Cameroun : spéculations sur les raisons de l’arrivée des soldats américains

Depuis toujours, le chef d’État camerounais, Paul Biya, fait l’objet d’affabulations, de spéculations de toutes sortes, notamment sur internet de la part de certains membres de la diaspora. Il y a toujours des personnes dont les propos sont souvent relayés par la presse en ligne, les blogues ou les réseaux sociaux, qui prétendent savoir ce qui se passe autour de lui, voire dans sa tête, jusqu’à ce que la réalité vienne prouver le contraire. Dernier exemple en date, l’annonce des autorités américaines, confirmée par la Présidence camerounaise, de l’arrivée de soldats américains pour aider le Cameroun à lutter contre le groupe terroriste Boko Haram. Ainsi, un de ces « médias » en ligne, soutient que « les raisons pour lesquelles Paul Biya a accepté l’aide américaine vont au-delà de la guerre contre Boko Haram ».

Comprenez : « L’élection présidentielle de 2018 est l’une des raisons pour lesquelles le Président de la République, Paul Biya a autorisé la présence des soldats américains sur le sol camerounais. Il sait que même s’il prépare sa mise en orbite pour 2018, cela aura du mal à passer sur le plan international, où on aura de cesse de rappeler son âge avancé, ses années de pouvoir et son bilan catastrophique à la tête de l’État camerounais. […]Désirant plus que tout s’éterniser à Etoudi et sachant qu’il lui fallait absolument un allié de poids, Paul Biya n’a pas eu de choix que de céder à l’un des deux géants […] Ainsi, mal aimé de la France, le Président de la République a compris qu’il est mieux pour lui d’avoir un allié de poids comme les USA, quitte à leur concéder une base militaire et des gisements de minerais […] L’Amérique était prête à tout pour cette base militaire, même à prendre Biya sous son aile».

Que dire ici, à part que l’on est plus qu’habitué à ce type allégations, affabulations, de scénarios dignes des productions hollywoodiennes. Une fois de plus, ces affirmations ne sont que de la pure spéculation, sans aucun fondement, personne n’étant dans le secret des dieux. Est-il même utile de le préciser? Rappelons ainsi que la détermination du président Biya à mettre fin aux activités de la secte terroriste n’est plus à prouver. « Un nuage sombre plane au-dessus de nos pays. Un même danger nous menace et risque d’ébranler les fondements de nos Nations. Ce danger a pour nom, Boko Haram […] Nous ne pouvons pas laisser cette gangrène prospérer. Nous devons mutualiser nos moyens, conjuguer nos forces, partager nos expériences »: ainsi parlait-il lors du toast prononcé à l’occasion du dîner d’État offert en l’honneur de son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, le 29 juillet dernier à Yaoundé. Un dîner au cours duquel il a donc réaffirmé « l’engagement total, constant et sans faille du Cameroun » avant de conclure : « Notre intransigeance n’a d’égale que notre détermination à faire vivre nos populations dans la quiétude et la paix qu’elles ont toujours connues jusqu’à des temps récents ».

C’est malheureux de constater qu’encore une fois, une partie de la diaspora camerounaise s’est lancée dans une campagne de dénigrement contre Paul Biya et sa politique sécuritaire, en particulier son combat contre la secte islamique Boko Haram. Doit-on rappeler que depuis le début, le président Biya est au centre de toutes les actions militaires et diplomatiques pour lutter contre la menace terroriste dans son pays et dans la région? Le 17 mai 2014, au sortir du sommet de Paris sur la sécurité au Nigeria, n’était-ce pas Paul Biya qui est monté au front en déclarant :

« Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité et notre détermination à lutter vigoureusement contre Boko Haram. […] Le problème Boko Haram a donc cessé d’être uniquement un problème nigérian, il est devenu un problème régional, sinon continental. Nous sommes ici pour déclarer la guerre au Boko Haram. On va le poursuivre et on vaincra cette chose terroriste parce que les inconvénients sont nombreux. C’est un groupe qui éloigne les missionnaires, les entrepreneurs, les investisseurs ; appauvrit le pays et veut faire revenir les populations du Nigeria au Moyen-âge. On ne peut pas accepter cela ». Depuis, le chef d’État n’a cessé d’interpeller les organisations sous-régionales, l’Union africaine et d’autres puissances occidentales pour l’aider dans sa lutte contre la secte islamique. Une lutte qui a d’ores et déjà montré des résultats probants sur le terrain même si le combat continue, avec l’arrivée des troupes américaines entre autres.

Heureusement, ces détracteurs toujours à l’affût de la moindre histoire pour discréditer le président Biya, ne réussissent que très peu à susciter l’intérêt du public camerounais. Comme d’habitude, ces rumeurs vont très vite se dégonfler comme un ballon de baudruche.

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