Diaspora camerounaise sur la question de Boko Haram : entre amnésie et mauvaise foi

Encore une fois, une partie de la diaspora camerounaise s’est lancée dans une campagne de dénigrement contre Paul Biya et sa politique sécuritaire, en particulier son combat contre la secte islamique Boko Haram. Comme d’habitude, c’est sur Internet que ces quidams qui s’improvisent ou s’autoproclament journalistes et que les Camerounais de l’étranger connaissent bien, s’adonnent à leur jeu préféré qui consiste à critiquer ou donner des leçons de gouvernance à un président de la République, sans même avoir une réelle expérience de la gestion et de la gouvernance politique. Dernier exemple en date : le prétendu silence du président Biya devant les actes terroristes de Boko Haram.

« Entre ses silences répétés, ses erreurs de langage et son indifférence vis-à-vis des rencontres stratégiques pour lutter contre Boko Haram, l’attitude de Paul Biya dans la gestion du dossier de la secte islamiste laisse perplexe. Il se pose désormais la question de sa capacité à continuer à diriger un État désormais en guerre »,peut-on lire sur un des nombreux sites consacrés à la diaspora camerounaise.

« Un dirigeant normal aurait tout de suite condamné fermement ce carnage. Il aurait adressé ses condoléances aux familles des victimes. Il aurait réuni son gouvernement pour élaborer la riposte. […] Paul Biya était en devoir de s’exprimer pour consoler les victimes et rassurer la nation. […] Curieusement, ces questions ne semblent pas préoccuper outre mesure Paul Biya, qui semble vivre le conflit avec détachement, comme si les choses se passaient loin, dans un autre pays et qu’il n’en recevrait que de lointains échos. ». […] Il montre, dans les faits, un dédain curieux à toutes les initiatives de ses pairs africains, soucieux d’apporter une réponse mutuelle aux assauts des islamistes », poursuit le texte.

Comme d’habitude, ces gens en mal de visibilité et de sensationnalisme, se lancent dans des diatribes complètement hallucinantes en faisant preuve d’amnésie et de mauvaise foi. Doit-on rappeler que depuis le début, le président Biya est au centre de toutes les actions militaires et diplomatiques pour lutter contre la menace terroriste dans son pays? Il est vrai que contrairement à d’autres, il n’a pas choisi la manière ostentatoire préférant la discrétion, une méthode souvent plus efficace et qui a déjà fait ses preuves. Nul besoin d’aller parader dans la rue comme certains le lui reprochent (« Paul Biya aurait dû se retrouver à l’Extrême-Nord, au front contre Boko Haram»), pour montrer son engagement dans ce combat. Il l’a d’ailleurs prouvé avec le différend qui, dans les années 90, l’a opposé au Nigéria à propos de la presqu’île de Bakassi. Cette dernière a en effet fait l’objet, pendant plus d’une décennie, d’un sérieux contentieux entre le Cameroun et son voisin nigérian. En gérant ce conflit avec patience et habileté, le président Biya et la diplomatie camerounaise ont non seulement défendu les intérêts de leur pays mais ont également œuvré pour la paix dans cette partie de l’Afrique déjà fragilisée par des conflits armés en évitant de faire durer indéfiniment ce contentieux et provoquer les pires violences.

Quoi qu’il en soit, inlassables, ces gens qui ont ainsi engagé cette insidieuse campagne de dénigrement en accusant le président Biya de ne s’être pas rendu sur le terrain des affrontements, sont les mêmes qui crieraient à l’opportunisme ou à la récupération politique si jamais il s’était rendu dans l’Extrême-Nord.

Ces détracteurs parlent également de « son indifférence vis-à-vis des rencontres stratégiques pour lutter contre Boko Haram ». Le 17 mai 2014, au sortir du sommet de Paris sur la sécurité au Nigeria, n’était-ce pas Paul Biya qui est monté au front en déclarant : « Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité et notre détermination à lutter vigoureusement contre Boko Haram. […] Le problème Boko Haram a donc cessé d’être uniquement un problème nigérian, il est devenu un problème régional, sinon continental. Nous sommes ici pour déclarer la guerre au Boko Haram. On va le poursuivre et on vaincra cette chose terroriste parce que les inconvénients sont nombreux. C’est un groupe qui éloigne les missionnaires, les entrepreneurs, les investisseurs ; appauvrit le pays et veut faire revenir les populations du Nigeria au Moyen-âge. On ne peut pas accepter cela.»

Depuis le chef d’État, n’a cessé d’interpeller les organisations sous-régionales, l’Union africaine et d’autres puissances occidentales pour l’aider dans sa lutte contre la secte islamique. Une lutte qui a d’ores et déjà montré des résultats probants sur le terrain même si le combat continue. Et le dernier Sommet extraordinaire du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) organisé le 16 février dernier à Yaoundé constitue un tourant majeur et une autre victoire de taille pour le président Biya car l’Afrique centrale a pris conscience du danger que représente Boko Haram et a décidé d’exprimer de manière collective et coordonnée sa solidarité au Cameroun et au Tchad.

Une réflexion au sujet de « Diaspora camerounaise sur la question de Boko Haram : entre amnésie et mauvaise foi »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

neuf + six =