes pertes en vies humaines et en matériels.». Le président Biya qui s’est ainsi présenté par son propos ferme et offensif comme un véritable chef de guerre, a déclaré à ses compatriotes : « Boko Haram ne dépassera pas le Cameroun ».

C’est donc un leader fier et satisfait des options prises et surtout des résultats engrangés par « les forces armées dont la vaillance s’est illustrée lors des récents combats », qui s’est présenté devant les Camerounais le 31 décembre dernier en proclamant : « Encouragés par leur emprise sur le nord-est du Nigeria, ces soi-disant « djihadistes » ont lancé contre la région de l’Extrême-Nord de notre pays des opérations de plus grande envergure… Cela ne pouvait pas être toléré.»

En revenant sur cette question de la paix et de la sécurité dans son message à la Nation, Paul Biya rappelle ainsi à ses compatriotes l’importance et l’existence de cette guerre qui secoue une région du pays, avec les implications et conséquences que l’on sait en termes de mobilisations de ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour préserver l’intégrité de l’ensemble du territoire camerounais. Le chef de l’État a également annoncé travailler sur la préventionà travers la mise en place d’un cadre législatif dont l’objectif est de juguler le mal à la racine. D’où la loi portant répression du terrorisme votée par l’Assemblée nationale et qui se situe dans la mouvance des dispositions de prévention prises ailleurs en Occident suivant les recommandations des institutions et organisations internationales.

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